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29 août 2022 1 29 /08 /août /2022 08:39

Pascal Levaillant présente la fiche n°6 : la rhubarbe

Fiche réalisée par Pascal Levaillant, artiste botaniste, membre de FVMF depuis 2020. -Références  littéraires, iconographiques de  Jean-Denis et Geneviève ; Michel Chauvet ; - septembre 2022

Introduction

La rhubarbe a dû être cultivée dans ce jardin nourricier antérieurement à l’acquisition du manoir du Fay par la Ville d’Yvetot en 1988.

Au début du 20e siècle, M. Maignan qui a résidé au manoir de 1933 à 1945 confirme que le  jardin nourricier était implanté à cette époque entre l’actuel cerisier qui a remplacé un vieux prunier et l’angle du mur ouest du jardin clos.

L’association A.N.E.T.H. a entretenu ce jardin clos de 1994 à la fin des années 2000.  1994 est la date à laquelle la Ville d’Yvetot a confié la gestion du jardin clos du manoir du Fay avant de la confier par la suite à l’association Faire Vivre le Manoir du Fay au début des années 2010 : (2014).

Le potager en arrière fond devant le mur de bauge

©Pascal Levaillant 2021

Le jardin clos du manoir du Fay (contexte)

Comme de coutume, le jardin clos du Manoir du Fay a été très certainement un jardin potager et nourricier, depuis le début du 17e siècle, comme pour la plupart des petits manoirs décrits par Xavier Pagazini[1] c’est-à-dire un des espaces clos réservés au seigneur, comme le figure plus tard le terrier de 1780 de la Seigneurie de Baons-le-Comte.

 

LE MANOIR DU  FAY extrait du plan terrier de Baons le Comte 1780 FRAD076_12Fi_00

Depuis 2014, Jean-Denis et Geneviève entretiennent le jardin clos et ses parcelles cultivées : légumes, fleurs et rosiers.

Ils achètent les graines et les plants à repiquer qu'ils préparent dans des godets dans leur propre serre dans un petit village du pays de Caux.

Pour les premiers plants au jardin, ils repiquent les échalotes fin février, les pommes de terre vers la fin avril, les haricots en mai puis les betteraves, les blettes. En juin ils sèment les carottes nantaises, les poireaux d'été, les salades feuille de chêne et laitue, les radis fakir. En juillet c'est la période des courges, des potirons, des concombres, des courgettes et la rhubarbe.

Pour les fruits rouges ils procèdent à la cueillette des framboises, des cassis et des groseilles. Tous les ans c'est la récolte des cerises.

Pour les aromatiques ils les entretiennent là où ils se trouvaient par le passé comme également pour l'oseille qu'ils n'ont pas introduite.

Le pied de rhubarbe au jardin clos du manoir du Fay

Le pied de rhubarbe au jardin clos du manoir du Fay

Michel Chauvet[1] décrit ainsi la rhubarbe

en fr. rhubarbe ; ang.rhubarb ; pie-plant (Etats Unis) ; all. rhabarber ; néerl. rabarber ; esp. ruibarbo ; port. ruibarbo ; it. rabarbaro.

Biologie

Plante perenne, robuste, atteignant 1,50 m de haut, munie d'un rhizome épais et de racines charnues, et s'élargissant en touffe.

Variétés

Les cultivars modernes modernes de rhubarbe alimentaire sont des hybrides complexes impliquant R. rhaponticum et R. palmatum. "Victoria" a été l'un des plus cultivés en Europe de l'Ouest. Les premiers cultivars avaient des pétioles verts, mais on préfère maintenant ceux qui présentent une belle couleur rouge. [...].

Histoire

[...] Elle pousse dans les régions au-delà du Bosphore, d'où on la rapporte. Pline confirme que "le rhecoma est apporté dans les régions au-delà du Pont" et s'étend longuement sur ses usages médicinaux. On peut ainsi situer l'arrivée de la rhubarbe au début de notre ère dans le bassin méditerranéen. En latin, elle allait prendre les noms de reubarbarum, reobarbarum, reum ponticum, rhaponticum, raponticum. [...] Ce n'est qu'après l'Hégire que l'on voit apparaître la rhubarbe de Chine dans le commerce. Vers 970, le Persan Abü Mansûr distingue ainsi deux rhubarbes, le riwand-i-sini (de Chine) et le riwand de Khorasan.[...]

A la fin du 13e siècle, Marco Polo rapporte que " Par toutes les montagnes de ces pays [de Tangout] on trouve de la reobarbe en grande abondance ; c'est là que les marchands l'achètent pour la porter à travers le monde." Mais pendant tout le Moyen Âge, les apothicaires méditerranéens ne connaissaient que les produits du commerce, les rhizomes coupés et séchés. Les plantes elles-mêmes n'ont été introduites en Europe que vers le 18e siècle, et leur classification est restée longtemps confuse. Boerhaave serait le premier européen à avoir obtenu des graines en 1732, qui donnèrent deux types de rhubarbe identifiés comme R. palmatum et R. rhaponticum. Vers 1777, Hayward, un pharmacien de Banbury (Oxfordshire, en Grande-Bretagne) commença des cultures commerciales pour la production de rhizomes. Ce n'est qu'en 1810 que les premiers apports de pétioles alimentaires sur le marché de Borough sont attestés. En tant que légume, la rhubarbe n'est devenue un article du commerce européen qu'au début du 19e siècle. Elle est restée surtout une spécialité anglaise, puis nord-américaine.

La cuisine française l'a adoptée vers 1880. [...]

Usages

la partie comestible est constituée par las pétioles charnus. Leur goût acide est dû a des acides malique, oxalique et citrique. Ils ne peuvent se consommer que cuits avec du sucre.

On les utilise surtout en confiture et sur des tartes, ce qui fait que la rhubarbe fait partie des rares légumes que le législateur a distingués comme étant officiellement des fruits. Son goût est souvent réhaussé d'un peu de gingembre ou d'orange amère. [...]

Economie

Les pétioles frais de rhubarbe font partie de l'assortiment classique des marchés. En Europe, la production est concentrée au Royaume-Uni (45000 t dans les années 1960, ,30000 t dans les années 1980), en Allemagne et aux Pays-Bas (7000 t chacun). Les Etats-Unis en produisent environ 10 000 t.

Références : Grieve, 1973 ; Laufer, 1979 ; PROSEA 8, 1993.

 

[1] in : Michel Chauvet auteur de l'encyclopédie des Plantes alimentaires, Belin Editeur, 2018, 567-569.

 

 

 

 

 Le questionnaire Proustien de Levaillant à lui-même.

 

  • Quel rôle joue la rhubarbe au jardin clos ?

 

 "elle semble demeurer immuablement dans son carré"

 

      -    Quel usage en avez-vous personnellement ?

 

 "Personnellement je la consomme en compote, tarte et pour ses racines je les utilisent pour la teinture naturelle"

 

      - Dans quel plat le préférez-vous ?

 "en compote" 

 

      - Est-il présent dans votre propre jardin ?

"non, à cause du manque de place"

 

      - En cuisine quelle sensation éveille-t-il en vous ?

 "une douce acidité acidulée"


       -   Quel est votre conseil en qualité de jardiniers ?

 "C'est une plante alimentaire presque ornementale"


     -  Quel est votre plante alimentaire préférée au jardin ?

"en ce moment le tournesol"

 

Boite de Pétri de tiges de rhubarbe déshydratées © Pascal Levaillant 2019

Herbier contemporain des plantes alimentaires

Voltaire

Hippocrate, Boerhaave, Chirac et Senac n'auraient jamais certainement deviné, en voyant l'arbre du quinquina, qu'il doit guérir la fièvre, ni en voyant la rhubarbe, qu'elle doit purger. [ Voltaire, Facéties, Diatr. doct. Akakia.]

Raynal (Guillaume-Thomas Raynal) : L'abbé Guillaume-Thomas Raynal, né à Lapanouse en Aveyron le 12 avril 1713 et mort à Chaillot le 6 mars 1796 , est un historien, écrivain, penseur et prêtre ...)

"La société formée à Londres pour l'encouragement des arts et du commerce distribua en 1774 des médailles à deux cultivateurs anglais qui avaient recueilli de la rhubarbe d'une qualité supérieure "   RAYNAL    ib. V, 30    rhubarbe

sources : in : http://littre.reverso.net/dictionnaire francais/citation/il_établit_dans_ses_terres_la_culture_de_la/156406 ; in : https://fr.wikipedia.org › wiki › Guillaume-Thomas_Ra... Raynal sur fr.wikipedia.org

 

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11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 09:45
Pascal Levaillant à la 1e triennale de la mosaïque - Couvin 2022 -  Belgique - du 12 août 2022 au 16 septembre 2022

1e triennale de la mosaïque – Couvin 2022 – 12 août 2022 au 16 septembre 2022

Le Centre Culturel de Couvin organise en partenariat avec le CEC le Kraak et l’administration communale de la ville de Couvin la première triennale de mosaïque, du 12 août 2022 au 16 septembre 2022. La triennale est ouverte aux mosaïstes professionnels, amateurs, associations.

Près de 80 artistes y participent. 

Couvin est une jolie bourgade au bord. La commune est traversée par 2 cours d'eau principaux : l'Eau Noire et l'Eau Blanche

"Channel" n° 13 – Colonne de la Barre-y-Va – mosaïque et assemblage mixte - © Pascal Levaillant

 

La série « Channel » commencée au milieu des années 2010 est constituée actuellement de près de soixante-dix opus mosaïque-assemblage dont les matières proviennent des ressources naturelles du littoral, des laisses de fleuve et de mer, de bois de barque, de bois flotté de palette, de bois des forêts et des chemins, de bois flotté de la plage, et des nombreux rebuts et déchets que l’on trouve en pleine nature, en bord de Seine ou au bord du littoral français.

 

Ce "Channel" n°13 m'a été inspiré notamment par mes collectages sur la plage de Villequier, à Rives-en-Seine.

 

Le titre "Channel" rend hommage à Victor Hugo et à la perte de sa fille Léopoldine - Léopoldine Hugo décède à 19 ans noyée avec son époux Charles Vacquerie lors d'une virée sur la Seine non loin du lieudit la Barre-y-Va, et à Maurice Leblanc auteur de la célèbre série des « Arsène Lupin » dont un des titres de ses romans a pris le nom de « La Barre-Y-Va ».

 

Cette série a aussi un parfum d'aventure et de chasse aux trésors sur les terres du pays de Caux.

 

Ce carré n° 13 est constitué de bois flotté, de cuir avec ses noirs et ses gris, de galets de polystyrène, de rondelles de flotteurs, de bouchons de liège, petits galets de brique rouge, de galets de craie blanche...

L'encadrement est réalisé également en bois flotté.

La Barre-y-Va possède une magnifique demeure, deux chapelles ainsi qu'un ancien habitat troglodytique.

 

 

Ma direction affichée est de promouvoir l’art de la nature, avec la nature tout en respectant l’environnement dont je prélève les matières issues du règne minéral, végétal et peu ou prou animal.

Créer avec et au sein du règne végétal, minéral et animal est une expérience, qui me permet de continuer d’entretenir un rapport intime avec la nature et dans la nature.

La nature est la plus belle des palettes pour le plasticien.

Ainsi sélectionnés ils deviennent motifs.

Le végétal et le minéral offrent une diversité, une mosaïque de couleurs sans limite à l’égal de l’infinie richesse des tonalités trouvées dans la nature à l’état naturel au gré des balades, des collectages, des collections de feuilles, feuillages, bois, roches, galets, graviers, coquillages, minéraux ou manufacturé : rebut, déchet que la mer et les eaux rejettent et repoussent sur les plages du fleuve ou du littoral : textiles, matières, fibres, plastiques, cordages, flotteurs…

 

Mon langage poétique et plasticien s'exprime avec la nature et par la nature que je passe au crible, une vraie seconde nature par laquelle j'assouvis mon activité de cueilleur, glaneur.

 

Ma démarche est une forme de passerelle entre l'art d'aujourd'hui et des formes plus anciennes comme l'art des peuples arctiques (peuple du Dorset notamment) et celle plus contemporaine tel le dadaïsme dont Apollinaire en 1913 a jeté les prémices par son manifeste : "On peut peindre avec ce qu'on voudra, avec des pipes, des timbres-poste, des cartes postales ou à jouer, des candélabres, morceaux de toile cirée, du papier peint, des journaux". (Picasso - Braque...)

Le dadaïste Kurt Schwitters proposera ainsi de "dé formuler" les débris, de redonner à ce qui a été mis en pièces une dignité nouvelle, de permettre à ces "restes d'accéder au "ciel des ordures". Jean Arp qui lui était contemporain et proche adoptera une démarche voisine avec sa trousse d'un Da (1920), bois flotté cloué sur bois.

Un peu plus tard Louise Nevelson contribua à l'émergence de l'assemblage avec des matériaux naturels ou détournés puisés dans l'environnement immédiat.

Pour moi, l'assemblage, tout comme la mosaïque est un procédé permettant de créer des représentations concrètes ou abstraites d'où surgissent image et motif.

La ville de Couvin a crée une signalétique au sol avec des carrés de mosaïque

 

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18 juillet 2022 1 18 /07 /juillet /2022 12:13

Mes cairns en Alsace

 

Quelques repères  à propos des cairns, de ma pratique du cairn depuis 1968 en Savoie

 et ce qu'en disent les auteurs : 

"À chaque bond, on pouvait distinguer quelque part en avant signe généralement deux pierres plates l'une sur l'autre , au sommet d'un rocher, et une pierre ronde par-dessus à titre décoratif." Kerouac, Les clochards célestes, 1963, Folio, Gallimard, p.104

"Tu ne vois pas un petit tas de pierres sur ce rocher, près du pin? C'est un repère construit par d'autres alpinistes qui sont passés par ici. Peut-être même l'un de ceux que j'ai placés en 1954, mais je n'en jurerais pas. Il nous faudra progresser de rocher en rocher maintenant, en guettant attentivement ces repères qui nous indiquent la bonne voie." Kerouac, Les clochards célestes, 1963, Folio, Gallimard, p.100

"Le jour paraît à peine; de pierre en pierre on saute le ruisseau et on commence à gravir les pentes du ravin qui nous conduit au col de Llo ou des Fenestrelles. Bientôt, on herborise, et comme voilà, là-haut, le col, avec sa petite pyramide de pierre, je laisse monter ceux qui préfèrent marcher lentement que d'avoir à s'arrêter."

Charles Flahault, Herborisations en zigzag, journal d'un botaniste, Région méditerranéenne (1887-1896), Perpignan, le 21 juillet 1893, p.118

« L’architecture du cairn est élémentaire, si élémentaire qu’elle peut-être la toute première dans l’histoire de l’humanité qui ait été pensée et réalisée […] il suffit de se rappeler que la construction en pierre sèche s’oppose à la pérennité propre à la pierre » Autour du cairn, Chollier, 2010, p.20

Première journée dans les Vosges du nord, circuit rando  de la tour de Wasenkoepfel - 526 m - , du Reisberg - 481 m - et du château de Wasenbourg

 

 

 

 

 

 

 

 

le  cairn du celte, gardien des ruines du camp celtique

 

Deuxième journée dans les Vosges du nord, circuit rando  de la tour du Grand Winstersberg - 581 m - , du Ziegenberg - 481 m -  près du camp celtique (ruines)

 

Troisième journée dans les Vosges du nord, étang de Hanau.

Le cairn de Hanau

Troisième journée dans les Vosges du nord, circuit rando  du Michelskopf - 323 m  - , et du Falkenberg - 444 m - 

Le cairn du raisin d'Amérique au Michelskopf -juillet 2022

 

7 mars 2018  Le cairn: une construction vernaculaire universelle Remerciements à Alexandre ... Berville-sur-Seine - Pascal et Siméon Levaillant 2013-2016 .
3 mai 2015  Invitation au voyage et à la mosaïque verticale © Pascal Levaillant C.A.I.R.N [Mosaïque verticale] Land Art "Le C.A.I.R.N. est une ...
12 août 2014  CAIRN(s) en Bretagne: Finistère nord et sud en séjour en Bretagne aux Pays Bigouden, Cornouaille et du Leon entre Lesconil et Plougerneau ...
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3 juillet 2022 7 03 /07 /juillet /2022 17:25

Pascal et Roselyne  vous accueillent le samedi 2 juillet, le dimanche 3 juillet, le mercredi 6 juillet et le samedi 9 et 10 juillet 2022.

De 14h00 à 17h00 à la maison du Parc, coté boutique et restaurant.

 

Samedi 2 juillet 2022

 

Nous avons rechargé les fil des feuilles des 3 tourets

Nous présenté notre collection d'été avec 156 pièces botaniques présentées dans les boites de Pétri et Roselyne a présenté ses premières " fleurs imaginaires"

 

en extérieur nous avons disposé les tamis aux ressources estivales  dont celles provenant de parc naturel des Bruyères.

Dans les boites de Pétri, en intérieur nous avons inclus des ressources végétales provenant de la ferme pédagogique cultivées par "le champs des possibles" 

 

voici l'aperçu du premier we positionné sur les quatre saisons  du parc.

Les tourets au complet, rechargés pour l'été

 

L'installation du samedi sans les fleurs imaginaires de Roselyne

Quelques visiteuses et en action pour l'œuvre collaborative

 

Le dimanche 3 juillet 

l'herbier avec les "fleurs imaginaires" de Roselyne

Première sortie d'atelier des "fleurs imaginaires" de Roselyne

 

 

 

crédits photos Pascal et Roselyne - juillet 2022

Mercredi 6 juillet 2022

 

Les tourets sont rechargés à minima

Installation jardin nomades

 

Ateliers 

intergénérationnels et de centre de loisirs

Prochain rendez-vous le week-end suivant

Un samedi au Parc Naturel Urbain des Bruyères

 

 

 

 

Dimanche  10 juillet 2022

 

Un dimanche au Parc Naturel Urbain des Bruyères

Roselyne Corblin commente l'herbier contemporain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 juin 2022 7 26 /06 /juin /2022 20:49

Pascal Levaillant et Roselyne Corblin artistes-botanistes dans les pas de J.-F. Millet.

Exposition et médiation autour de leur herbier contemporain et de leur jardin nomade

à la maison natale de J.F. Millet à Gréville Hague de juin à octobre 2022

Pascal et Roselyne vous donnent rendez-vous :

dimanche 26 juin,

dimanche 24 juillet ,

dimanche 28 août,

dimanche 25 septembre,

dimanche 23 octobre 2022

de 14h30 à 17h30

 

Herboriser sur les pas de Millet

Avec Pascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien et Roselyne Corblin, artiste-botaniste, participez à la création d’un herbier contemporain. 

 

C’est au gré de cueillettes et autres grappillages de ressources végétales que vous marcherez sur les sentiers qui font le tour du Castel Vendon, dans les pas de J.-F. Millet.

Démarche artistique et botanique avec exposition et médiation.

Dimanche 26 juin 2022

La première rencontre avec le public nous a permis de présenter notre démarche, notre herbier contemporain. Roselyne a accueilli le public. Pascal a accompagné une personne qui souhaitait  découvrir un sentier emprunté jadis par Jean François Millet se rendant au Castel Vendon. Ce parcours lui servira de guide pour la randonnée future avec ses élèves d'une école proche Gréville-Hague (CM1- CM2)

Les visiteurs ont apprécié la dimension inédite d'un herbier contemporain, le jardin nomade aux ressources végétales provenant de glanage, en dialogue avec "les glaneuses de Jean François Millet".

Les visiteurs ont apprécié de pouvoir reconnaître les végétaux et ont aimé nos commentaires à propos des végétaux à portée de vue.

ils ont fait part de leur étonnement de voir les végétaux conservés dans leur couleur, dans leur forme voire même dans leur odeur.

 

Prochain rendez-vous le dimanche 24 juillet de 14h30 à 17h30

 

Retour en images

Le jardin nomade aux ressources de glanage

 

 

Botanique et glanages sont au rendez-vous : plantes des chemins, du littoral en Cotentin pour l'herbier et les plantes et fruits ressources des glanages en hommage aux "glaneuses" de Millet.
La nature est notre palette...

 

 

 

 

Une vision inédite du Castel Vendon qu'aimait Jean François Millet, s'y rendant. 

à l'approche du Castel Vendon au sortir de la combe ombragée venant du hameau Cousin.

Ce vallon est jalonné par un alignement d'épines blanches.

On peut observer selon la saison des jacinthes, des violettes, des ajoncs, des fougères, des scolopendres, des pruneliers, des marronniers, des ormes, des érables, des épines blanches, des sureaux, des compagnons, des digitales, des genêts que le public pourra retrouver en partie dans l'herbier contemporain présenté à la maison natale de Jean François Millet à Gréville Hague, hameau de Gruchy.

Retour en images du dimanche 28 août.

Avec une météo parfaite et un bel ensoleillement  la balade vers le Castel Vendon fut agréable avec des végétaux en phase de murissement : aubépine, épine blanche, épine noire...

Nouvel aménagement au jardin de la maison natale

 

Le public était au rendez-vous  a la salle d'exposition temporaire et pour la balade d'herborisation.

On en parle

 

Avec Pascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien, participez à la création d'un herbier contemporain. C'est au gré de cueillettes et autres ...
Maison natale Jean-François Millet ... Création d'un herbier contemporain en procédant à la cueillette et autre grappillage de ressources végétales, en marchant ...
 
Avec Pascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien, participez à la création d'un herbier contemporain. C'est au gré de cueillettes et autres ...
23 oct. 2022  Avec Pascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien, participez à la création d'un herbier contemporain. C'est au gré de ...
il y a 4 jours  Un atelier herborisation à la Maison natale Millet Pascal Levaillant est artiste-botaniste. Vous pourrez le rencontrer dimanche 26 juin 2022 ...
 
il y a 7 jours  Manifestation Exposition, Atelier - Avec Pascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien, participez à la création d'un herbier ...
Avec Pascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien, participez à la création d'un herbier contemporain. C'est au gré de cueillettes et ...
Balade Guidée Millet, Peintre-paysan De La Hague - Maison Natale Jean-françois Millet ... Avec Pascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien, ...
 
Herboriser sur les pas de Millet - Maison natale Jean-François Millet. Le Dimanche 26 Juin 2022. La hague - Manche. Avec Pascal Levaillant ...
 
 
 
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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 09:57

V'là l'été ...

 

au Parc Urbain des Bruyères

2/3 juillet

-

6 juillet

et

9/10 juillet

 

Métropole Rouen Normandie

 

 

 

 

 

Roselyne et Pascal vous accueilleront

les 2/3  et 6 et 9/10 juillet à la maison du parc des Bruyères

afin de vous faire découvrir leur  herbier contemporain et notre jardin nomade de l'été,  durant le Week-end des quatre saisons du Parc  de 14h00 à 17h00.

Pascal Levaillant et Roselyne Corblin présentent leur jardin nomade aux quatre saisons au Parc Urbain du Champ des Bruyères pour une œuvre collective et participative  les  2/3 juillet - 6 juillet et 9/10 juillet 2022  : cycle 1 - session été 2022
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23 mai 2022 1 23 /05 /mai /2022 12:03

Histoire du patrimoine de la Ville d’Yvetot

 

La mosaïque de pavement

 

de l’Hôtel de ville d’Yvetot (1922)

 

 

D’après les entretiens et propos recueillis en 2009 auprès de Jacqueline Lefebvre, fille de M. Festa Giovanni, elle-même ancienne maire-adjointe de la ville d’Yvetot sous les mandats de Pierre Bobée (1959-1995), de son fils Jean-Jacques Lefebvre en 2021,

ainsi qu’auprès d’Éric Dente petit fils de Silvio Dente

Pascal Levaillant, janvier-juin 2022

Cet  article est susceptible d'évoluer en fonction de mes recherches en cours.

M.Dente Silvio et M.Festa Giovanni ont été les artisans de la réalisation de la mosaïque de pavement de l’Hôtel de Ville d’Yvetot.

Concernant les motifs de cette mosaïque de pavement, le végétal est interprété au milieu du pavement entouré de divers motifs géométriques à l’aspect décoratif.

 

La mosaïque de pavement  est restée longtemps une énigme d'autant que les archives municipales d'Yvetot sont muettes à son égard :  pas même l'ombre d'une archive la signalant, pas l'ombre d'un artisan la mentionnant.

Lorsque je me suis intéressé à cette mosaïque en 2008, personne n'a pu à ce moment me renseigner. Puis à la rencontre de René Gilles, celui-ci m'a informé que Jacqueline Lefebvre en savait bien plus que lui sur ce sujet. J'ai donc rencontré et interviewé Jacqueline Lefebvre à son domicile rue Clos des Parts à Yvetot en 2009.

- Si les archives peuvent rester muettes, les hommes le sont moins et c'est surement cela l'essentiel. -

Avant-propos et repères historiques à propos de la mosaïque à travers les âges.

Avant d'évoquer et de décrire le contexte qui a présidé à cette mosaïque de pavement de l'Hôtel de ville d'Yvetot réalisée peu avant 1922, je voudrai vous faire découvrir très brièvement l'histoire de la mosaïque.

La première mosaïque date du 4e millénaire avant J.-C. réalisée en petit cônes de terre cuite conservée au Muséum de Berlin - Mosaïques du temple Stone-Cone dans le district d'Eanna à Uruk IV, exposées au musée de Pergame à Berlin, en Allemagne.

La mosaïque de pavement a été appliquée sur le sol ce qui est connu depuis l'antiquité en Grèce et autour du bassin méditerranéen : c'est l'image qui surgit au sol de l'assemblage des pièces de céramique, de terre, de tesselle en céramique, de galets, de marbre posées et assemblées. 

A partir du 3e siècle après J.C., l’art de la mosaïque est largement diffusé par les Romains autour de la Méditerranée.
Dans notre région de la Normandie, en Seine-Maritime, la mosaïque antique est connue et présente notamment à Lillebonne (Juliobona), aux Andelys, en passant notamment par les contrées de la forêt de Brotonne, d’Elbeuf

Depuis, au cours des deux derniers siècles, la mosaïque a été appliquée sur quelques édifices religieux comme à Rouen, à Lisieux…

Quant à la mosaïque contemporaine dans notre région, on peut admirer des formats et des fresques notamment à Varengeville-sur-Mer, à Louviers, à Neuville-les Dieppe…
En revanche, à Yvetot, la mosaïque de pavement de l'Hôtel de Ville reste assez méconnue.

Peu valorisée jusqu’à ce jour, voici son histoire.

1922, le nouvel Hôtel de Ville

Conçu par W. Cargill et Franche, architectes, le nouvel Hôtel de Ville vit le jour et fut inauguré en grande pompe en 1922.

William Cargill avait auparavant conçu  l'hôtel de Ville de Montivilliers (inauguré le 18 juin 1911.

« Avant 1914 la municipalité doit se résoudre à la création de l'actuel édifice qui fut placé devant le précédent...

Après la guerre, les travaux reprennent, et le lundi 3 mai 1920 le nouvel et actuel Hôtel de Ville est ouvert au public. Il sera inauguré, le 4 juin 1922 en présence de Henry Cheron, ministre de l'agriculture, et de M.Bocheux, maire et conseiller général d'Yvetot.[1] »

 

[1] Extraits du guide d'Yvetot, 1976 et guide d'Yvetot 1992, Archives Municipales

 

 

La mosaïque de pavement de l'Hôtel de Ville d'Yvetot visible au premier étage a été réalisée vraisemblablement entre 1919 et 1920. Néanmoins l'édification de la Mairie a commencé en 1913-1914. Les travaux  furent interrompus pendant la Grande Guerre. Les travaux reprirent après-guerre jusqu'à son achèvement en 1920-1921

 

 

Bref historique chronologique des grandes étapes et évènements de la Ville d’Yvetot

Cet édifice a remplacé l'ancien, situé à proximité celui qui existait auparavant.

Le premier bâtiment de l’Hôtel de Ville « est édifié en 1832, sur l’initiative du maire de l’époque, monsieur Bourdon-Bénard […] Auparavant et postérieurement à la Révolution, la mairie fut installée dans une maison qui appartenait à la famille d’Albon et où fut célébré le 26 juin 1793 le premier mariage civil : celui de Pierre Montier et Marie Victoire Bucaille. »[1]

Yvetot 1904[2]

 
 

[1] In : Mémoire en Images- Yvetot Laurence Abensur-Hazan, aout 2007, Editions Alan Sutton - St Cyr-sur Loire, p.70 et 71.

[2] Avec l’aimable autorisation de Michel David, cartes postales anciennes de sa collection

Yvetot 1907

Yvetot 1908

Yvetot 1909

 

1920-1921 - Phase de démolition de l’ancien Hôtel de Ville[1]

 

En 1920[2]

La chronique locale fait état des décisions et des délibérations du Conseil Municipal, sous la présidence de M. Bocheux, maire.

« M. le Maire informa que, par décret du 7 février 1920, la ville est autorisée à emprunter la somme de 329,000 fr. pour achever la construction du nouvel hôtel-de-ville. Le Conseil vote un emprunt de la dite somme à contracter au Crédit foncier pour une période de 30 ans, au taux de 7,87 0/0 et nécessitant une imposition de 29 centimes 2/10. Le Conseil sera appelé à statuer en mai sur la réalisation d’un second emprunt de 71,000 fr.. »

 

[1] In : Archives Municipales de la Ville d’Yvetot.

[2] In : Réveil d’Yvetot, 3-6 mars 1920, archives de la médiathèque Guy de Maupassant, CCYN

Le lundi 3 mai 1920, le nouvel et actuel Hôtel de Ville est ouvert au public.[1]

Un peu plus tard à l’automne

« Notre vieille mairie va enfin disparaitre. Depuis jeudi matin, une équipe d’ouvriers des adjudicataires, M.M. Lapert et Foulard, de Paris, travaille à la démolition du vieil édifice branlant, depuis longtemps déjà dans un état lamentable. 

« Pendant que les uns enlevaient les fenêtres du bâtiment principal, d’autres ouvriers s’attaquaient au violon, situé en bordure de la rue de l’Etang et qui n’existe plus maintenant qu’à l’état de souvenir. Les travaux sont poussés activement et il est probable que la place de l’Hôtel-de-Ville sera complètement dégagée pour le Congrès du 7 novembre. On sait que c’est sur cette place que doit avoir lieu, ce jour-là, l’émotionnante cérémonie du « Salut au Drapeau », qui sera, en même temps, un salut au nouvel édifice communal pour lequel on ne pouvait rêver manifestation inaugurale plus grandiose »[2]

                Nouvel Hôtel de Ville, fin des travaux en 1921  et  l’Hôtel de Ville avec plus tard le Monument de la Victoire (1923-1924)

Fin des travaux 1921 après la fin de la démolition de l’ancien hôtel de Ville.


[1] Extraits du guide d'Yvetot, 1976 et guide d'Yvetot 1992, Archives Municipales

[2] In : Le Réveil d’Yvetot, 23 octobre 1920, archives de la médiathèque Guy de Maupassant, CCYN.

Cadran d’horloge vu de l’intérieur du grenier de l’Hôtel de Ville

Crédit photo, Pascal Levaillant, 2006

« Les travaux de pose de l’horloge du nouvel-Hôtel, de Ville, commencés lundi dernier, ont été achevés jeudi soir. L’horloge a été aussitôt mise en mouvement. La démolition de l’ancienne mairie est poussée très activement et ce soir samedi les derniers pans de mur seront à terre. Il ne restera plus qu’à opérer l’enlèvement des matériaux et le nivellement de la place. »[1]

 

La mosaïque de pavement semble avoir été posée entre 1919 et 1921. c'est une mosaïque de près de 80 m2 qui  a été posée par Giovanni Festa et Silvio Dente, cimentiers et mosaïstes italiens qui sont devenus yvetotais par la suite.

Crédit photo Dominique Clatot, avec son aimable autorisation

Comme le signale Didier Clatot[1] dans son opus consacré à Jean Hétru, né la veille de l’inauguration de l’Hôtel de ville en 1922 :  

« Le campanile n’existait plus en 1992 quand Jean Hétru réalisa à l’occasion du 70e anniversaire de cet Hôtel de ville un spectacle « pyromélodique », combinant son et lumière avec feu d’artifice. C’est ce campanile imaginaire qui témoignait de ce qu’il avait « entendu dire » : histoire des rois d’Yvetot, fondation de la République (14 juillet oblige) et de ce qu’il « avait vu » : manifestations sportives, culturelles, carnavals, etc… 7 décennies Jean Hétru illustrait de façon sonore ces évènements qui s’appuyaient sur des textes écrits et lus par Jacques Tanguy, historien, né à Yvetot. »

 

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20FiYVETOT10 - Yvetot, le nouvel hôtel de ville. 

Les élus d'aujourd'hui autour de Francis Alabert, Maire-Adjoint chargé des travaux, des relations avec les bailleurs sociaux et du personnel communal qui présidait cette commémoration en l'absence excusée d'Emile Canu, maire. Françoise Deniau parmi les officiels avait donné la veille une conférence autour de l’architecture du bâtiment.

Préparée par Mme Renelle, au rez-de-chaussée est encore visible une Exposition de l’Hôtel de Ville retraçant notamment la construction et l’évolution du bâtiment en association avec une exposition de croquis de l’Hôtel de Ville.

 

La mosaïque réalisée par Pascal Levaillant, encadrée par François Maletras, encadreur yvetotais, 

à l'occasion de l'anniversaire des 100 ans de l'Hôtel de ville d'Yvetot.


[1] In : Didier Clatot, Jean Hétru, Editions  Caravel Création, Fauville-en-Caux, 2017.

 

Le dévoilement

Francis Alabert, Virginie Blandin, Françoise Deniau et Alain Canac

 

symboles décoratifs  de cet Hôtel de ville : le chêne et l'olivier

 

 

En 2009, grâce à M. René Gilles, ancien Maire-adjoint à la Culture sous les mandats du Docteur Pierre Bobée, Maire d'Yvetot, cherchant à me renseigner sur l’origine de la création de la mosaïque de pavement de l’Hôtel de Ville d’Yvetot, M.René Gilles m’a invité à contacter Mme Jacqueline Lefebvre, fille de M. Festa, ce qui par la suite m’a conduit à contacter également la famille de M.Silvio Dente.

C’est ainsi que Mme Jacqueline Lefebvre m’appris que M. Silvio Dente et M.Giovanni Festa, son père avaient travaillé sur la mosaïque de pavement de l’Hôtel de Ville d’Yvetot et dans l'ancien Hôtel de Ville de Lillebonne devenu aujourd’hui Juliobona, musée Gallo-Romain. L'ancien hôtel de ville de Lillebonne fut construit en 1837, puis il fut agrandi à de nombreuses reprises dont de 1904 à 1906.  « Il répondait d'ailleurs au théâtre romain par un vocabulaire antique en façade qui lui valut le surnom de Maison Blanche [1]. »

 

Leur premier chantier : la mosaïque de pavement de l’ancien Hôtel de Ville de Lillebonne

Mosaïque du hall d’entrée de l’ancien hôtel de ville de Lillebonne (actuel musée Juliobona, le musée gallo-romain à Lillebonne) zoom 1 © Caux Seine agglo 2021

Est inscrite « dans le marbre » la mention suivante : Mosaïque composée d’après celle de Juliobona retrouvée ici en 1870 Liberté - Egalité - Fraternité – 1906.

A deux autres endroits de chaque côté de l’entrée principale figurent deux inscriptions.

En entrant dans le Musée, sur le coin gauche de l’entrée en pénétrant dans le hall est inscrit dans le marbre : O. Vedova[1] – mosaïste 4 Rue d’Amiens – Rouen et de l’autre côté dans le droit en entrant figure cette autre signature :  A. Lequeux – Architecte – Rouen.

On en peut en déduire que  Silvio Dente et Giovanni Festa ont été embauchés par Osvalde Vedova, mosaïste rouennais, maître d’œuvre pour exécuter les motifs de cette mosaïque de pavement.

 

 

[1] Ce mosaïste, maitre d’œuvre de cette mosaïque de pavement est répertorié comme artiste exposant des tableaux de mosaïque à l’exposition nationale et coloniale de Rouen en 1896. Il reçut une médaille d’argent à cette occasion. Catalogue officiel en vente à Rouen et à Paris, Catalogue. 121. In : https://archive.org/stream/expositionnation00expo_2/expositionnation00expo_2_djvu.txt et in : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/15/Exposition_nationale_%26_coloniale_de_Rouen_en_1896_-_catalogue_officiel_%28IA_expositionnation00expo_1%29.pdf

 

En 2009 et en 2021, la famille Festa-Lefebvre se souvient :

En 2009, Mme Jacqueline Lefebvre relate quelques souvenirs :

              « Tout comme M. Dente venu d'Italie pour trouver du travail sur la région du Havre, mon père Giovanni Festa s'est retrouvé sur les mêmes chantiers que M. Dente. Mon père s'est installé à Yvetot et de là il a su faire perdurer son activité. Il a contribué en qualité de cimentier à l'édification de monuments comme ceux de Latham à Caudebec-en-Caux, Nungesser et Coli à Etretat, Coste et Bellonte à Saint-Valery-en-Caux. »

Son père a résidé dans une maison en co-résidence avec M. Silvio Dente à Yvetot, maison construite par Dente et Festa dans laquelle les deux familles ont habité, chacun de leur côté.

 

               « Cette maison se trouve au carrefour de la rue de la Brème et rue Rodin à Yvetot. Aujourd’hui la façade n'a pas beaucoup changé, notamment du côté Dente, un peu plus côté Festa où des travaux ont été effectués, modifiant la symétrie de l'ensemble. »[1]

Giovanni Festa, le père de Jacqueline Lefebvre a travaillé également à la réhabilitation de l'ancienne Halle aux grains devenue salle de Théâtre et de Cinéma en 1925. Il a exercé, dit-elle, son métier de mosaïste et de créateur de granité dans des châteaux de la région, dans certaines maisons à Yvetot, dont celle de sa fille Jacqueline, rue Clos-des-Parts qu’elle m’a d’ailleurs fait visiter à l’occasion de nos échanges en 2009. Lors de cette visite de sa maison rue Clos des Parts, elle m’a donné des cubes de céramique polychrome qui ont appartenu à son père Jean (Giovanni)

Suite à ces interviews et à ces échanges avec Jacqueline Lefebvre, je rencontre une première fois Sylvie Hubé et Bruno Dente, deux des trois petits enfants de Silvio Dente. Souhaitant les recontacter en 2020, c’est la fille d’Eric Dente qui m’a orienté vers son père, le troisième petit-fils de Silvio Dente. 

M.Eric Dente a pu m’aider à compléter les informations recueillies en 2009 auprès de Bruno, décédé entre temps en 2015.

Ces personnes m’ont confirmé une partie des informations relatées par Mme Jacqueline Lefebvre.

En 2021, Jean-Jacques Lefebvre, fils de Jacqueline Lefebvre me transmet des documents de ses archives familiales.

N’ayant pu compléter mes informations par Jacqueline Lefebvre dans la dernière décennie, je suis allé à la rencontre de son fils Jean-Jacques.

Son fils m’a renseigné sur l’état civil de son grand-père Giovanni Festa.

Giovanni (Jean), Crescensino Festa est né en 1889 à Bornasco en Italie.

Arrivé jeune au Havre il a travaillé dans la région avec Silvio Dente avant de s’installer à Yvetot quelques temps après avoir achevé les travaux de mosaïque du chantier de construction de l’Hôtel de ville d’Yvetot.

Giovanni (Jean) a épousé Suzanne Callais avec qui ils eurent trois enfants : l’ainée Christiane (Sœur Marie Antoine) fut religieuse - née en 1924 décédée en 1942 ; la seconde fille fut Jacqueline que les yvetotais ont bien connu – née en 1927, décédée en 2020 et Michel lui est né en 1928, décédé en 1998.

La famille de Giovanni Festa s’installa rue de la Brème et plus tard rue Clos des Parts aux numéros 6 et 8.

Les maisons des 6 et 8, Rue Clos des Parts ont été entièrement pavées et réhabilitées par Giovanni avec son fils.

En 1968, Michel Festa – fils de Jean (Giovanni) - qui travaillait depuis tout jeune avec son père prit la succession de l'Entreprise FESTA et Giovanni cessa toute activité et pris une retraite bien méritée.

Jean (Giovanni) Festa est décédé en 1974 à Yvetot à l’âge de 85 ans.

Jacqueline Lefebvre, née Festa - avant de devenir la première maire-adjointe de Pierre Bobée jusqu’à son dernier mandat, de créer l’association ISA en 1988 qui intervient dans le domaine de l’insertion professionnelle sur le secteur Yvetotais et de fonder en 1994, rue des Chouquettes, VET NET – exerçait le métier de couturière tout en donnant des cours de couture - formation au CAP - dont beaucoup d’yvetotaises profitèrent.

Elle eut deux enfants dont un fils que j’ai rencontré pour cette occasion. Ainsi les photographies familiales m’ont été transmises par Jean-Jacques Lefebvre.

Crédits photos, Jean Jacques Lefebvre

 

[1] Citation de M. Eric Dente, septembre 2020

Giovanni  Crescensino Festa – Jean Festa

Giovanni, Suzanne Callais son épouse, la fille ainée qui fut religieuse, Jacqueline et Michel

Giovanni, Suzanne, Jacqueline et Michel

Giovanni, Suzanne, Jacqueline et ses deux enfants

Jacqueline devant la camionnette de l’entreprise Festa

Jacqueline et ses deux enfants devant l’entreprise Festa, rue de la Brême à Yvetot.

Vase colonne sur embase crée par Giovanni Festa (collection particulière)

Table en granito et mosaïque (tesselles en céramique) crée par Giovanni Festa

(Collection particulière)

 

Monument à Etretat en 1927 sur lequel Silvio et Giovanni ont travaillé

Monument de Latham à Caudebec-en-Caux en 1928 sur lequel Silvio et Giovanni ont travaillé

Monument de Coste et Bellonte à Saint-Valery-en-Caux en 1932 sur lequel Silvio et Giovanni ont travaillé.  In :  Le Courrier Cauchois, Edition du 28/08/2015

La famille de Silvio Dente se souvient :

La famille de Silvio Dente se souvient :

M. Eric Dente rappelle que M. Silvio Dente est né en Italie en 1890 et il est décédé en 1959. A son arrivée en France a 13 ans il a travaillé à Nice puis très rapidement il est venu au Havre pour le travail en qualité de cimentier et de mosaïste pour travailler notamment au chantier de rénovation de l'Hôtel de Ville de Lillebonne. Il avait 14 ans. Ce chantier au rez-de-chaussée de l’ancien Hôtel de Ville s’est déroulé de 1904 à 1906. La mosaïque de pavement du vestibule est signée et datée à 1906.

Après le Havre Silvio travaillé sur des chantiers dans certaine maison d’Yvetot comme celle de Robert Lemonnier en 1909 et dans d’autres maisons de la rue du Calvaire et de la rue Carnot. Puis il s’est installé directement à Yvetot pour travailler notamment sur le chantier du nouvel Hôtel de Ville d'Yvetot.

Il a travaillé immédiatement dans les métiers du Bâtiment et sur les chantiers de maçonnerie ainsi que sur différents chantiers tels que le monument de Latham à Rétival en bord de Seine et dans des maisons pour la décoration intérieur (pavement).

Après quelques années, resté en Normandie, il s'est implanté dans la région. Il a créé sa propre entreprise que l'on connait encore aujourd'hui : les carrelages DENTE.

L'activité a évolué comme les hommes, comme les métiers souligne Éric Dente, un de ses petits-fils.

Le fils de Silvio, Gilbert, a travaillé avec lui à partir des années 1948-1949. Ils faisaient tous deux à cette époque du granito coulé sur place ainsi que des monuments funéraires.

A partir de 1958, peu avant le décès de Silvio, Gilbert a créé la manufacture de carrelages Dente.

Gilbert Dente a investi dans des machines pour fabriquer du carrelage en granito et des marches en granito que l’on peut trouver dans certains immeubles d’Yvetot construit à cette époque.

Il fabriquait également des dalles en marbre reconstitué.

 Gilbert a fourni notamment tous les carrelages et les escaliers des immeubles H.L.M. d’Yvetot.

Son cousin Michel Dente l’a rejoint dans les années 1960.

Gilbert Dente, fils de Silvio est décédé en 1990.

Éric Dente après avoir travaillé avec son père de 1977 à 1982 a quitté la région. En 1983 ce fut Bruno Dente qui remplaça Éric Dente et quand Gilbert Dente a pris sa retraite en 1985, Bruno a repris la société avec Sylvie jusqu'en 2011 reprise ensuite par Ér Dente et son fils Sylvain.

Puis récemment Éric Dente a pris sa retraite en 2019. Laura, La fille d’Éric Dente a est venue rejoindre son frère Sylvain.

Il s’agit donc actuellement de la quatrième génération à la tête de l’entreprise Dente. 

Eric le petit-fils de Silvio Dente accompagné de Laura et Sylvain Dente, ses enfants, septembre 2020, crédit photo Éric Dente.

 

1949

 

Activités de la famille Dente et de la famille Festa en 1949

In : Almanach 1949 du Courrier Cauchois, pages 6 et 31, collection privée

 

 

1967-1968

 

L’activité Dente à Yvetot

In : Annuaire d’Yvetot et de son canton, édité sous le patronage de la municipalité, Edition 1967-1968, archives Lapert

In : Annuaire d’Yvetot et de son canton, édité sous le patronage de la municipalité, Edition 1967-1968, archives Lapert

In : Le Pays de Caux, annuaire-guide de la région cauchoise, page Yvetot, 1968, archives Lapert

 

 

 

 

L’activité Festa à Yvetot en 1968

 

Jean Festa est Giovanni

Michel Festa est son frère, cimentier

In : Le Pays de Caux, annuaire-guide de la région cauchoise, page Yvetot, 1968, archives Lapert

 

L’activité professionnelle de Jacqueline Lefebvre, fille de Giovanni Festa

In : Le Pays de Caux, annuaire-guide de la région cauchoise, page Yvetot, 1968, archives Lapert

 

 

Arrêtons-nous sur les principaux motifs de la mosaïque de pavement

 

La mosaïque, fragments d’histoire.

Dans l’histoire de l’humanité on peut signaler les premières mosaïques datant du quatrième millénaire avant J.C.

Il s’agit de mosaïques de cônes.

On peut facilement considérer plusieurs âges en ce qui concerne l’avènement et le développement de la mosaïque.

L’incrustation de poterie était déjà connue à une époque très reculée chez les Sumériens, les Hittites.

à Uruk,  vers le 4e millénaire av J.-C. - période proto-urbaine - période d'Uruk récent - Mosaïque provenant d'un temple dédié à la déesse Inanna à Eanna près d'Uruk exposée à Berlin en Allemagne, Vorderasiatisches Museum (SMPK).

In : Mosaïque provenant d'un temple dédié à la déesse Inanna à ...https://www.photo.rmn.fr › archive

à Ur (Our) on peut dater les premières découvertes majeures sous l’aspect de panneaux en ivoire ou en nacre ornés de mosaïques : parcelles de lapis-lazuli scellées au bitume (mosaïque dite de l’étendard provenant des tombes royales d’Our, début du 3e millénaire avant J.C. (British Museum) L’étendard d’Ur est une œuvre sumérienne retrouvée dans ce qui était le cimetière royal de l’ancienne cité d’Ur (située dans l’actuel Irak, au sud de Bagdad). L’étendard d’Ur date d’environ 2650 avant J.C., il a été découvert par l’archéologue britannique Leonard Woolley dans les années 1920.

In : https://lewebpedagogique.com/etatsecritures/files/2017/06/3.3.-Nouvelle-activit%C3%A9-Ur.pdf

Peu employée en Egypte, la mosaïque devait connaître son plein essor en Grèce et dans l’empire romain.

La technique de l’appliqué fut utilisée en Egypte au moins dès le troisième millénaire avant J.C.. : on a retrouvé dans les tombes de cette époque des fragments de tissus, agrémentés de scènes comparables à celles des peintures de ces tombes, exécutées par application cousue de tissus de couleurs différentes. De même en Chine au VIIIème siècle avant J.C.

L’appliqué est un ouvrage constitué de pièces assemblées par superposition et cousues, débordant les unes sur les autres ou cousues sur un fond plus grand.

On peut entendre par « patchwork » un ouvrage fait de morceaux de tissus différents assemblés par couture, collage etc…en France on parle du patchwork comme une technique d’ouvrage fait de morceaux cousus bord à bord.

Fermant cette parenthèse, on s’aperçoit que ces formes d’agencements géométriques et décoratifs sont proches et ils ont en commun d’être nés dans la latinité, au bord du bassin méditerranéen.

Le vocable « mosaïque »

Le mot mosaïque viendrait des origines des « musaea », grottes naturelles ornées ou artificielles consacrées aux muses dans l’empire romain ornées au moyen de ce musivum opus (musium).

La mosaïque est devenue art musival : La mosaïque - musivale surtout - a produit des œuvres visuelles grandioses en couleurs et formes, qui, observées de loin, offraient une image).

Tentative d’interprétation des motifs du pavement de l’Hôtel de Ville d’Yvetot

Ces motifs (antique et néo-classique) ont été souvent appliqués fin du 19e siècle- début du 20e siècle notamment intégrés au temps de l’Art Nouveau.

 

Les motifs de la mosaïque

Les variations des motifs sont soulignées par des techniques de pose afin d’accentuer les courbes, l’ondulation contenue dans la rigueur de l’opus regulatum.

Les motifs géométriques (tradition de l’antiquité) côtoient les motifs végétaux que l’on retrouve dans la mosaïque romaine.

En mosaique romaine il existe la technique de L'opus vermiculatum (du latin vermiculus , vermisseau) est une technique de mosaïque antique qui forme des lignes sinueuses, propres au dessin figuratif.

La technique de l’opus L’opus tessellatum (du latin tessella, cube, dé à jouer) est la forme courante de mosaïque antique. Cette technique de mosaïque convient bien aux dessins géométriques et est notamment employée pour les motifs de remplissage ou les fonds : Les tesselles sont disposées en rangées horizontales, mais sont décalées. 

Dans la technique de l’opus circulatum, les tesselles sont disposées en cercle afin de souligner le motif central ou à mettre en valeur.

Dans la technique de l’opus regulatum, les tesselles sont disposées régulièrement ;

Dans l’opus musivum, les tesselles du fond suivent les contours du motif afin d’apporter de l’énergie et du mouvement au motifs.

Les motifs végétaux semblent représenter soit les feuilles et baies du laurier, soir les rameux d’Olivier.

Le laurus nobilis est un motif comme on le voit dans des mosaïques de l’antiquité - Emblema de mosaïque avec des satyres Dionysos et entouré d'une couronne de laurier (Laurus nobilis). Rome. Italie - le laurier sauce (laurus nobilis) est peu représenté avec sa baie toutefois sa symbolique est censée représenter la paix et l’immortalité acquise par la victoire surtout par la sagesse et l'héroïsme, d'où l'origine de la couronne de laurier.

Mais l’antiquité a développé également les feuilles et fruits de l’olivier en rameaux avec ses fruits.

Dans le contexte d’après-guerre en 1918, on peut imaginer que la commande fut de recourir à la symbolique de l’olivier qui est souvent associée à « la paix retrouvée ».

Il est fréquent que les sculpteurs sur pierre ou que les décorateurs (mosaïstes) ont été inspirés de la symbolique des végétaux tout en s’amusant à les réinterpréter à leur façon, selon leur imagination avec parfois une grande liberté artistique et fantaisie.

En revanche pour celle qu’ils ont posé à Lillebonne, avant-guerre leur inspiration  assumée fut en rapport avec les motifs et la symbolique de la  mosaïque de Juliobona découverte à la fin du 19e siècle, exposée à Rouen au Musées Beauvoisine.

 

 

Entrelacs et hexagones

 

Autres entrelacs

Crédits photos, Pascal Levaillant 2018

 

Hexagones et cubes 

Crédits photos, Pascal Levaillant 2018

Motif de large tresse polychrome, motif récurrent en France gallo-romaine

 

Opus regulatum encerclant un motif floral

Crédits photos, Pascal Levaillant 2018

 

Rameaux d’olivier

Crédit photo, Pascal Levaillant 2018

Autres rameaux d’olivier (feuilles et fruits)

Crédits photos, Pascal Levaillant 2018

Motifs encadrés par des alignements opus regulatum

Enroulement de rameaux

 

Composition végétale entourée d’opus vermiculatum

Crédits photos, Pascal Levaillant 2018

 

Zoom sur un médaillon opus circumactum

Crédit photo, Pascal Levaillant 2018

 

Texte conçu et réalisé par Pascal Levaillant images et documents d’archives recherchés et rassemblés par Pascal Levaillant

2010-2022

 

Remerciements à

René Gilles ; Jacqueline Lefebvre et Jean-Jacques Lefebvre son fils ; Eric, Bruno et Sylvie Dente ; la Ville d’Yvetot ; Emile Canu ; Françoise Deniau ; Christine Renelle, Hervé Roger ; Didier Clatot ; F. Maletras ; La ville de Lillebonne ; Caux Seine Agglo ; les archives Lapert ; Le Courrier Cauchois ; Michel David (extraits de sa collection de cartes postales anciennes ) ; Jean-Philippe Pupin, les archives de la médiathèque Guy de Maupassant-CCYN-Yvetot, les Archives Départementales 76 …

Bonus -  Hôtel de Ville

Après 1924

ADSM 76 - 11Fi5291 - Yvetot, Hôtel-de-ville

 

A l'occasion de la pose de la première pierre de l'eglise d'Yvetot -1952

On reconnait Marcel Richard, Maire

 

DBM 2005

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17 avril 2022 7 17 /04 /avril /2022 09:58

Deux remarquables ormes champêtre (Ulmus minor) observés au panorama de la côte Saint-Auct - Elbeuf-sur-Seine.

L'orme est le plus souvent  considéré comme disparu depuis les années 1975.

Il n'en est rien.

J'en ai observé en Ile-de-France, en Alsace, en Hauts-de-France, en Pays de Loire, à Paris où j'ai pu observé pour la première fois ses samares sur un orme de Samarie au jardin du Luxembourg, non loin de l'arrière la Fontaine Médicis.

Pouvoir observer des samares d'orme est un privilège car rarissime.

En revanche le premier orme champêtre que j'ai remarqué grâce à ses samares est celui du manoir des Evêques à Canapville dans le Calvados.

Le second orme champêtre que j'ai observé avec ses samares se trouve à Pierrefitte-sur-Seine en face des Archives Nationales, à l'encoignure de la rue Langevin avec l'avenue Emile Zola.

C'est à Elbeuf-sur-Seine que j'ai remarqué pour la troisième fois, deux ormes champêtre au moment de  la formation de leurs samares : un bel orme au panorama de Saint Auct.

Il est vrai que depuis le fléau de la maladie sur cet arbre au début des années 1970  (Ophiostamo ulmi) a décimé ce magnifique arbre dont on peut retrouver la silhouette dans le magnifique film  "Farrebique" de 1946.

La toute première fois que j'ai revu des ormes c'est près d'Héricourt-en-Caux dans le pays de Caux.

Un des spécimens vigoureux près d'Héricourt-en-Caux (2015)

Ses manfifiques feuilles asymétriques

Feuille de l'orme champêtre

 

 

A gauche la samare verte de l'orme champêtre (du manoir des Evêques de Canapville - Calvados), à droite la samare blonde de l'orme de Samarie (Jardins du Luxembourg à Paris)

L'orme de Samarie du Manoir des Evêques en 2019

L'orme champêtre de Canapville

 

 

Pour venir visiter les deux ormes, il faut vous diriger vers le panorama de la côte Saint-Auct au départ  du jardin René Youinou.

Peu avant le chêne de la Vierge une pancarte vous signale ce panorama.

Le chêne de la Vierge  qui est un arbre remarquable ne doit pas vous détourner de ces deux ormes dont celui qui est à l'angle du parapet.

L'orme majestueux

 

L'orme surplombe Elbeuf-sur-Seine

L'écorce de l'Orme double dont un des trois a été sectionné

L'orme près du parapet paré de ses samares

Un balcon sur la Seine

Les samares printanières avant la poussée des feuilles

Bouquet de samares

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5 avril 2022 2 05 /04 /avril /2022 18:31
"JARDIN NOMADE AUX 4 SAISONS" : UNE OEUVRE COLLECTIVE ET PARTICIPATIVE (1)
09 - 10 - 11 - 12 et 13 / 04 / 2022 - 14:00 à 17:00
 
 

 

Maison du Parc
Allée du Champ de Courses (côté avenue des Canadiens) - 76800 St Etienne du Rouvray
 

Venez participer en famille à la réalisation d'une oeuvre artistique collective qui sera installée dans le Parc.

- 14h : Présentation du jardin nomade (30 minutes)

- 14h30-15h30 : "Herborisation" avec Pascal Levaillant : cueillette et identification de végétaux dans le parc.

- 15h30-17h : Atelier de confection d'une "bobine végétale" : venez mettre votre pierre à l'ouvrage collectif : les feuilles enfilées sur un long fil enroulées sur trois tourets disposés dans le parc et constitueront le "jardin nomade", symbolisant le cycle des saisons et le renouveau perpétuel.

A l'issue de l'atelier, vous pourrez également confectionner un marque-page avec une feuille de votre choix.

Atelier animé par Pascal Levaillant et Roselyne Corblin, artistes botanistes.

Nombre de places limité à 20, une personne = une inscription

"JARDIN NOMADE AUX 4 SAISONS" : UNE OEUVRE COLLECTIVE ET PARTICIPATIVE (1)
09/04/2022 - 14:00 à 17:00
Maison du Parc
Allée du Champ de Courses (côté avenue des Canadiens) - 76800 St Etienne du Rouvray
En savoir plus
 

RESERVATION in : https://www.metropole-rouen-normandie.fr/decouvrir-au-parc

 

                              venez découvrir l'herbier du printemps aux 50 nuances de jaune

 

on appelle cela le printemps

 

trois tourets seront custumisés de bobines végétales à fabrique ensemble

cueillettes au programme

 

cynorhodons au détour des allées

 

ramassages et collectes de feuilles pour les bobines

 

 exposition et présentation du jardin nomade versus boites de Pétri 

 

et des tamis

 

les collections de poivrons du Champ des Possibles seront montrés à la saison automnale

 

contribution des publics lors des herborisations

Notre  binôme  est désormais prêt à vous accueillir sous ce nouveau format d'animation et d'atelier

 

 

Au démarrage du jardin nomade samedi 9 avril

Les premiers fils de feuilles seront posés le samedi 9 avril à 17h30

 Herbier aux couleurs de l'Ukraine

Dimanche 10 avril 2022

Les  3 tourets 

Le printemps au parc urbain

 

Bobines de boites de Pétri

Le chemin est balisé pour rejoindre la salle

Sortie d'ateliers avec quelque uns des jeunes qui pont confectionné les fils de feuilles pour les tourets

 

Lundi 11 avril 2022

Les tamis du jardin nomade

 

Pascal et Roselyne installent pour l'atelier de l'après-midi

 

Installation du jardin nomade en spirales à l'intérieur : l'herbier contemporain "on appelle cela le printemps"

Une partie des participants des ateliers du lundi 11 avril 2022

 

Le chemin de ronde

Pyramide végétale flore jaune

Les deux pyramides

 

Touret 2 de fils de feuilles

 

Les deux premiers tourets en cours de réalisation

Mercredi 13 avril 2022

 

Au petit matin

 

Herbier contemporain de la pyramide inversée

Herbier contemporain papillon ou sablier

Atelier fils de feuilles

Végétalisation du gabion avec un "boa vert"

Transport du boa vert vers les trois tourets

Sortie d'atelier du mercredi 13 avril 2022 avec quelques uns des participants

 

Remerciements aux participants que nous allons citer bientôt et pour leur aimable concours pour ce reportage visuel.

Nous avons reçu la visite de beaucoup de monde dont des jardiniers du Champ des Possible ;  de Triticum et de 'On va semer' nos voisins de circonstance aux quatre saisons.

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28 mars 2022 1 28 /03 /mars /2022 17:05

L'or bleu poudre d'isatis tinctoria - dans la boite de Pétri) d'Aurore Cottrel confié à Pascal Levaillant pour cette exposition, à coté du flacon contenant des graines provenant de la Roche-Guyon et de Canteleu

 

Pascal Levaillant apporte sa contribution artistique et botanique à l'exposition

" les couleurs des plantes indigènes" - Louis-Alexandre Dambourney 1722-2022 par Virginie Lagerbe, teinturière-coloriste nature

aux jardins de l'abbaye Saint-Georges à Saint-Martin de Boscherville - 76 - Seine-Maritime

du 2 avril au 30 juin 2022

 

dambourney peregreen virginie lagerbe

Cette exposition - hommage à Dambourney dont le département célèbre cette année le tricentenaire de sa naissance valorise ses procédés de teinture qu'il a développé de Oissel.

Ce savant chercheur seinomarin révèle ses secrets de la teinture.

L'exposition, construite par le Département de la Seine-Maritime et Virginie Lagerbe, teinturière-coloriste nature, va livrer au public matières à la teinture naturelle.

A cette occasion le volet botanique a été confié à Pascal Levaillant pour dévoiler les ressources.

 

Six mois de recherche " in situ" : pérégrinations et herborisations

 

" Depuis l'été dernier, je suis allé en Charente-Maritime et à Oléron pour chercher de la garance pérégrina "rubia pérégrina" dite garance voyageuse.  Puis grâce au concours de René Guery - Société des Amis des Sciences Naturelles et du Muséum de Rouen - sur ses pas j'ai trouvé la garance voyageuse sur les coteaux d'Orival sur lesquels jadis Dambourney avait implanté la garance pour alimenter ses travaux.

Sur la base des 9 plantes naturelles du monde de la teinture sélectionnées par Virginie Lagerbe, j'ai recherché des stations où les trouver afin de récolter et recueillir écorces, tiges, feuilles, terminaisons florales, rameaux, racines, cônes ... du pastel des teinturiers, de la tanaisie, de la bruyère, de la garance, du réséda lutéola, de l'aulne, du millepertuis, du pommier et du houblon.

J'ai trouvé le houblon (cônes, tiges et feuilles) sur le chemin de halage à Saint Martin de Boscherville  et à Canteleu, ainsi que les cônes, écorce et feuilles de l'aulne ; à Montigny et dans les jardins de l'abbaye Saint-Georges j'ai cueilli le solidage ; sur la route de Paris j'ai trouvé la tanaisie ;  l'écorce et les feuilles  du pommier sur des branches cassées par les tempêtes automnales au verger de l'abbaye Saint-Georges ; le millepertuis a été déniché à Maromme et Montigny ; de la bruyère aux jardins de l'abbaye Saint-Georges, (J'ai observé  la bruyère notamment aux Pierres Pouquelées de Vauville, La Hague en Cotentin et dans la forêt de la Gacilly en Bretagne) ; j'ai observé une station de pastel à Canteleu et au château de la Roche-Guyon et la grande majorité des feuilles m'ont été données par Aurore Cottrel, co-fondatrice de Blue & Pastel Le rêve bleu, la seule coproductrice normande d'isatis pour que j'en fasse des boules de cocagne. Grâce à Aurore Cottrel j'ai obtenu un peu d' "or bleu" du pastel des teinturiers. Quant au Réséda, je l'ai trouvé à Pontoise, à Sotteville-lès-Rouen et à Hénouville-le Bas. 

 

En marge de cette exposition, j'ai recueilli également de la fibre de lin provenant de AGYLin SCA à Baons le Comte Coopératives  agricoles et de  Terre de Lin à Saint-Pierre-le-Viger toutes les deux implantées en Seine maritime.  J'ai recherché de la laine naturelle auprès de Tourneboulaines, filandière et turbineuse de fibres  dans le Cotentin à Quettreville-sur-Sienne.
Séchées, déshydratées, pilées, broyées, réduites en poudre ces ressources botaniques ont été mis en flacon par mes soins afin de les présenter dans l'espace d'exposition. D'autres apports visuels ont été intégrés au catalogue d'exposition afin de valoriser la plante, qui sans elle ne permettrait pas la teinture ce que mit au grand jour le talent de Dambourney au 18e siècle."

 

Voici les contenus botaniques aux propriétés tinctoriales présentés :

l'ajonc ; l'aulne ; la bruyère ; le bouleau ; la bourrache ; le buddleia ; le chêne ; le cotinus (fustet)  ;  des boules de cocagne d'isatis  ; le coréopsis ;  le cosmos ; l'érable ; l'épinard ; la garance ; le henné ; le houblon ; le lierre ; le lichen ; le mahonia ; le millepertuis ; la nigelle ; la noix ; l'oseille ; l'ortie ; l'oignon ; le coucou primevère ; l'isatis ; la prêle ; le pommier ; le réséda ; la rhubarbe ; le saule ; la tanaisie ; le troène ; la verge d'or (solidage) ."

 

 

 

Enfin après de multiples recherches et plusieurs indices provenant le la Société Centrale d'Agriculture, chambre d'Agriculture, Cité de l'Agriculture à Bois-Guillaume,  j'ai pu retrouver très exactement la parcelle sur laquelle L.A.Dambourney plantait jadis la garance à Oissel et la garance sur un terrain d'une plus grande échelle (70 arpents en 1762) que sur le terrain de sa demeure à  Oissel ; et grâce à M. Guéry, botaniste renommé, la rubia pérégrina qu'il a observé à Orival-Oissel sur les coteaux calcaires  depuis une quarantaine d'années : on la trouve encore à cet endroit à l'état sauvage.

 

Petit cabinet de curiosités  des tinctoriales aux jardins de l'abbaye Saint Georges avec mes ressources végétales

 

 

 

l'ajonc, le coréopsis, le cosmos, l'oignon (pelures) aux propriétés tinctoriales recueillies par mes soins  dans le jardin de l'abbaye ou à proximité (Montigny et Canteleu)

l'ajonc, le coréopsis, le cosmos, l'oignon (pelures) aux propriétés tinctoriales recueillies par mes soins dans le jardin de l'abbaye ou à proximité (Montigny et Canteleu)

Houblon et millepertuis aux propriétés tinctoriales

Houblon et millepertuis aux propriétés tinctoriales

exemples d'extraits de plantes tinctoriales présentes aux jardins de l'abbaye Saint Georges

elles sont nombreuses

extraits...

 

le saule des vanniers qui a servi à recueillir son écorce et la poudre  présente  dans mon herbier contemporain tinctorial

la rhubarbe

Les racines de rhubarbe présentes dans l'herbier contemporain proviennent de la culture d'Olivier Beslay, producteur en maraichage biologique à Canteleu

 

le pissenlit  que l'on trouve partout

 

l'oseille

Les racines d'oseille proviennent d'un jardin privatif à Canteleu

les bruyères des jardins de l'abbaye Saint Georges de Boscherville qui ont servi à alimenter mes flacons et boites de Pétri

J'ai reçu la visite de Christophe Bouillon

Avec Christophe Bouillon, conseiller départemental de Seine-Maritime
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  • : ce blog a vocation de compléter par des articles et documents visuels mes pratiques artistiques (elles sont multiples)l
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