Pascal Levaillant présente la fiche n°6 : la rhubarbe
Fiche réalisée par Pascal Levaillant, artiste botaniste, membre de FVMF depuis 2020. -Références littéraires, iconographiques de Jean-Denis et Geneviève ; Michel Chauvet ; - septembre 2022
Introduction
La rhubarbe a dû être cultivée dans ce jardin nourricier antérieurement à l’acquisition du manoir du Fay par la Ville d’Yvetot en 1988.
Au début du 20e siècle, M. Maignan qui a résidé au manoir de 1933 à 1945 confirme que le jardin nourricier était implanté à cette époque entre l’actuel cerisier qui a remplacé un vieux prunier et l’angle du mur ouest du jardin clos.
L’association A.N.E.T.H. a entretenu ce jardin clos de 1994 à la fin des années 2000. 1994 est la date à laquelle la Ville d’Yvetot a confié la gestion du jardin clos du manoir du Fay avant de la confier par la suite à l’association Faire Vivre le Manoir du Fay au début des années 2010 : (2014).
Comme de coutume, le jardin clos du Manoir du Fay a été très certainement un jardin potager et nourricier, depuis le début du 17e siècle, comme pour la plupart des petits manoirs décrits par Xavier Pagazini[1] c’est-à-dire un des espaces clos réservés au seigneur, comme le figure plus tard le terrier de 1780 de la Seigneurie de Baons-le-Comte.
LE MANOIR DU FAY extrait du plan terrier de Baons le Comte 1780 FRAD076_12Fi_00
Depuis 2014, Jean-Denis et Geneviève entretiennent le jardin clos et ses parcelles cultivées : légumes, fleurs et rosiers.
Ils achètent les graines et les plants à repiquer qu'ils préparent dans des godets dans leur propre serre dans un petit village du pays de Caux.
Pour les premiers plants au jardin, ils repiquent les échalotes fin février, les pommes de terre vers la fin avril, les haricots en mai puis les betteraves, les blettes. En juin ils sèment les carottes nantaises, les poireaux d'été, les salades feuille de chêne et laitue, les radis fakir. En juillet c'est la période des courges, des potirons, des concombres, des courgettes et la rhubarbe.
Pour les fruits rouges ils procèdent à la cueillette des framboises, des cassis et des groseilles. Tous les ans c'est la récolte des cerises.
Pour les aromatiques ils les entretiennent là où ils se trouvaient par le passé comme également pour l'oseille qu'ils n'ont pas introduite.
Le pied de rhubarbe au jardin clos du manoir du Fay
en fr. rhubarbe ; ang.rhubarb ; pie-plant (Etats Unis) ; all. rhabarber ; néerl. rabarber ; esp. ruibarbo ; port. ruibarbo ; it. rabarbaro.
Biologie
Plante perenne, robuste, atteignant 1,50 m de haut, munie d'un rhizome épais et de racines charnues, et s'élargissant en touffe.
Variétés
Les cultivars modernes modernes de rhubarbe alimentaire sont des hybrides complexes impliquant R. rhaponticum et R. palmatum. "Victoria" a été l'un des plus cultivés en Europe de l'Ouest. Les premiers cultivars avaient des pétioles verts, mais on préfère maintenant ceux qui présentent une belle couleur rouge. [...].
Histoire
[...] Elle pousse dans les régions au-delà du Bosphore, d'où on la rapporte. Pline confirme que "le rhecoma est apporté dans les régions au-delà du Pont" et s'étend longuement sur ses usages médicinaux. On peut ainsi situer l'arrivée de la rhubarbe au début de notre ère dans le bassin méditerranéen. En latin, elle allait prendre les noms de reubarbarum, reobarbarum, reum ponticum, rhaponticum, raponticum. [...] Ce n'est qu'après l'Hégire que l'on voit apparaître la rhubarbe de Chine dans le commerce. Vers 970, le Persan Abü Mansûr distingue ainsi deux rhubarbes, le riwand-i-sini (de Chine) et le riwand de Khorasan.[...]
A la fin du 13e siècle, Marco Polo rapporte que " Par toutes les montagnes de ces pays [de Tangout] on trouve de la reobarbe en grande abondance ; c'est là que les marchands l'achètent pour la porter à travers le monde." Mais pendant tout le Moyen Âge, les apothicaires méditerranéens ne connaissaient que les produits du commerce, les rhizomes coupés et séchés. Les plantes elles-mêmes n'ont été introduites en Europe que vers le 18e siècle, et leur classification est restée longtemps confuse. Boerhaave serait le premier européen à avoir obtenu des graines en 1732, qui donnèrent deux types de rhubarbe identifiés comme R. palmatum et R. rhaponticum. Vers 1777, Hayward, un pharmacien de Banbury (Oxfordshire, en Grande-Bretagne) commença des cultures commerciales pour la production de rhizomes. Ce n'est qu'en 1810 que les premiers apports de pétioles alimentaires sur le marché de Borough sont attestés. En tant que légume, la rhubarbe n'est devenue un article du commerce européen qu'au début du 19e siècle. Elle est restée surtout une spécialité anglaise, puis nord-américaine.
La cuisine française l'a adoptée vers 1880. [...]
Usages
la partie comestible est constituée par las pétioles charnus. Leur goût acide est dû a des acides malique, oxalique et citrique. Ils ne peuvent se consommer que cuits avec du sucre.
On les utilise surtout en confiture et sur des tartes, ce qui fait que la rhubarbe fait partie des rares légumes que le législateur a distingués comme étant officiellement des fruits. Son goût est souvent réhaussé d'un peu de gingembre ou d'orange amère. [...]
Economie
Les pétioles frais de rhubarbe font partie de l'assortiment classique des marchés. En Europe, la production est concentrée au Royaume-Uni (45000 t dans les années 1960, ,30000 t dans les années 1980), en Allemagne et aux Pays-Bas (7000 t chacun). Les Etats-Unis en produisent environ 10 000 t.
"Ah! Nourrice de mon coeur, je suis ravi de cette rencontre
et votre vue est rhubarbe, la casse et
le sené qui purgent toute la mélancolie de mon âme"
Le Médecin malgré lui (1666), III, 3, Sganarelle de Molière
in : https://www.dicocitations.com/citations/citation-144410.php
Jean-Baptiste Poquelin plus connu sous le nom de Molière célèbre cette année les 400 ans de sa naissance.
Voltaire
Hippocrate, Boerhaave, Chirac et Senac n'auraient jamais certainement deviné, en voyant l'arbre du quinquina, qu'il doit guérir la fièvre, ni en voyant la rhubarbe, qu'elle doit purger. [ Voltaire,Facéties, Diatr. doct. Akakia.]
Raynal (Guillaume-Thomas Raynal) : L'abbé Guillaume-Thomas Raynal, né à Lapanouse en Aveyron le 12 avril 1713 et mort à Chaillot le 6 mars 1796 , est un historien, écrivain, penseur et prêtre ...)
"La société formée à Londres pour l'encouragement des arts et du commerce distribua en 1774 des médailles à deux cultivateurs anglais qui avaient recueilli de la rhubarbe d'une qualité supérieure " RAYNAL ib. V, 30 rhubarbe
sources : in : http://littre.reverso.net/dictionnaire francais/citation/il_établit_dans_ses_terres_la_culture_de_la/156406 ; in : https://fr.wikipedia.org › wiki › Guillaume-Thomas_Ra... Raynal sur fr.wikipedia.org
1e triennale de la mosaïque – Couvin 2022 – 12 août 2022 au 16 septembre 2022
Le Centre Culturel de Couvin organise en partenariat avec le CEC le Kraak et l’administration communale de la ville de Couvin la première triennale de mosaïque, du 12 août 2022 au 16 septembre 2022. La triennale est ouverte aux mosaïstes professionnels, amateurs, associations.
Près de 80 artistes y participent.
Couvin est une jolie bourgade au bord. La commune est traversée par 2 cours d'eau principaux : l'Eau Noire et l'Eau Blanche
La série « Channel » commencée au milieu des années 2010 est constituée actuellement de près de soixante-dix opus mosaïque-assemblage dont les matières proviennent des ressources naturelles du littoral, des laisses de fleuve et de mer, de bois de barque, de bois flotté de palette, de bois des forêts et des chemins, de bois flotté de la plage, et des nombreux rebuts et déchets que l’on trouve en pleine nature, en bord de Seine ou au bord du littoral français.
Ce "Channel" n°13 m'a été inspiré notamment par mes collectages sur la plage de Villequier, à Rives-en-Seine.
Le titre "Channel" rend hommage à Victor Hugo et à la perte de sa fille Léopoldine - Léopoldine Hugo décède à 19 ans noyée avec son époux Charles Vacquerie lors d'une virée sur la Seine non loin du lieudit la Barre-y-Va, et à Maurice Leblanc auteur de la célèbre série des « Arsène Lupin » dont un des titres de ses romans a pris le nom de « La Barre-Y-Va ».
Cette série a aussi un parfum d'aventure et de chasse aux trésors sur les terres du pays de Caux.
Ce carré n° 13 est constitué de bois flotté, de cuir avec ses noirs et ses gris, de galets de polystyrène, de rondelles de flotteurs, de bouchons de liège, petits galets de brique rouge, de galets de craie blanche...
L'encadrement est réalisé également en bois flotté.
La Barre-y-Va possède une magnifique demeure, deux chapelles ainsi qu'un ancien habitat troglodytique.
Ma direction affichée est de promouvoir l’art de la nature, avec la nature tout en respectant l’environnement dont je prélève les matières issues du règne minéral, végétal et peu ou prou animal.
Créer avec et au sein du règne végétal, minéral et animal est une expérience, qui me permet de continuer d’entretenir un rapport intime avec la nature et dans la nature.
La nature est la plus belle des palettes pour le plasticien.
Ainsi sélectionnés ils deviennent motifs.
Le végétal et le minéral offrent une diversité, une mosaïque de couleurs sans limite à l’égal de l’infinie richesse des tonalités trouvées dans la nature à l’état naturel au gré des balades, des collectages, des collections de feuilles, feuillages, bois, roches, galets, graviers, coquillages, minéraux ou manufacturé : rebut, déchet que la mer et les eaux rejettent et repoussent sur les plages du fleuve ou du littoral : textiles, matières, fibres, plastiques, cordages, flotteurs…
Mon langage poétique et plasticien s'exprime avec la nature et par la nature que je passe au crible, une vraie seconde nature par laquelle j'assouvis mon activité de cueilleur, glaneur.
Ma démarche est une forme de passerelle entre l'art d'aujourd'hui et des formes plus anciennes comme l'art des peuples arctiques (peuple du Dorset notamment) et celle plus contemporaine tel le dadaïsme dont Apollinaire en 1913 a jeté les prémices par son manifeste : "On peut peindre avec ce qu'on voudra, avec des pipes, des timbres-poste, des cartes postales ou à jouer, des candélabres, morceaux de toile cirée, du papier peint, des journaux". (Picasso - Braque...)
Le dadaïste Kurt Schwitters proposera ainsi de "dé formuler" les débris, de redonner à ce qui a été mis en pièces une dignité nouvelle, de permettre à ces "restes d'accéder au "ciel des ordures". Jean Arp qui lui était contemporain et proche adoptera une démarche voisine avec sa trousse d'un Da (1920), bois flotté cloué sur bois.
Un peu plus tard Louise Nevelson contribua à l'émergence de l'assemblage avec des matériaux naturels ou détournés puisés dans l'environnement immédiat.
Pour moi, l'assemblage, tout comme la mosaïque est un procédé permettant de créer des représentations concrètes ou abstraites d'où surgissent image et motif.
La ville de Couvin a crée une signalétique au sol avec des carrés de mosaïque
Quelques repères à propos des cairns, de ma pratique du cairn depuis 1968 en Savoie
et ce qu'en disent les auteurs :
"À chaque bond, on pouvait distinguer quelque part en avant signe généralement deux pierres plates l'une sur l'autre , au sommet d'un rocher, et une pierre ronde par-dessus à titre décoratif."Kerouac, Les clochards célestes, 1963, Folio, Gallimard, p.104
"Tu ne vois pas un petit tas de pierres sur ce rocher, près du pin? C'est un repère construit par d'autres alpinistes qui sont passés par ici. Peut-être même l'un de ceux que j'ai placés en 1954, mais je n'en jurerais pas. Il nous faudra progresser de rocher en rocher maintenant, en guettant attentivement ces repères qui nous indiquent la bonne voie."Kerouac, Les clochards célestes, 1963, Folio, Gallimard, p.100
"Le jour paraît à peine; de pierre en pierre on saute le ruisseau et on commence à gravir les pentes du ravin qui nous conduit au col de Llo ou des Fenestrelles. Bientôt, on herborise, et comme voilà, là-haut, le col, avec sa petite pyramide de pierre, je laisse monter ceux qui préfèrent marcher lentement que d'avoir à s'arrêter."
Charles Flahault, Herborisations en zigzag, journal d'un botaniste, Région méditerranéenne (1887-1896), Perpignan, le 21 juillet 1893, p.118
« L’architecture du cairn est élémentaire, si élémentaire qu’elle peut-être la toute première dans l’histoire de l’humanité qui ait été pensée et réalisée […] il suffit de se rappeler que la construction en pierre sèche s’oppose à la pérennité propre à la pierre »Autour du cairn, Chollier, 2010, p.20
Première journée dans les Vosges du nord, circuit rando de la tour de Wasenkoepfel - 526 m - , du Reisberg - 481 m - et du château de Wasenbourg
le cairn du celte, gardien des ruines du camp celtique
Deuxième journée dans les Vosges du nord, circuit rando de la tour du Grand Winstersberg - 581 m - , du Ziegenberg - 481 m - près du camp celtique (ruines)
Troisième journée dans les Vosges du nord, étang de Hanau.
Le cairn de Hanau
Troisième journée dans les Vosges du nord, circuit rando du Michelskopf - 323 m - , et du Falkenberg - 444 m -
Le cairn du raisin d'Amérique au Michelskopf -juillet 2022
7 mars 2018—Lecairn: une construction vernaculaire universelle Remerciements à Alexandre ... Berville-sur-Seine - Pascal et SiméonLevaillant2013-2016 .
12 août 2014—CAIRN(s) en Bretagne: Finistère nord et sud en séjour en Bretagne aux Pays Bigouden, Cornouaille et du Leon entre Lesconil et Plougerneau ...
Pascal et Roselyne vous accueillent le samedi 2 juillet, le dimanche 3 juillet, le mercredi 6 juillet et le samedi 9 et 10 juillet 2022.
De 14h00 à 17h00 à la maison du Parc, coté boutique et restaurant.
Samedi 2 juillet 2022
Nous avons rechargé les fil des feuilles des 3 tourets
Nous présenté notre collection d'été avec 156 pièces botaniques présentées dans les boites de Pétri et Roselyne a présenté ses premières " fleurs imaginaires"
en extérieur nous avons disposé les tamis aux ressources estivales dont celles provenant de parc naturel des Bruyères.
Dans les boites de Pétri, en intérieur nous avons inclus des ressources végétales provenant de la ferme pédagogique cultivées par "le champs des possibles"
voici l'aperçu du premier we positionné sur les quatre saisons du parc.
Les tourets au complet, rechargés pour l'été
L'installation du samedi sans les fleurs imaginaires de Roselyne
Quelques visiteuses et en action pour l'œuvre collaborative
Le dimanche 3 juillet
l'herbier avec les "fleurs imaginaires" de Roselyne
Première sortie d'atelier des "fleurs imaginaires" de Roselyne
Pascal Levaillant et Roselyne Corblin artistes-botanistes dans les pas de J.-F. Millet.
Exposition et médiation autour de leur herbier contemporain et de leur jardin nomade
à la maison natale de J.F. Millet à Gréville Hague de juin à octobre 2022
Pascal et Roselyne vous donnent rendez-vous :
dimanche 26 juin,
dimanche 24 juillet ,
dimanche 28 août,
dimanche 25 septembre,
dimanche 23 octobre 2022
de 14h30 à 17h30
Herboriser sur les pas de Millet
Avec Pascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien et Roselyne Corblin, artiste-botaniste, participez à la création d’un herbier contemporain.
C’est au gré de cueillettes et autres grappillages de ressources végétales que vous marcherez sur les sentiers qui font le tour du Castel Vendon, dans les pas de J.-F. Millet.
Démarche artistique et botanique avec exposition et médiation.
Dimanche 26 juin 2022
La première rencontre avec le public nous a permis de présenter notre démarche, notre herbier contemporain. Roselyne a accueilli le public. Pascal a accompagné une personne qui souhaitait découvrir un sentier emprunté jadis par Jean François Millet se rendant au Castel Vendon. Ce parcours lui servira de guide pour la randonnée future avec ses élèves d'une école proche Gréville-Hague (CM1- CM2)
Les visiteurs ont apprécié la dimension inédite d'un herbier contemporain, le jardin nomade aux ressources végétales provenant de glanage, en dialogue avec "les glaneuses de Jean François Millet".
Les visiteurs ont apprécié de pouvoir reconnaître les végétaux et ont aimé nos commentaires à propos des végétaux à portée de vue.
ils ont fait part de leur étonnement de voir les végétaux conservés dans leur couleur, dans leur forme voire même dans leur odeur.
Prochain rendez-vous le dimanche 24 juillet de 14h30 à 17h30
Retour en images
Le jardin nomade aux ressources de glanage
Botanique et glanages sont au rendez-vous : plantes des chemins, du littoral en Cotentin pour l'herbier et les plantes et fruits ressources des glanages en hommage aux "glaneuses" de Millet. La nature est notre palette...
Une vision inédite du Castel Vendon qu'aimait Jean François Millet, s'y rendant.
à l'approche du Castel Vendon au sortir de la combe ombragée venant du hameau Cousin.
Ce vallon est jalonné par un alignement d'épines blanches.
On peut observer selon la saison des jacinthes, des violettes, des ajoncs, des fougères, des scolopendres, des pruneliers, des marronniers, des ormes, des érables, des épines blanches, des sureaux, des compagnons, des digitales, des genêts que le public pourra retrouver en partie dans l'herbier contemporain présenté à la maison natale de Jean François Millet à Gréville Hague, hameau de Gruchy.
Retour en images du dimanche 28 août.
Avec une météo parfaite et un bel ensoleillement la balade vers le Castel Vendon fut agréable avec des végétaux en phase de murissement : aubépine, épine blanche, épine noire...
Nouvel aménagement au jardin de la maison natale
Le public était au rendez-vous a la salle d'exposition temporaire et pour la balade d'herborisation.
AvecPascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien, participez à la création d'un herbier contemporain. C'est au gré de cueillettes et autres ...
Maison nataleJean-FrançoisMillet... Création d'un herbier contemporain en procédant à la cueillette et autre grappillage de ressources végétales, en marchant ...
AvecPascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien, participez à la création d'un herbier contemporain. C'est au gré de cueillettes et autres ...
il y a 4 jours—Un atelier herborisation à laMaison natale Millet Pascal Levaillantest artiste-botaniste. Vous pourrez le rencontrer dimanche 26 juin 2022 ...
il y a 7 jours—Manifestation Exposition, Atelier - AvecPascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien, participez à la création d'un herbier ...
AvecPascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien, participez à la création d'un herbier contemporain. C'est au gré de cueillettes et ...
Balade GuidéeMillet, Peintre-paysan De La Hague -Maison NataleJean-françoisMillet... AvecPascal Levaillant, artiste-botaniste, mosaïste et plasticien, ...
les 2/3 et 6 et 9/10 juillet à la maison du parc des Bruyères
afin de vous faire découvrir leur herbier contemporain et notre jardin nomade de l'été, durant le Week-end des quatre saisons du Parc de 14h00 à 17h00.
D’après les entretiens et propos recueillis en 2009 auprès de Jacqueline Lefebvre, fille de M. Festa Giovanni, elle-même ancienne maire-adjointe de la ville d’Yvetot sous les mandats de Pierre Bobée (1959-1995), de son fils Jean-Jacques Lefebvre en 2021,
ainsi qu’auprès d’Éric Dente petit fils de Silvio Dente
Pascal Levaillant, janvier-juin 2022
Cet article est susceptible d'évoluer en fonction de mes recherches en cours.
M.Dente Silvio et M.Festa Giovanni ont été les artisans de la réalisation de la mosaïque de pavement de l’Hôtel de Ville d’Yvetot.
Concernant les motifs de cette mosaïque de pavement, le végétal est interprété au milieu du pavement entouré de divers motifs géométriques à l’aspect décoratif.
La mosaïque de pavement est restée longtemps une énigme d'autant que les archives municipales d'Yvetot sont muettes à son égard : pas même l'ombre d'une archive la signalant, pas l'ombre d'un artisan la mentionnant.
Lorsque je me suis intéressé à cette mosaïque en 2008, personne n'a pu à ce moment me renseigner. Puis à la rencontre de René Gilles, celui-ci m'a informé que Jacqueline Lefebvre en savait bien plus que lui sur ce sujet. J'ai donc rencontré et interviewé Jacqueline Lefebvre à son domicile rue Clos des Parts à Yvetot en 2009.
- Si les archives peuvent rester muettes, les hommes le sont moins et c'est surement cela l'essentiel. -
Avant-propos et repères historiques à propos de la mosaïque à travers les âges.
Avant d'évoquer et de décrire le contexte qui a présidé à cette mosaïque de pavement de l'Hôtel de ville d'Yvetot réalisée peu avant 1922, je voudrai vous faire découvrir très brièvement l'histoire de la mosaïque.
La première mosaïque date du 4e millénaire avant J.-C. réalisée en petit cônes de terre cuite conservée au Muséum de Berlin - Mosaïques du temple Stone-Cone dans le district d'Eanna à Uruk IV, exposées au musée de Pergame à Berlin, en Allemagne.
La mosaïque de pavement a été appliquée sur le sol ce qui est connu depuis l'antiquité en Grèce et autour du bassin méditerranéen : c'est l'image qui surgit au sol de l'assemblage des pièces de céramique, de terre, de tesselle en céramique, de galets, de marbre posées et assemblées.
A partir du 3e siècle après J.C., l’art de la mosaïque est largement diffusé par les Romains autour de la Méditerranée. Dans notre région de la Normandie, en Seine-Maritime, la mosaïque antique est connue et présente notamment à Lillebonne (Juliobona), aux Andelys, en passant notamment par les contrées de la forêt de Brotonne, d’Elbeuf
Depuis, au cours des deux derniers siècles, la mosaïque a été appliquée sur quelques édifices religieux comme à Rouen, à Lisieux…
Quant à la mosaïque contemporaine dans notre région, on peut admirer des formats et des fresques notamment à Varengeville-sur-Mer, à Louviers, à Neuville-les Dieppe… En revanche, à Yvetot, la mosaïque de pavement de l'Hôtel de Ville reste assez méconnue.
Peu valorisée jusqu’à ce jour, voici son histoire.
1922, le nouvel Hôtel de Ville
Conçu par W. Cargill et Franche, architectes, le nouvel Hôtel de Ville vit le jour et fut inauguré en grande pompe en 1922.
William Cargill avait auparavant conçu l'hôtel de Ville de Montivilliers (inauguré le 18 juin 1911.)
« Avant 1914 la municipalité doit se résoudre à la création de l'actuel édifice qui fut placé devant le précédent...
Après la guerre, les travaux reprennent, et le lundi 3 mai 1920 le nouvel et actuel Hôtel de Ville est ouvert au public. Il sera inauguré, le 4 juin 1922 en présence de Henry Cheron, ministre de l'agriculture, et de M.Bocheux, maire et conseiller général d'Yvetot.[1] »
[1]Extraits du guide d'Yvetot, 1976 et guide d'Yvetot 1992, Archives Municipales
La mosaïque de pavement de l'Hôtel de Ville d'Yvetot visible au premier étage a été réalisée vraisemblablement entre 1919 et 1920. Néanmoins l'édification de la Mairie a commencé en 1913-1914. Les travaux furent interrompus pendant la Grande Guerre. Les travaux reprirent après-guerre jusqu'à son achèvement en 1920-1921
Bref historique chronologique des grandes étapes et évènements de la Ville d’Yvetot
Cet édifice a remplacé l'ancien, situé à proximité celui qui existait auparavant.
Le premier bâtiment de l’Hôtel de Ville « est édifié en 1832, sur l’initiative du maire de l’époque, monsieur Bourdon-Bénard […] Auparavant et postérieurement à la Révolution, la mairie fut installée dans une maison qui appartenait à la famille d’Albon et où fut célébré le 26 juin 1793 le premier mariage civil : celui de Pierre Montier et Marie Victoire Bucaille. »[1]
La chronique locale fait état des décisions et des délibérations du Conseil Municipal, sous la présidence de M. Bocheux, maire.
« M. le Maire informa que, par décret du 7 février 1920, la ville est autorisée à emprunter la somme de 329,000 fr. pour achever la construction du nouvel hôtel-de-ville. Le Conseil vote un emprunt de la dite somme à contracter au Crédit foncier pour une période de 30 ans, au taux de 7,87 0/0 et nécessitant une imposition de 29 centimes 2/10. Le Conseil sera appelé à statuer en mai sur la réalisation d’un second emprunt de 71,000 fr.. »
[1] In : Archives Municipales de la Ville d’Yvetot.
[2] In : Réveil d’Yvetot, 3-6 mars 1920, archives de la médiathèque Guy de Maupassant, CCYN
Le lundi 3 mai 1920, le nouvel et actuel Hôtel de Ville est ouvert au public.[1]
Un peu plus tard à l’automne
« Notre vieille mairie va enfin disparaitre. Depuis jeudi matin, une équipe d’ouvriers des adjudicataires, M.M. Lapert et Foulard, de Paris, travaille à la démolition du vieil édifice branlant, depuis longtemps déjà dans un état lamentable.
« Pendant que les uns enlevaient les fenêtres du bâtiment principal, d’autres ouvriers s’attaquaient au violon, situé en bordure de la rue de l’Etang et qui n’existe plus maintenant qu’à l’état de souvenir. Les travaux sont poussés activement et il est probable que la place de l’Hôtel-de-Ville sera complètement dégagée pour le Congrès du 7 novembre. On sait que c’est sur cette place que doit avoir lieu, ce jour-là, l’émotionnante cérémonie du « Salut au Drapeau », qui sera, en même temps, un salut au nouvel édifice communal pour lequel on ne pouvait rêver manifestation inaugurale plus grandiose »[2]
Nouvel Hôtel de Ville, fin des travaux en 1921 et l’Hôtel de Ville avec plus tard le Monument de la Victoire (1923-1924)
Fin des travaux 1921 après la fin de la démolition de l’ancien hôtel de Ville.
[1] Extraits du guide d'Yvetot, 1976 et guide d'Yvetot 1992, Archives Municipales
[2]In : Le Réveil d’Yvetot, 23 octobre 1920, archives de la médiathèque Guy de Maupassant, CCYN.
Cadran d’horloge vu de l’intérieur du grenier de l’Hôtel de Ville
Crédit photo, Pascal Levaillant, 2006
« Les travaux de pose de l’horloge du nouvel-Hôtel, de Ville, commencés lundi dernier, ont été achevés jeudi soir. L’horloge a été aussitôt mise en mouvement. La démolition de l’ancienne mairie est poussée très activement et ce soir samedi les derniers pans de mur seront à terre. Il ne restera plus qu’à opérer l’enlèvement des matériaux et le nivellement de la place. »[1]
La mosaïque de pavement semble avoir été posée entre 1919 et 1921. c'est une mosaïque de près de 80 m2 qui a été posée par Giovanni Festa et Silvio Dente, cimentiers et mosaïstes italiens qui sont devenus yvetotais par la suite.
Crédit photo Dominique Clatot, avec son aimable autorisation
Comme le signale Didier Clatot[1] dans son opus consacré à Jean Hétru, né la veille de l’inauguration de l’Hôtel de ville en 1922 :
« Le campanile n’existait plus en 1992 quand Jean Hétru réalisa à l’occasion du 70e anniversaire de cet Hôtel de ville un spectacle « pyromélodique », combinant son et lumière avec feu d’artifice. C’est ce campanile imaginaire qui témoignait de ce qu’il avait « entendu dire » : histoire des rois d’Yvetot, fondation de la République (14 juillet oblige) et de ce qu’il « avait vu » : manifestations sportives, culturelles,carnavals, etc… 7 décennies Jean Hétru illustrait de façon sonore ces évènements qui s’appuyaient sur des textes écrits et lus par Jacques Tanguy, historien, né à Yvetot. »
ADSM 76 FRAD076_020Fi_YVETOT_010
20FiYVETOT10 - Yvetot, le nouvel hôtel de ville.
Les élus d'aujourd'hui autour de Francis Alabert, Maire-Adjoint chargé des travaux, des relations avec les bailleurs sociaux et du personnel communal qui présidait cette commémoration en l'absence excusée d'Emile Canu, maire. Françoise Deniau parmi les officiels avait donné la veille une conférence autour de l’architecture du bâtiment.
Préparée par Mme Renelle, au rez-de-chaussée est encore visible une Exposition de l’Hôtel de Ville retraçant notamment la construction et l’évolution du bâtiment en association avec une exposition de croquis de l’Hôtel de Ville.
La mosaïque réalisée par Pascal Levaillant, encadrée par François Maletras, encadreur yvetotais,
à l'occasion de l'anniversaire des 100 ans de l'Hôtel de ville d'Yvetot.
[1] In : Didier Clatot, Jean Hétru, Editions Caravel Création, Fauville-en-Caux, 2017.
Le dévoilement
Francis Alabert, Virginie Blandin, Françoise Deniau et Alain Canac
symboles décoratifs de cet Hôtel de ville : le chêne et l'olivier
En 2009, grâce à M. René Gilles, ancien Maire-adjoint à la Culture sous les mandats du Docteur Pierre Bobée, Maire d'Yvetot, cherchant à me renseigner sur l’origine de la création de la mosaïque de pavement de l’Hôtel de Ville d’Yvetot, M.René Gilles m’a invité à contacter Mme Jacqueline Lefebvre, fille de M. Festa, ce qui par la suite m’a conduit à contacter également la famille de M.Silvio Dente.
C’est ainsi que Mme Jacqueline Lefebvre m’appris que M. Silvio Dente et M.Giovanni Festa, son père avaient travaillé sur la mosaïque de pavement de l’Hôtel de Ville d’Yvetot et dans l'ancien Hôtel de Ville de Lillebonne devenu aujourd’hui Juliobona, musée Gallo-Romain. L'ancien hôtel de ville de Lillebonne fut construit en 1837, puis il fut agrandi à de nombreuses reprises dont de 1904 à 1906. « Il répondait d'ailleurs au théâtre romain par un vocabulaire antique en façade qui lui valut le surnom de Maison Blanche [1]. »
Est inscrite « dans le marbre » la mention suivante : Mosaïque composée d’après celle de Juliobona retrouvée ici en 1870 – Liberté - Egalité - Fraternité – 1906.
A deux autres endroits de chaque côté de l’entrée principale figurent deux inscriptions.
En entrant dans le Musée, sur le coin gauche de l’entrée en pénétrant dans le hall est inscrit dans le marbre : O. Vedova[1] – mosaïste 4 Rue d’Amiens – Rouen et de l’autre côté dans le droit en entrant figure cette autre signature : A. Lequeux – Architecte – Rouen.
On en peut en déduire que Silvio Dente et Giovanni Festa ont été embauchés par Osvalde Vedova, mosaïste rouennais, maître d’œuvre pour exécuter les motifs de cette mosaïque de pavement.
En 2009 et en 2021, la famille Festa-Lefebvre se souvient :
En 2009, Mme Jacqueline Lefebvre relate quelques souvenirs :
« Tout comme M. Dente venu d'Italie pour trouver du travail sur la région du Havre, mon père Giovanni Festa s'est retrouvé sur les mêmes chantiers que M. Dente. Mon père s'est installé à Yvetot et de là il a su faire perdurer son activité. Il a contribué en qualité de cimentier à l'édification de monuments comme ceux de Latham à Caudebec-en-Caux, Nungesser et Coli à Etretat, Coste et Bellonte à Saint-Valery-en-Caux. »
Son père a résidé dans une maison en co-résidence avec M. Silvio Dente à Yvetot, maison construite par Dente et Festa dans laquelle les deux familles ont habité, chacun de leur côté.
« Cette maison se trouve au carrefour de la rue de la Brème et rue Rodin à Yvetot. Aujourd’hui la façade n'a pas beaucoup changé, notamment du côté Dente, un peu plus côté Festa où des travaux ont été effectués, modifiant la symétrie de l'ensemble. »[1]
Giovanni Festa, le père de Jacqueline Lefebvre a travaillé également à la réhabilitation de l'ancienne Halle aux grains devenue salle de Théâtre et de Cinéma en 1925. Il a exercé, dit-elle, son métier de mosaïste et de créateur de granité dans des châteaux de la région, dans certaines maisons à Yvetot, dont celle de sa fille Jacqueline, rue Clos-des-Parts qu’elle m’a d’ailleurs fait visiter à l’occasion de nos échanges en 2009. Lors de cette visite de sa maison rue Clos des Parts, elle m’a donné des cubes de céramique polychrome qui ont appartenu à son père Jean (Giovanni)
Suite à ces interviews et à ces échanges avec Jacqueline Lefebvre, je rencontre une première fois Sylvie Hubé et Bruno Dente, deux des trois petits enfants de Silvio Dente. Souhaitant les recontacter en 2020, c’est la fille d’Eric Dente qui m’a orienté vers son père, le troisième petit-fils de Silvio Dente.
M.Eric Dente a pu m’aider à compléter les informations recueillies en 2009 auprès de Bruno, décédé entre temps en 2015.
Ces personnes m’ont confirmé une partie des informations relatées par Mme Jacqueline Lefebvre.
En 2021, Jean-Jacques Lefebvre, fils de Jacqueline Lefebvre me transmet des documents de ses archives familiales.
N’ayant pu compléter mes informations par Jacqueline Lefebvre dans la dernière décennie, je suis allé à la rencontre de son fils Jean-Jacques.
Son fils m’a renseigné sur l’état civil de son grand-père Giovanni Festa.
Giovanni (Jean), Crescensino Festa est né en 1889 à Bornasco en Italie.
Arrivé jeune au Havre il a travaillé dans la région avec Silvio Dente avant de s’installer à Yvetot quelques temps après avoir achevé les travaux de mosaïque du chantier de construction de l’Hôtel de ville d’Yvetot.
Giovanni (Jean) a épousé Suzanne Callais avec qui ils eurent trois enfants : l’ainée Christiane (Sœur Marie Antoine) fut religieuse - née en 1924 décédée en 1942 ; la seconde fille fut Jacqueline que les yvetotais ont bien connu – née en 1927, décédée en 2020 et Michel lui est né en 1928, décédé en 1998.
La famille de Giovanni Festa s’installa rue de la Brème et plus tard rue Clos des Parts aux numéros 6 et 8.
Les maisons des 6 et 8, Rue Clos des Parts ont été entièrement pavées et réhabilitées par Giovanni avec son fils.
En 1968, Michel Festa – fils de Jean (Giovanni) - qui travaillait depuis tout jeune avec son père prit la succession de l'Entreprise FESTA et Giovanni cessa toute activité et pris une retraite bien méritée.
Jean (Giovanni) Festa est décédé en 1974 à Yvetot à l’âge de 85 ans.
Jacqueline Lefebvre, née Festa - avant de devenir la première maire-adjointe de Pierre Bobée jusqu’à son dernier mandat, de créer l’association ISA en 1988 qui intervient dans le domaine de l’insertion professionnelle sur le secteur Yvetotais et de fonder en 1994, rue des Chouquettes, VET NET – exerçait le métier de couturière tout en donnant des cours de couture - formation au CAP - dont beaucoup d’yvetotaises profitèrent.
Elle eut deux enfants dont un fils que j’ai rencontré pour cette occasion. Ainsi les photographies familiales m’ont été transmises par Jean-Jacques Lefebvre.
Giovanni, Suzanne Callais son épouse, la fille ainée qui fut religieuse, Jacqueline et Michel
Giovanni, Suzanne, Jacqueline et Michel
Giovanni, Suzanne, Jacqueline et ses deux enfants
Jacqueline devant la camionnette de l’entreprise Festa
Jacqueline et ses deux enfants devant l’entreprise Festa, rue de la Brême à Yvetot.
Vase colonne sur embase crée par Giovanni Festa (collection particulière)
Table en granito et mosaïque (tesselles en céramique) crée par Giovanni Festa
(Collection particulière)
Monument à Etretat en 1927 sur lequel Silvio et Giovanni ont travaillé
Monument de Latham à Caudebec-en-Caux en 1928 sur lequel Silvio et Giovanni ont travaillé
Monument de Coste et Bellonte à Saint-Valery-en-Caux en 1932 sur lequel Silvio et Giovanni ont travaillé. In : Le Courrier Cauchois, Edition du 28/08/2015
La famille de Silvio Dente se souvient :
La famille de Silvio Dente se souvient :
M. Eric Dente rappelle que M. Silvio Dente est né en Italie en 1890 et il est décédé en 1959. A son arrivée en France a 13 ans il a travaillé à Nice puis très rapidement il est venu au Havre pour le travail en qualité de cimentier et de mosaïste pour travailler notamment au chantier de rénovation de l'Hôtel de Ville de Lillebonne. Il avait 14 ans. Ce chantier au rez-de-chaussée de l’ancien Hôtel de Ville s’est déroulé de 1904 à 1906. La mosaïque de pavement du vestibule est signée et datée à 1906.
Après le Havre Silvio travaillé sur des chantiers dans certaine maison d’Yvetot comme celle de Robert Lemonnier en 1909 et dans d’autres maisons de la rue du Calvaire et de la rue Carnot. Puis il s’est installé directement à Yvetot pour travailler notamment sur le chantier du nouvel Hôtel de Ville d'Yvetot.
Il a travaillé immédiatement dans les métiers du Bâtiment et sur les chantiers de maçonnerie ainsi que sur différents chantiers tels que le monument de Latham à Rétival en bord de Seine et dans des maisons pour la décoration intérieur (pavement).
Après quelques années, resté en Normandie, il s'est implanté dans la région. Il a créé sa propre entreprise que l'on connait encore aujourd'hui : les carrelages DENTE.
L'activité a évolué comme les hommes, comme les métiers souligne Éric Dente, un de ses petits-fils.
Le fils de Silvio, Gilbert, a travaillé avec lui à partir des années 1948-1949. Ils faisaient tous deux à cette époque du granito coulé sur place ainsi que des monuments funéraires.
A partir de 1958, peu avant le décès de Silvio, Gilbert a créé la manufacture de carrelages Dente.
Gilbert Dente a investi dans des machines pour fabriquer du carrelage en granito et des marches en granito que l’on peut trouver dans certains immeubles d’Yvetot construit à cette époque.
Il fabriquait également des dalles en marbre reconstitué.
Gilbert a fourni notamment tous les carrelages et les escaliers des immeubles H.L.M. d’Yvetot.
Son cousin Michel Dente l’a rejoint dans les années 1960.
Gilbert Dente, fils de Silvio est décédé en 1990.
Éric Dente après avoir travaillé avec son père de 1977 à 1982 a quitté la région. En 1983 ce fut Bruno Dente qui remplaça Éric Dente et quand Gilbert Dente a pris sa retraite en 1985, Bruno a repris la société avec Sylvie jusqu'en 2011 reprise ensuite par Ér Dente et son fils Sylvain.
Puis récemment Éric Dente a pris sa retraite en 2019. Laura, La fille d’Éric Dente a est venue rejoindre son frère Sylvain.
Il s’agit donc actuellement de la quatrième génération à la tête de l’entreprise Dente.
Eric le petit-fils de Silvio Dente accompagné de Laura et Sylvain Dente, ses enfants, septembre 2020, crédit photo Éric Dente.
1949
Activités de la famille Dente et de la famille Festa en 1949
In : Almanach 1949 du Courrier Cauchois, pages 6 et 31, collection privée
1967-1968
L’activité Dente à Yvetot
In : Annuaire d’Yvetot et de son canton, édité sous le patronage de la municipalité, Edition 1967-1968, archives Lapert
In : Annuaire d’Yvetot et de son canton, édité sous le patronage de la municipalité, Edition 1967-1968, archives Lapert
In : Mosaïque provenant d'un temple dédié à la déesse Inanna à ...https://www.photo.rmn.fr › archive
à Ur (Our) on peut dater les premières découvertes majeures sous l’aspect de panneaux en ivoire ou en nacre ornés de mosaïques : parcelles de lapis-lazuli scellées au bitume (mosaïque dite de l’étendard provenant des tombes royales d’Our, début du 3e millénaire avant J.C. (British Museum) L’étendard d’Ur est une œuvre sumérienne retrouvée dans ce qui était le cimetière royal de l’ancienne cité d’Ur (située dans l’actuel Irak, au sud de Bagdad). L’étendard d’Ur date d’environ 2650 avant J.C., il a été découvert par l’archéologue britannique Leonard Woolley dans les années 1920.
Peu employée en Egypte, la mosaïque devait connaître son plein essor en Grèce et dans l’empire romain.
La technique de l’appliqué fut utilisée en Egypte au moins dès le troisième millénaire avant J.C.. : on a retrouvé dans les tombes de cette époque des fragments de tissus, agrémentés de scènes comparables à celles des peintures de ces tombes, exécutées par application cousue de tissus de couleurs différentes. De même en Chine au VIIIème siècle avant J.C.
L’appliqué est un ouvrage constitué de pièces assemblées par superposition et cousues, débordant les unes sur les autres ou cousues sur un fond plus grand.
On peut entendre par « patchwork » un ouvrage fait de morceaux de tissus différents assemblés par couture, collage etc…en France on parle du patchwork comme une technique d’ouvrage fait de morceaux cousus bord à bord.
Fermant cette parenthèse, on s’aperçoit que ces formes d’agencements géométriques et décoratifs sont proches et ils ont en commun d’être nés dans la latinité, au bord du bassin méditerranéen.
Le vocable « mosaïque »
Le mot mosaïque viendrait des origines des « musaea », grottes naturelles ornées ou artificielles consacrées aux muses dans l’empire romain ornées au moyen de ce musivum opus (musium).
La mosaïque est devenue art musival : La mosaïque - musivale surtout - a produit des œuvres visuelles grandioses en couleurs et formes, qui, observées de loin, offraient une image).
Tentative d’interprétation des motifs du pavement de l’Hôtel de Ville d’Yvetot
Ces motifs (antique et néo-classique) ont été souvent appliqués fin du 19e siècle- début du 20e siècle notamment intégrés au temps de l’Art Nouveau.
Les motifs de la mosaïque
Les variations des motifs sont soulignées par des techniques de pose afin d’accentuer les courbes, l’ondulation contenue dans la rigueur de l’opus regulatum.
Les motifs géométriques (tradition de l’antiquité) côtoient les motifs végétaux que l’on retrouve dans la mosaïque romaine.
En mosaique romaine il existe la technique de L'opus vermiculatum (du latin vermiculus , vermisseau) est une technique de mosaïque antique qui forme des lignes sinueuses, propres au dessin figuratif.
La technique de l’opus L’opus tessellatum (du latin tessella, cube, dé à jouer) est la forme courante de mosaïque antique. Cette technique de mosaïque convient bien aux dessins géométriques et est notamment employée pour les motifs de remplissage ou les fonds : Les tesselles sont disposées en rangées horizontales, mais sont décalées.
Dans la technique de l’opus circulatum, les tesselles sont disposées en cercle afin de souligner le motif central ou à mettre en valeur.
Dans la technique de l’opus regulatum, les tesselles sont disposées régulièrement ;
Dans l’opus musivum, les tesselles du fond suivent les contours du motif afin d’apporter de l’énergie et du mouvement au motifs.
Les motifs végétaux semblent représenter soit les feuilles et baies du laurier, soir les rameux d’Olivier.
Le laurus nobilis est un motif comme on le voit dans des mosaïques de l’antiquité - Emblema de mosaïque avec des satyres Dionysos et entouré d'une couronne de laurier (Laurus nobilis). Rome. Italie - le laurier sauce (laurus nobilis) est peu représenté avec sa baie toutefois sa symbolique est censée représenter la paix et l’immortalité acquise par la victoire surtout par la sagesse et l'héroïsme, d'où l'origine de la couronne de laurier.
Mais l’antiquité a développé également les feuilles et fruits de l’olivier en rameaux avec ses fruits.
Dans le contexte d’après-guerre en 1918, on peut imaginer que la commande fut de recourir à la symbolique de l’olivier qui est souvent associée à « la paix retrouvée ».
Il est fréquent que les sculpteurs sur pierre ou que les décorateurs (mosaïstes) ont été inspirés de la symbolique des végétaux tout en s’amusant à les réinterpréter à leur façon, selon leur imagination avec parfois une grande liberté artistique et fantaisie.
En revanche pour celle qu’ils ont posé à Lillebonne, avant-guerre leur inspiration assumée fut en rapport avec les motifs et la symbolique de la mosaïque de Juliobona découverte à la fin du 19e siècle, exposée à Rouen au Musées Beauvoisine.
Entrelacs et hexagones
Autres entrelacs
Crédits photos, Pascal Levaillant 2018
Hexagones et cubes
Crédits photos, Pascal Levaillant 2018
Motif de large tresse polychrome, motif récurrent en France gallo-romaine
Opus regulatum encerclant un motif floral
Crédits photos, Pascal Levaillant 2018
Rameaux d’olivier
Crédit photo, Pascal Levaillant 2018
Autres rameaux d’olivier (feuilles et fruits)
Crédits photos, Pascal Levaillant 2018
Motifs encadrés par des alignements opus regulatum
Enroulement de rameaux
Composition végétale entourée d’opus vermiculatum
Crédits photos, Pascal Levaillant 2018
Zoom sur un médaillon opus circumactum
Crédit photo, Pascal Levaillant 2018
Texte conçu et réalisé par Pascal Levaillant images et documents d’archives recherchés et rassemblés par Pascal Levaillant
2010-2022
Remerciements à
René Gilles ; Jacqueline Lefebvre et Jean-Jacques Lefebvre son fils ; Eric, Bruno et Sylvie Dente ; la Ville d’Yvetot ; Emile Canu ; Françoise Deniau ; Christine Renelle, Hervé Roger ; Didier Clatot ; F. Maletras ; La ville de Lillebonne ; Caux Seine Agglo ; les archives Lapert ; Le Courrier Cauchois ; Michel David (extraits de sa collection de cartes postales anciennes ) ; Jean-Philippe Pupin, les archives de la médiathèque Guy de Maupassant-CCYN-Yvetot, les Archives Départementales 76 …
Bonus - Hôtel de Ville
Après 1924
ADSM 76 - 11Fi5291 - Yvetot, Hôtel-de-ville
A l'occasion de la pose de la première pierre de l'eglise d'Yvetot -1952
Deux remarquables ormes champêtre (Ulmus minor) observés au panorama de la côte Saint-Auct - Elbeuf-sur-Seine.
L'orme est le plus souvent considéré comme disparu depuis les années 1975.
Il n'en est rien.
J'en ai observé en Ile-de-France, en Alsace, en Hauts-de-France, en Pays de Loire, à Paris où j'ai pu observé pour la première fois ses samares sur un orme de Samarie au jardin du Luxembourg, non loin de l'arrière la Fontaine Médicis.
Pouvoir observer des samares d'orme est un privilège car rarissime.
En revanche le premier orme champêtre que j'ai remarqué grâce à ses samares est celui du manoir des Evêques à Canapville dans le Calvados.
Le second orme champêtre que j'ai observé avec ses samares se trouve à Pierrefitte-sur-Seine en face des Archives Nationales, à l'encoignure de la rue Langevin avec l'avenue Emile Zola.
C'est à Elbeuf-sur-Seine que j'ai remarqué pour la troisième fois, deux ormes champêtre au moment de la formation de leurs samares : un bel orme au panorama de Saint Auct.
Il est vrai que depuis le fléau de la maladie sur cet arbre au début des années 1970 (Ophiostamo ulmi) a décimé ce magnifique arbre dont on peut retrouver la silhouette dans le magnifique film "Farrebique" de 1946.
La toute première fois que j'ai revu des ormes c'est près d'Héricourt-en-Caux dans le pays de Caux.
Un des spécimens vigoureux près d'Héricourt-en-Caux (2015)
Ses manfifiques feuilles asymétriques
Feuille de l'orme champêtre
A gauche la samare verte de l'orme champêtre (du manoir des Evêques de Canapville - Calvados), à droite la samare blonde de l'orme de Samarie (Jardins du Luxembourg à Paris)
L'orme de Samarie du Manoir des Evêques en 2019
L'orme champêtre de Canapville
Pour venir visiter les deux ormes, il faut vous diriger vers le panorama de la côte Saint-Auct au départ du jardin René Youinou.
Peu avant le chêne de la Vierge une pancarte vous signale ce panorama.
Le chêne de la Vierge qui est un arbre remarquable ne doit pas vous détourner de ces deux ormes dont celui qui est à l'angle du parapet.
L'orme majestueux
L'orme surplombe Elbeuf-sur-Seine
L'écorce de l'Orme double dont un des trois a été sectionné
L'orme près du parapet paré de ses samares
Un balcon sur la Seine
Les samares printanières avant la poussée des feuilles
"JARDIN NOMADE AUX 4 SAISONS" : UNE OEUVRE COLLECTIVE ET PARTICIPATIVE (1)
09 - 10 - 11 - 12 et 13 / 04 / 2022 - 14:00 à 17:00
Maison du Parc
Allée du Champ de Courses (côté avenue des Canadiens) - 76800 St Etienne du Rouvray
Venez participer en famille à la réalisation d'une oeuvre artistique collective qui sera installée dans le Parc.
- 14h : Présentation du jardin nomade (30 minutes)
- 14h30-15h30 : "Herborisation" avec Pascal Levaillant : cueillette et identification de végétaux dans le parc.
- 15h30-17h : Atelier de confection d'une "bobine végétale" : venez mettre votre pierre à l'ouvrage collectif : les feuilles enfilées sur un long fil enroulées sur trois tourets disposés dans le parc et constitueront le "jardin nomade", symbolisant le cycle des saisons et le renouveau perpétuel.
A l'issue de l'atelier, vous pourrez également confectionner un marque-page avec une feuille de votre choix.
Atelier animé par Pascal Levaillant et Roselyne Corblin, artistes botanistes.
Nombre de places limité à 20,une personne = une inscription
"JARDIN NOMADE AUX 4 SAISONS" : UNE OEUVRE COLLECTIVE ET PARTICIPATIVE (1)
09/04/2022 - 14:00 à 17:00
Maison du Parc
Allée du Champ de Courses (côté avenue des Canadiens) - 76800 St Etienne du Rouvray
En savoir plus
RESERVATION in : https://www.metropole-rouen-normandie.fr/decouvrir-au-parc
venez découvrir l'herbier du printemps aux 50 nuances de jaune
on appelle cela le printemps
trois tourets seront custumisés de bobines végétales à fabrique ensemble
cueillettes au programme
cynorhodons au détour des allées
ramassages et collectes de feuilles pour les bobines
exposition et présentation du jardin nomade versus boites de Pétri
et des tamis
les collections de poivrons du Champ des Possibles seront montrés à la saison automnale
contribution des publics lors des herborisations
Notre binôme est désormais prêt à vous accueillir sous ce nouveau format d'animation et d'atelier
Au démarrage du jardin nomade samedi 9 avril
Les premiers fils de feuilles seront posés le samedi 9 avril à 17h30
Herbier aux couleurs de l'Ukraine
Dimanche 10 avril 2022
Les 3 tourets
Le printemps au parc urbain
Bobines de boites de Pétri
Le chemin est balisé pour rejoindre la salle
Sortie d'ateliers avec quelque uns des jeunes qui pont confectionné les fils de feuilles pour les tourets
Lundi 11 avril 2022
Les tamis du jardin nomade
Pascal et Roselyne installent pour l'atelier de l'après-midi
Installation du jardin nomade en spirales à l'intérieur : l'herbier contemporain "on appelle cela le printemps"
Une partie des participants des ateliers du lundi 11 avril 2022
Le chemin de ronde
Pyramide végétale flore jaune
Les deux pyramides
Touret 2 de fils de feuilles
Les deux premiers tourets en cours de réalisation
Mercredi 13 avril 2022
Au petit matin
Herbier contemporain de la pyramide inversée
Herbier contemporain papillon ou sablier
Atelier fils de feuilles
Végétalisation du gabion avec un "boa vert"
Transport du boa vert vers les trois tourets
Sortie d'atelier du mercredi 13 avril 2022 avec quelques uns des participants
Remerciements aux participants que nous allons citer bientôt et pour leur aimable concours pour ce reportage visuel.
Nous avons reçu la visite de beaucoup de monde dont des jardiniers du Champ des Possible ; de Triticum et de 'On va semer' nos voisins de circonstance aux quatre saisons.
L'or bleu poudre d'isatis tinctoria - dans la boite de Pétri) d'Aurore Cottrel confié à Pascal Levaillant pour cette exposition, à coté du flacon contenant des graines provenant de la Roche-Guyon et de Canteleu
Pascal Levaillant apporte sa contribution artistique et botanique à l'exposition
" les couleurs des plantes indigènes" - Louis-Alexandre Dambourney 1722-2022 par Virginie Lagerbe, teinturière-coloriste nature
aux jardins de l'abbaye Saint-Georges à Saint-Martin de Boscherville - 76 - Seine-Maritime
du 2 avril au 30 juin 2022
Cette exposition - hommage à Dambourney dont le département célèbre cette année le tricentenaire de sa naissance valorise ses procédés de teinture qu'il a développé de Oissel.
Ce savant chercheur seinomarin révèle ses secrets de la teinture.
L'exposition, construite par le Département de la Seine-Maritime et Virginie Lagerbe, teinturière-coloriste nature, va livrer au public matières à la teinture naturelle.
A cette occasion le volet botanique a été confié à Pascal Levaillant pour dévoiler les ressources.
Six mois de recherche " in situ" : pérégrinations et herborisations
" Depuis l'été dernier, je suis allé en Charente-Maritime et à Oléron pour chercher de la garance pérégrina "rubia pérégrina" dite garance voyageuse. Puis grâce au concours de René Guery - Société des Amis des Sciences Naturelles et du Muséum de Rouen - sur ses pas j'ai trouvé la garance voyageuse sur les coteaux d'Orival sur lesquels jadis Dambourney avait implanté la garance pour alimenter ses travaux.
Sur la base des 9 plantes naturelles du monde de la teinture sélectionnées par Virginie Lagerbe, j'ai recherché des stations où les trouver afin de récolter et recueillir écorces, tiges, feuilles, terminaisons florales, rameaux, racines, cônes ... du pastel des teinturiers, de la tanaisie, de la bruyère, de la garance, du réséda lutéola, de l'aulne, du millepertuis, du pommier et du houblon.
J'ai trouvé le houblon (cônes, tiges et feuilles) sur le chemin de halage à Saint Martin de Boscherville et à Canteleu, ainsi que les cônes, écorce et feuilles de l'aulne ; à Montigny et dans les jardins de l'abbaye Saint-Georges j'ai cueilli le solidage ; sur la route de Paris j'ai trouvé la tanaisie ; l'écorce et les feuilles du pommier sur des branches cassées par les tempêtes automnales au verger de l'abbaye Saint-Georges ; le millepertuis a été déniché à Maromme et Montigny ; de la bruyère aux jardins de l'abbaye Saint-Georges, (J'ai observé la bruyère notamment aux Pierres Pouquelées de Vauville, La Hague en Cotentin et dans la forêt de la Gacilly en Bretagne) ; j'ai observé une station de pastel à Canteleu et au château de la Roche-Guyon et la grande majorité des feuilles m'ont été données par Aurore Cottrel, co-fondatrice de Blue & Pastel Le rêve bleu, la seule coproductrice normande d'isatis pour que j'en fasse des boules de cocagne. Grâce à Aurore Cottrel j'ai obtenu un peu d' "or bleu" du pastel des teinturiers. Quant au Réséda, je l'ai trouvé à Pontoise, à Sotteville-lès-Rouen et à Hénouville-le Bas.
En marge de cette exposition, j'ai recueilli également de la fibre de lin provenant de AGYLin SCA à Baons le Comte Coopératives agricoles et de Terre de Lin à Saint-Pierre-le-Viger toutes les deux implantées en Seine maritime. J'ai recherché de la laine naturelle auprès de Tourneboulaines, filandière et turbineuse de fibres dans le Cotentin à Quettreville-sur-Sienne. Séchées, déshydratées, pilées, broyées, réduites en poudre ces ressources botaniques ont été mis en flacon par mes soins afin de les présenter dans l'espace d'exposition. D'autres apports visuels ont été intégrés au catalogue d'exposition afin de valoriser la plante, qui sans elle ne permettrait pas la teinture ce que mit au grand jour le talent de Dambourney au 18e siècle."
Voici les contenus botaniques aux propriétés tinctoriales présentés :
l'ajonc ; l'aulne ; la bruyère ; le bouleau ; la bourrache ; le buddleia ; le chêne ; le cotinus (fustet) ; des boules de cocagne d'isatis ; le coréopsis ; le cosmos ; l'érable ; l'épinard ; la garance ; le henné ; le houblon ; le lierre ; le lichen ; le mahonia ; le millepertuis ; la nigelle ; la noix ; l'oseille ; l'ortie ; l'oignon ; le coucou primevère ; l'isatis ; la prêle ; le pommier ; le réséda ; la rhubarbe ; le saule ; la tanaisie ; le troène ; la verge d'or (solidage) ."
Enfin après de multiples recherches et plusieurs indices provenant le la Société Centrale d'Agriculture, chambre d'Agriculture, Cité de l'Agriculture à Bois-Guillaume, j'ai pu retrouver très exactement la parcelle sur laquelle L.A.Dambourney plantait jadis la garance à Oissel et la garance sur un terrain d'une plus grande échelle (70 arpents en 1762) que sur le terrain de sa demeure à Oissel ; et grâce à M. Guéry, botaniste renommé, la rubia pérégrina qu'il a observé à Orival-Oissel sur les coteaux calcaires depuis une quarantaine d'années : on la trouve encore à cet endroit à l'état sauvage.
Petit cabinet de curiosités des tinctoriales aux jardins de l'abbaye Saint Georges avec mes ressources végétales
l'ajonc, le coréopsis, le cosmos, l'oignon (pelures) aux propriétés tinctoriales recueillies par mes soins dans le jardin de l'abbaye ou à proximité (Montigny et Canteleu)
Houblon et millepertuis aux propriétés tinctoriales
exemples d'extraits de plantes tinctoriales présentes aux jardins de l'abbaye Saint Georges
elles sont nombreuses
extraits...
le saule des vanniers qui a servi à recueillir son écorce et la poudre présente dans mon herbier contemporain tinctorial
la rhubarbe
Les racines de rhubarbe présentes dans l'herbier contemporain proviennent de la culture d'Olivier Beslay, producteur en maraichage biologique à Canteleu
le pissenlit que l'on trouve partout
l'oseille
Les racines d'oseille proviennent d'un jardin privatif à Canteleu
les bruyères des jardins de l'abbaye Saint Georges de Boscherville qui ont servi à alimenter mes flacons et boites de Pétri
J'ai reçu la visite de Christophe Bouillon
Avec Christophe Bouillon, conseiller départemental de Seine-Maritime