installation en extérieur sur le parterre devant la serre et installation de bouteilles végétales en suspension dans la serre
et le
le dimanche 9 avrilà la Maison du Parc, présentation de notre herbier contemporain des plantes maraichères et des plantes céréalières à la maison du Parc
de 14h00 à 17h00
pour tout public
Parc Naturel Urbain du Champ des Bruyères
PNUCB-MRN
[accès allée du champ de Courses]
Rive-Gauche
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Métropole Rouen Normandie
COMMUNICATION ROUEN 2028
Nous sommes en coopération avec le Champ de Possibles et Triticum à l'occasion des prochains we des 4 saisons du Parc, session printemps, été et automne 2023
avec les cultures maraîchères et
céréalières du moment et de la saison
Remerciement spécial à la société Dutscher pour ses boites de Pétri, partenaire privilégié.
Remerciements spécial à la Société Dutscher pour ses boites de Pétri
Mardi matin 4 avril 2023
école Pierre Curie
Canteleu/Bapeaume
Classe CE2
ATELIER RECONNAISSANCE DES ARBRES
ATELIER ECORCE
ATELIER LAND ART
ATELIER ECORCE EMPREINTE
ATELIER LAND ART
BOITES DE PETRI HERBIERS DES PLANTES TINCTORIALES ET DES PLANTES CEREALIERES
Les jardins de la musique municipale rue de Bailly
jardin secret dont le nom m'était inconnu jusqu'à ce jour
Rubrique nécrologique pour réveiller les consciences car on ne peut pas vivre dans une ville trop minérale, il faut dix ans pour remplacer l'action bénéfique d'un arbre, le citoyen a besoin d'ombrage, de fraîcheur, l'arbre sert à stabiliser et à régulariser l’hydrologie du sol. L'arbre est encore nécessaire à la faune et un atout essentiel pour le climat et la diminution de la pollution.
Depuis l'après-guerre, Yvetot s'est vu amputée de son patrimoine réduit aujourd'hui au Manoir du Fay ; aux Ecoles publiques de la rue Carnot ; au tribunal public, rue du Cornet ; au tribunal de commerce-office de tourisme, à l'Hôtel de Ville, à la gare SNCF ; à l'Eglise ronde, à la Fontaine Saint-Louis, au château d'eau, au cimetière de la rue Saint-Louis, à la salle des vikings, aux deux buis déplacés et replantés par Emile Canu sur l'espace public de l'ancien Hôpital Local et près de l'ancienne maternité, à la maison de la M.J.C, à l'ancienne poste, à la "maison bleue" (Galerie Duchamp), le centre social de la gare (CPAM) ... en aurai-je oublié ? Oui, mais sur le domaine privé.
Et les cours-masures perdent leurs fossés peu à peu, la plupart des mares ont disparu, les petits chemins et sentiers réduits à peau de chagrin : chemin des ormes au quartier du Fay , chemin des écoliers, quartier Réfigny, sente entre la rue Bérat et de la rue du Mont-Joly, sente entre la rue du Mont-Joly et l'allée des Hirondelles ...
Les petits jardins sont au nombre de trois et celui là n'y figure pas quoiqu'il ressemble désormais à un jardin de la désolation.
C'est assez sidérant, stupéfiant et les écureuils ont depuis le 22 mars décampé.
Que dire de cet ancien écrin de fraicheur en cas de fortes chaleurs, que dire du paysage et de ce jardin qui perd ses arbres au profit de poteau de surveillance vidéo :
Il pousse de drôles d'arbres métalliques à Yvetot, pour semble-t-il le "bien-Hêtre" des yvetotais.
Cet état des choses me rappelle le jardin clos du manoir du Fay qui a vu son poirier de coq abattu récemment. Ma fiche n°2 sur le poirier de coq du jardin clos du manoir du Fay rappelle son bon souvenir. Hélas il n'est plus. Mais que se passe-t-il donc à Yvetot ?
Triste sort, aussi il ne fait pas bon d'être un arbre dans l'espace public yvetotais. A qui le tour !
Voici donc l'histoire de ce qui reste du jardin de la salle de la musique municipale d'Yvetot, rue de Bailly, un des fleurons verts de la cité invisible sur le site de la Ville d'Yvetot et pourtant en 2018 s'y tenaient des concerts : https://www.eterritoire.fr/detail/sorties-normandie/concert/1352448004/normandie,seine-maritime,yvetot(76190)
Remerciement aux Archives de l'IGN, Google, la BNF (Atlas Trudaine 1764) et d'Yvetot ; celles du Courrier Cauchois et remerciement renouvelé à la famille de Louis Lapert, journaliste, historien et auteur éclairé, yvetotais. Enfin je remercie Pierre Bobée le créateur de ce jardin public et leurs successeurs P. Décultot et E.Canu.
Les jardins de la musique municipale rue de Bailly
Croyant dans un premier temps que ce jardin s'appelait le square de la rue de Bailly, j'ai révisé ma copie en cherchant son nom partout et c'est grâce à la Ville d'Yvetot qui le nommant dans un de ses bulletins l'a baptisé ainsi :
"Le Café chantant a organisé son traditionnel barbecue
dans les jardins de la musique municipale rue de Bailly" in : Yvetot, Les échos d’Yvetot n°37, septembre 2017
le jardin a changé moultes fois comme en témoignent les échos d'Yvetot, bulletin municipal d'Yvetot, en 2013, 2014.
jardins de la Musique municipale
En 2014 se tenait un barbecue dans ces jardins nommés tout autrement! Jardins rue de Bailly
Archives de Louis Lapert, article publié en 1978 dans le Courrier Cauchois édition Yvetot
Le carrefour et l'endroit intégré à une propriété à la pointe de la rue allant d'Yvetot à Caudebec-en-Caux
et de la rue de Bailly.
Voici le plan de 1787 où figure le carrefour entre la rue de Caudebec, la rue de Bailly et la rue Niatel
Fonds Beaucousin, extrait du plan d'Yvetot, ADSM 76 174Fi_plan 1787
En rose les parties délimitées par des propriétés dont celle en pointe de la rue de Caudebec avec celle de la rue de Bailly décrite ci-dessous.
En vert les vergers d'Yvetot où étaient plantés les pommiers et poiriers principalement.
Grace à Mme Laurence Abensur-Hazan avec qui je corresponds régulièrement - pour son ouvrage Mémoires en Images Yvetot, Alan Sutton, 2007 - Nous pouvons situer très exactement l'endroit de la maison qui a été rasée pour permettre le carrefour de la rue de Caudebec-en-Caux avec trois autres voies yvetotaises
On voit le muret qui avait été abaissé et qui vient d'être rasé que l'on discerne sur l'image suivante vue d'avion.
Square rue de Bailly, IGN REMONTER LE TEMPS N°65 14 04 1955
Rue Ferdinand Lechevallier
On doit le nom de la rue de Caudebec-en-Caux, la C.D. 131 baptisée Ferdinand Lechevallier à l'homme que fut cet ancien maire et député d'Yvetot, né à Bolbec en 1840 et qui mourut à Paris au palais-Bourbon le 26 janvier 1905. Il fut d'abord conseiller municipal le 30 avril 1871 et industriel rue du Couvent puis maire en 1876 et député en 1881 jusqu'à sa mort (1905), soit 29 ans à la mairie d'Yvetot ce qui lui permit de lier amitié avec l'abbé Lemire, député lui aussi d'Hazebrouck.
Ferdinand Lechevallier œuvra pour la Société pratique d'Horticulture de l'arrondissement d'Yvetot au temps de Hauchecorne, Legrand, Valentin, Mail, Dieppois, Varin célèbres pépiniers et horticulteurs.
Les jardins familiaux sont à situer sur cette période même si leur rôle a été accentué par Maurice Hétru et avant lui grâce à Robert Lemonnier après la mort de M. Chevallier mais en 1914.
Dans son portrait dépeint par Louis Lapert, journaliste et historien dans un article du Courrier Cauchois du 18 février 1978, il raconte ce fait qui explique bien des choses à propos des jardins ouvriers et familiaux créés à Yvetot en lien avec l'action de M. Lemonnier.
En effet je cite : Le 27 janvier 1905, pris d'un malaise qui devait l'emporter peu après dans les couloirs du Palais-Bourbon, M. Lechevallier fit appeler un de ses collègues, l'abbé Lemire, député d'Hazebrouck, dont il reçut "les suprêmes consolations"
Ce premier fait qui parait anecdotique indique une amitié entre lui et L'abbé Lemire, le créateur des jardins familiaux : "Il fonde en 1896 la ligue du Coin de Terre et du Foyer qui a pour mission la mise en place des Jardins ouvriers". in : https://www.ville-hazebrouck.fr/decouvrir-hazebrouck/patrimoine/la-maison-musee-de-labbe-lemire/."
jardins familiaux qui ont été créé peu après à Yvetot ( Ce sera l'objet d'un chapitre spécialement dédié à R
Lemonnier et à l'abbé Lemire)
Deuxième fait important c'est que Ferdinand Lechevallier a foulé ce jardin et cette dépendance aujourd'hui attribuée à l'Harmonie Municipale) je m'explique en citant Louis Lapert :
" Emmanuel Lhermitte, maire, décidait à l'unanimité de perpétuer le nom de Ferdinand Lechevallier en le donnant à la rue de Caudebec, où il avait longtemps demeuré (là où habite maintenant Mme Veuve Blondel)." in Le Courrier Cauchois, le 18 février 1978.
Beaucoup d'Yvetotais ont connu cette maison du docteur Blondel, rue Ferdinand Lechevallier et l'existence de ce jardin dont les arbres on été très probablement plantés par M. Lechevallier au vu de la circonférence des ifs à cet endroit précis.
Square rue de Bailly, IGN REMONTER LE TEMPS N°25 02 05 1971
Square rue de Bailly, IGN REMONTER LE TEMPS N° 616 03 0.6 1985
Square rue de Bailly, IGN REMONTER LE TEMPS N° 124 08 04 1997
ci-dessus, extrait du Bulletin Yvetot Infos, 2000
Jardinières rue F. Lechevallier - in : Magazine municipal d'information n°42 novembre 2005
Square rue de Bailly IGN REMONTER LE TEMPS N° 1151 11 05 2008
Square rue de Bailly, source Google 2020
Avant - Après
La vue de ce jardin n'apparait pas sur le site de la ville où seulement trois squares, jardins et parcs figurent...
Les arbres tombent à la pelle
En 2018, un petit jardin rue de Bailly à l'angle de la rue Ferdinand Lechevallier, qui procure abri pour les écureuils, qui offrait distraction végétale, banc à l'ombre et poumon vert à Yvetot, centre-Ville avec trois ifs.
Ce jardin a presque les mêmes caractéristiques que le jardin clos du tribunal public, rue du Couvent (hangard similaire, présence d'ifs entourés de murs )
En 2019, le muret fleuri et le charme discret de ce square
En 2020, l'if boule topiaire le premier abattu et depuis il pousse à Yvetot des poteaux de vidéo surveillance
" Puisque l'arrachage d'un if est proscrit par les lois sacrées de la tradition orale et qu'il est, selon les superstitions les mieux établies, puni de la haute peine, il serait peut-être bénéfique de planter des ifs"
L'Union européenneconsidère maintenant ses peuplements comme habitat prioritaires. (Directive 21 mai 1992 du conseil européen, N° L 206/7 du JO 22.7.92 et version consolidée de 2017)
Aux arbres citoyens... selon la chanson populaire
En 2023, peut-être bientôt béton et bitume ! ?
Gageons qu'Yvetot n'a pas seulement la fibre numérique à proposer à ses concitoyens.
La fibre végétale est essentielle et indispensable à maintenir et à protéger.
En 2023, l'if résistera-t-il à la tronçonneuse?
Le petit banc public n'aura plus d'ombre en 2023
"banc public, banc public"...
Vous remarquerez le bâtiment qui est devenu le local de l'Harmonie Municipale ressemble beaucoup à la dépendance (hangard) du jardin situé dans le jardin secret du tribunal public.
Quel avenir pour ce square?
Qu'en penserait le Docteur Bobée ?
Le houx ne fait plus la roue, à qui le tour !
Pascal Levaillant, artiste botaniste, créateur de l'histoire du patrimoine végétal de la ville d'Yvetot,
médaillé de la ville d'Yvetot en 2019, membre de l'association du manoir du Fay.
Le prochain article sera donc consacré au jardin clos du manoir du Fay, orphelin de son fameux poirier de Coq à chair rouge. sic!
Voici le récit du début d'une promenade yvetotaise à la rencontre de ses jardins, de ses espaces verts aménagés et jardins clos : ce sont des squares, des jardins transformés au fil de temps et réaménagés.
J'en ai identifié près de 20.
Examiner le patrimoine végétal d'une cité c'est aussi entrevoir ces perspectives-là.
Plus qu'un inventaire c'est une promenade dans Yvetot au détour de ses micro-jardins et de ses espaces verts.
La référence - de mon point de vue - en terme de jardins, de micro-jardins, de jardins partagés, de jardins de quartier, de jardin de trottoir, de jardins des herbes sauvages, est Arcueil en région parisienne.
"Les jardins partagés sont des espaces verts cultivés et animés par les habitants. C’est un lieu de vie ouvert sur le quartier qui favorise les rencontres entre générations et entre cultures. Ils sont gérés par des riverain.e.s regroupé.e.s en association ou en collectif. Ces collectifs définissent les plantations et projets qu’ils souhaitent développer dans le cadre fixé par les conventions. La municipalité accompagne ces jardins par un soutien logistique, financier et technique. (liste des jardins sur www.arcueil.fr, dans Nature en ville)." : Véritables lieux de vies, les 14 jardins collectifs, 10 jardins pédagogiques et3 jardins familiaux(Saint Just, Duroc et Arcueil-Bagneux) permettent de jardiner dans une ambiance conviviale. Dans certains d’entre eux, des composteurs sont mis à disposition des habitant·e·s."
in : https://www.arcueil.fr/la-ville/actions-et-missions/transition-ecologique/nature-en-ville/
in : https://www.arcueil.fr/fiche-annuaire-association/arcueil-et-ses-jardins-partages/
Yvetot aurait un vrai potentiel sur un projet à long terme pour faire des ilots de fraicheur, des jardins d'école, des jardins de quartier, des jardins pédagogiques, des jardins collectifs et bien d'autres à inventer et il existe déjà 4 jardins familiaux.
Mais commençons par Yvetot et le jardin clos du tribunal de 1ere instance d'Yvetot, rue du Couvent.
L’if, un arbre rare, précieux et emblématique de la Normandie
En France, la Normandie et la Bretagne, les régions montagneuses, la Corse, sont des terres d'accueil de l'if. Yvetot est la station la plus importante du pays de Caux (les quatre communes de l'ancienne principauté qui comportait, Yvetot, Saint Clair sur les Monts, Sainte-Marie-des-Champs et une partie de la commune d'Ecalles-Alix.), hormis certaines communes riveraines de la Seine.
Un arbre multimillénaire symbolise magistralement quoique très discrètement encore ce passé ancien : il est incarné par un if qui se situe à un carrefour entre ces quatre communes de cet ensemble de paroisses : l'if de la croisée des chemins (du chemin du Val au Cesne, du chemin d'Yvetot vers Ecalles-Alix en direction de Rouen et finalement à l'encoignure de la commune d'Yvetot, Ecalles-Alix, Saint-Clair-sur-les Monts et Sainte-Marie-des Champs) : l'if du Mont-Asselin.
Nous reviendrons prochainement sur ce témoin du patrimoine végétal d'Yvetot qui fera l'objet du chapitre suivant de l'histoire du patrimoine végétal de la ville d'Yvetot.
Le climat et le sol calcaire sont propices à son implantation et à son évolution. En Normandie et en Bretagne, il fait partie de notre patrimoine immatériel, culturel et cultuel. Au regard de ce propos recueilli auprès de Martine Pioline en janvier 2021 pour mon étude sur l'histoire du patrimoine végétal de la ville d'Yvetot, la ville possède dans son environnement plus de 170 ifs et plus d'une cinquantaine sur la commune de Sainte Marie-des-Champs, commune de l'ancienne principauté d'Yvetot.
Yvetot a été identifiée par Jacques Bril, "la terre des ifs" et dont l'origine toponymique est l'if ce qu'affirme Robert Bourdu en 1997 et bien d'autres.
l'if (Taxus) devient une espèce en voie de raréfaction. L’Europe s'est emparé de ce constat aussi l'Europe protège les ivaies (peuplement d'ifs) en zone d'habitat prioritaire : l'abatage est interdit sans autorisation spéciale.
Robert Bourdu, aujourd'hui décédé qui fut professeur émérite à la faculté des Sciences d'Orsay, un des fondateurs de l'association ARBRES dont il a assuré un temps la présidence, a contribué notamment à la sauvegarde du chêne d'Allouville-Bellefosse, a écrit dans son ouvrage de référence sur l'if :
l'If , "le nom de l'arbre", Actes Sud", 1997, p. 47.
" Puisque l'arrachage d'un if est proscrit par les lois sacrées de la tradition orale et qu'il est, selon les superstitions les mieux établies, puni de la haute peine, il serait peut-être bénéfique de planter des ifs"
L'Union européenneconsidère maintenant ses peuplements comme habitat prioritaires. (Directive 21 mai 1992 du conseil européen, N° L 206/7 du JO 22.7.92 et version consolidée de 2017)
Remerciement spécial à la Ville d'Yvetot et pour l'accueil qu'elle m'a réservé en 2019 et remerciement appuyé aux Archives du Département 76 pour leur concours permanent ( Plans et iconographie) et remerciement renouvelé à la famille de Louis Lapert, journaliste, historien et auteur éclairé, yvetotais ainsi qu'à la Préfecture de Seine-Maritime qui m'a indiqué où chercher ces archives qui regroupe celles de l'ancienne prison et celle de l'ancienne Sous-Préfecture. Enfin je remercie Laurence Abensur-Hazan et bien sur: Emile Canu.
Au centre le bosquet d'if (ivaie) du jardin secret du tribunal public d'Yvetot
In : ci-dessus, extrait du Bulletin Yvetot Infos, 2000.
Les ifs multi séculaires du jardin du tribunal public
aux côtés de l'ancienne église des Bernardines (1688) devenue tribunal civil d'Yvetot en 1800.
Au Tribunal d'Instance d'Yvetot actuel, en entrant et légèrement sur la gauche, en pénétrant dans le vestibule, vous trouverez l'accès à la salle d'audience, et par un petit couloir le longeant par la gauche, vous avez accès à la cour située à l'arrière de la salle d'audience Robert Tougard, baptisée ainsi en 2011, en son hommage.
Louis Lapert dans ses notes préparatoires à un article - La rue du Couvent - publié dans le Courrier Cauchois du 21 janvier 1978, nous rapporte que le premier tribunal civil d'Yvetot date de 1800 jusqu'au milieu du 19e siècle. Il se tenait dans l'ancienne église des Bernardines, détruite par la suite.
Cette cour, ce jardin clos, au regard de l'existence de l'ancien couvent des Bernardines, de l'implantation de l'ancienne église des Bernardines, à été conçu au milieu du 19e siècle. Ces arbres auraient donc 175 ans à minima.
Voici le plan du 17e-18e siècle du couvent.
PLAN 1
La cote des Archives du Département de la Seine-Maritime : ADSM 76, FRAD076_012Fi_269_01 :
en 14 sur la légende est indiquée l'église des Bernardines.
La rue du Couvent longe ces bâtiments d'Est en Ouest vers le centre bourg (Les Halles)
On voit le calque de correspondance avec le plan de masse du Couvent en 1764. (Extrait de l'Atlas Trudaine) PLAN 2
On peut déduire qu'au dessus de la croix nous percevons une partie de la superficie de cet actuel jardin prolongé jusqu'au mur d'enceinte de l'espace suivant délimité par ce quasi rectangle occupé par un potager et un petit bâtiment à l'encoignure : la boulangerie et le four à pain dessiné.
le reste du domaine est paysagé avec un grand verger : sur le plan figure le pressoir - ; au dessous un autre verger parcellé avec d'autres arbres fruitiers, et revenant sur l'angle gauche du plan (Eglise, mentionnée en 14) la suite du jardin d'agrément où figure un bassin d'eau et le puits (mentionné en 18)
Le géographe Sion, in : Les paysans de la Normandie Orientale, étude géographique, Ed. libraire Armand Colin, 1909, décrit ce puits ainsi :
"A Yvetot, le seul puits digne de ce nom, celui de la maison d'arrêt, atteint 100 mètres, et pourtant son débit est très faible"
Ce puits a bien été foré au temps des "Bernardines" mentionné ci dessus en 18 du plan du couvent.
Si la prison a été démantelée, qu'est devenu ce seul puit yvetotais lors du projet immobilier qui a remplacé l'ancienne prison sur les terrains de l'ancien couvent?
Ce vaste domaine occupait quasiment l'emplacement délimité par l'arrière des immeubles de la place Victor Hugo et allant jusqu'à l'ancienne Clinique et occupant quasiment les terrains où se situait l'ancienne prison : une vaste propriété que l'on perçoit sur le plan 4, ci-dessous.
Ci-dessous, la situation de l'église du couvent des Bernardines, rue du COUVENT
Cette église préservée lors de l'incendie de 1688 fera office du premier tribunal civil d'Yvetot en 1800
Plan 4 : ADSM 76 174fi extrait plan Yvetot 1787 Fonds Beaucousin
On discerne très bien l'emplacement de du bâti dessiné en rose à l'emplacement du couvent des Bernardines, à l'encoignure à droite, l'église suivi d'autres bâtiments en L que l'on repère sur les plans précédents et antérieurs ainsi que les limites du parc en face du couvent qui abrita l'ancien presbytère avant de faire place à la Sous-Préfecture (emplacement actuel de l'ancien Centre des Impôts)
1822
Plan du tribunal civil avant reconstruction vers le milieu du 19e siècle
Périmètre du tribunal (ancienne église) 1822 Yvetot ADSM 76
On voit très bien l'emplacement de l'église en bas à gauche avec son mobilier qui a été déplacé dans la version définitive de 1850
la charreterie actuelle dont l'accès se fait par le jardin correspondrait peut-être au hangard projeté !
1825
plan et atlas des bâtiments civils appartenant au Département
On voit l'emplacement de l'église servant de tribunal civil, en bas à gauche.
1827
plan de restauration Tribunal civil Yvetot ADSM 76 Fonds Yvetot
façade restaurée en 1827
1850
On voit l'actuel tribunal de Première Instance reconstruit après 1850.
témoin de ce passé religieux et républicain: le mobilier du tribunal qui -selon les époques- a conservé (1800) son mobilier en bois du chœur du tribunal et sa disposition y compris dans l'actuelle salle d'audience du tribunal comme le montre les plans de 1822 et probablement également le mobilier des bancs réservés au public.
L'arc dessiné par le mobilier en bois massif du chœur en demi-cercle, à l'évidence : image du 12 novembre 2019 prise pas mes soins pour discerner les ifs à travers les vitres.
Ci-dessus, à travers les fenêtres on discerne le bosquet d'ifs.
Huit ans plus tôt, Ici dans le chœur, devant le bureau classique du juge et de la Cour du tribunal de 1ère Instance - impressionnant en bois massif - lors du baptême de la salle d'audience Robert Tougard et les remises de diplôme pour Gérard Deshayes et moi-même par Arts Sciences Lettres de Paris le 17 Septembre 2011 à Yvetot au Tribunal avec G.Deshayes graveur sur inox ; J.Trotté, le peintre, M.Langlois de ASL; moi-même et Emile Canu et en présence de la famille de l'historien du CEPC, Robert Tougard, de Mme Tonnerre, M. Canac et de Mme Blondel ayant donné à cette occasion une conférence sur l'histoire de ce tribunal.
Les plans montrent l'emplacement du jardin des ifs dans la cour intérieure du tribunal en arrière de la Salle d'Audience Robert Tougard (2011)
1898
Plan Yvetot - ADSM 76 2 0 2763
Aujourd'hui attardons-nous sur l'ensemble des ifs du jardin du tribunal public, rue du Couvent à Yvetot.
Cet ensemble est ancien, patrimonial et historique car ces ifs auraient pu être plantés entre la période de l'incendie qui avait ravagé le centre du bourg d'Yvetot et la construction du Tribunal de Grande Instance d'Yvetot, voire même avant.
En 1688, « le 20 août, arriva l’incendie général du bourg d’Yvetot par laquelle cette maison fut entièrement détruite, toutes les religieuses furent obligées de se retirer pendant quelque temps dans la maison qui est hors le bourg ». Le récit de la reconstruction du monastère nous est connu, toujours par le registre de délibérations capitulaires des moniales. Les bâtiments conventionnels sont séparés par un mur des bâtiments annexes et divers logements destinés aux chapelains. […] La suppression du monastère est prévue dès 1771.[…] Dès la fin de l’année 1781, les grilles des parloirs sont vendues ainsi que quelques pommiers et la grande porte du monastère.[…] Les bâtiments subissent donc très vite des transformations, avant même la Révolution.
1800, un jardin au tribunal de Première Instance
« le 2 juin 1800 fut installé un tribunal de première instance sur ordre du préfet. Situé rue du Couvent, il fut installé dans les locaux du monastère de femmes de l’ordre de Cïteaux, fondé à Yvetot au milieu du XVIIe siècle. Il servit de prison et c’est aujourd’hui l’un des rares édifices anciens épargnés par la guerre et l’urbanisation du XXe siècle. »[1]
Il semble ( à vérifier) qu'une courte période de transition - qu'il faudrait situer entre 1840 et 1860-, au 58 rue du Calvaire lui permis de poursuivre ses activités durant la démolition de l'ancienne église des Bernardines, devenue tribunal après la Révolution et durant l'édification du tribunal civil tel qu'on le connait aujourd'hui aux alentours du milieu du 19e siècle.
Ce nouvel ensemble architectural héberge encore 8 ifs, dont certains multi-centenaires.
A l'abri des regards, derrière la salle Tougard baptisée ainsi en 2011 en hommage à Robert Tougard, l'historien local fondateur du CEPC, cette cour carrée a conservé ces beaux spécimens qui partagent la cour avec d'autres espèces.
L'ombre y est parfaite.
J'ai eu le plaisir de découvrir ce patrimoine déjà riche de près de 400 ifs sur l'ancien territoire de la principauté d'Yvetot.
Cette visite s'est déroulée finalement le mardi 12 novembre 2019 à 11h00 en fin de matinée. Un agent de la Ville chargé de m'accueillir m'ouvert la porte de ce jardin du tribunal civil ce qui m'a permis d'admirer seul ce jardin insolite, singulier et remarquable que la plupart des yvetotais ne connaissent pas et ne lui connaissent pas ce potentiel.
Voici les images en exclusivité.
Un jardin qui mériterait une ouverture aux journées européennes du patrimoine.
P.S. Cet article est susceptible de modifications, d'amendements en fonction de données nouvelles car en recherche elles peuvent survenir à tout moment.
mardi 12 novembre 2019
à l'invitation d'Emile Canu à découvrir ce jardin secret de la Ville d'Yvetot, je m'y suis rendu seul.
La porte blanche qui donne accès au jardin et les fenêtres de la salle
des audiences baptisée Robert Tougard en 2011.
A droite le mur d'enceinte de ce jardin clos
un des ifs, toujours vert
Le charme unique de cet endroit à Yvetot
Sous un autre angle, on discerne une citerne.
Jadis un puit permettait notamment aux résidentes des Bernardines d'avoir le seul point d'eau potable d'Yvetot, qui s'est retrouvé au cœur de l'ancienne prison mais pas à cet endroit.
Le charme discret de cette dépendance
Autre perspective au centre du jardin clos
Un si beau jardin au cœur d'Yvetot: qui l'eut cru?
La belle salle Tougard, salle d'audience du Tribunal de 1ere Instance d'Yvetot.
Un autre if multi centenaire est isolé et situé dans l'ancien parc de l'ancien presbytère puis ancienne Sous-Préfecture d'Yvetot tel indiquée sur le plan de 1946. sa circonférence fait près de 4 m donc on peut le dater avant la Révolution.
Ci-dessous, à gauche et face au tribunal
[1] In : Laurence Abensur-Hazan, Mémoire en images, Yvetot, Editions Alan Sutton, 2007, p.84
POUR RAPPEL
l'if apparait dans la liste rouge des espèces menacées
La Liste rouge des espèces menacées constitue un état des lieux visant à dresser un bilan objectif du degré de menace pesant sur les espèces à l’échelle d’un territoire donné. Elle permet de mesurer le risque de disparition d’une région des espèces de la flore, de la fonge et de la faune qui s’y reproduisent en milieu naturel ou qui y sont régulièrement présentes. Selon la méthodologie de l’UICN, chaque espèce ou sous-espèce peut être classée dans l’une des 11 catégories de la Liste rouge en fonction de son risque de disparition de la région considérée. Taxus baccata L., 1753- If à baies ( Français )
L'Union européenne considère maintenant ses peuplements comme habitat prioritaires. (Directive 21 mai 1992 du conseil européen, N° L 206/7 du JO 22.7.92 et version consolidée de 2017)
En France, l’if fait l'objet d'une réglementation pouvant interdire « le ramassage ou la récolte et la cession [...] de ces végétaux »14.
Arrêté [archive] du 13 octobre 1989 relatif à la liste des espèces végétales sauvages pouvant faire l'objet d'une réglementation préfectorale permanente ou temporaire
mardi 7, mercredi 8, jeudi 9 et vendredi 10 février
avec les écoles et centre de loisirs
et
le dimanche 12 février de 14h00 à 17h00
pour tout public
à la maison du Parc Naturel Urbain du Champ des Bruyères
PNUCB-MRN
[accès allée du champ de Courses]
Rive-Gauche
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Métropole Rouen Normandie
Le dimanche 12 février, nous vous ferons découvrir près de 150 plantes tinctoriales dont celles des arbres et arbustes présentes dans notre herbier contemporain, jardin d'hiver nomade avant la prochaine édition du week-end des quatre saisons du Parc du printemps en coopération avec le Champ de Possibles et Triticum à l'occasion des prochains we des 4 saisons du Parc.
L'atelier du mardi 7 février 2023
avec une classe CP de Joliot Curie
ATELIER LAND ART
avec des tiges, des cônes, des fruits des arbres
ATELIER LAND ART du mercredi 8 février 2023
avec un groupe du centre de loisirs de Grand-Couronne
avec des tiges, des cônes, des fruits des arbres
Ecole FERRY JAURES Saint Etienne du Rouvray
CLASSE CE1
JEUDI MATIN 9 FEVRIER
Atelier écorce
ATELIER LAND ART
ECOLE FERRY JAURES
SAINT ETIENNE DU ROUVRAY
CLASSE CP
JEUDI APRES MIDI
ECOLE FERDINAND BUISSON
SOTTEVILLE LES ROUEN
CLASSE CE1
VENDREDI MATIN
MANDALA 1
MANDALA 2
MANDALA 3
MANDALA 4
MANDALA 5
MANDALA 6
MANDALA 7
MANDALA 8
MANDALA 9
MANDALA 10
MANDALA 11
MANDALA 12
MANDALA 13
MANDALA 14
MANDALA 15
MANDALA 16
MANDALA 17
MANDALA 18
MANDALA 19
MANDALA 20
MANDALA 21
MANDALA 22
MANDALA 23
MANDALA 24
MANDALA 25
MANDALA 26
MANDALA 27
MANDALA 28
ECOLE FERDINAND BUISSON
SOTTEVILLE LES ROUEN
CLASSE CE1
VENDREDI 10 FEVRIER 2023
APRES-MIDI
MANDALAS 1 et 2
MANDALAS 5 et 6
MANDALAS 7 et 8
MANDALAS 9 et 10
MANDALAS 11 et 12
MANDALAS 13 et 14
MANDALAS 15 et 16
MANDALAS 17 et 18
MANDALAS 19 et 20
MANDALAS 21 et 22
MANDALAS 23 et 24
MANDALAS 25 et 26
MANDALAS 27 ; 28 et 29
Dimanche 12 février 2023
installation
herbier contemporain et jardin nomade des plantes tinctoriales
Pascal Levaillant se rend à Oissel le lundi 21 novembre à la rencontre de Dambourney, chez lui sur ses terres cultivées de plantes tinctoriales et des la Société d'histoire d'Oissel (SHO).
Ce sera l'occasion pour lui de présenter son herbier contemporain des plantes tinctoriales et de dialoguer avec les membres de cette Société d'Histoire d'Oissel autour de l'œuvre de Dambourney, né en 1722 à Rouen et décédé à Oissel après avoir mené ses recherches sur les couleurs des plantes tinctoriales (plusieurs centaines dont la garance, la gaude et la guède). L.A. Dambourney fut également intendant du jardin botanique de Rouen (Jardin des Plantes)
"Mes recherches m'ont poussé à retrouver l'endroit où Dambourney a trouvé la garance sur les coteaux entre le bourg et Orival, les terres agricoles où Dambourney a cultivé la garance, l'isatis (pastel des teinturiers), ces couleurs "grand teint" avec celle de la gaude qui ont constitué les 3 couleurs principales de la broderie de Bayeux au 11e siècle et mélangées ces trois couleurs ont constitué "in fine" la gamme des 10 couleurs des fils de laine de la tapisserie de Bayeux brodés sur toile de lin"
Un spécial remerciement à l'éminent botaniste René Guéry qui m'a orienté vers ces "stations" normandes de la Garance Voyageuse et aux incubateurs normands de l'isatis dans le Calvados : Aurore et Arnaud.
Pascal Levaillant, artiste-botaniste et membre de la Société Centrale d'Agriculture de Seine- Maritime
Le pastel des teinturiers : le "bleu-perse"
Mes cocagnes normandes réalisées avec les feuilles de pastel (isatis) d'Aurore et d'Arnaud
in : https://www.pleinchamp.com/actualite/reintroduire-la-culture-du-pastel-en-normandie-le-reve-bleu-d-aurore-et-arnaud
"Réintroduire la culture du pastel en Normandie : le rêve bleu d’Aurore et Arnaud"
La fameuse garance (racines) d'Orival-Oissel des coteaux calcicoles qu'a trouvé Dambourney vers les années 1756 : le rouge
La gaude et le réséda : le jaune, cultivé à Oissel au 18e siècle par Dambourney
présentent leur herbier contemporain du verger et des fruits de pressoir à la fête "Sauve ta pomme"
à Brémontier-Merval le 19 novembre 2022
Roselyne et moi présenteront un herbier contemporain du verger et des fruits de pressoir avec 36 variétés emblématiques du pays de Caux et du pays de Bray et en prime une première conférence sur le rôle qu'ont tenus les pépiniers du pays de Caux dans la régénération des pommes à cidre au 19e siècle.
Aux jardins de l'abbaye Saint Georges Pascal Levaillant et Roselyne Corblin participent à la fête "à l'heure des récoltes et des arbres vertueux" 2022 - 1 et 2 octobre 2022
Dans le cadre de l'évènement “À L’heure Des Récoltes et des arbres vertueux !”
Pascal Levaillant & Roselyne Corblin vous donnent rendez-vous le samedi 1 et dimanche 2 Octobre de 10h à 12h30 et de 14h 30 à 17h00 pour la performance de nouvelles branches pour le bigarreautier fossile. Le fermier qui a commencé à exploiter les terres avant que les jardins soient recréés par l'association ATAR dans les années 80 a bien connu ce bigarreautier avant son démembrement annoncé voilà quelques années.
C'est en sorte un hommage lui étant rendu d'autant que le bois flotté lui permet pour l'occasion de lui redonner vie, comme l'est devenu l'usage du bois flotté.
Participez à la réalisation d’une œuvre environnementale de Pascal Levaillant et de Roselyne Corblin sur le bigarreautier fossile du site et créez de nouvelles branches avec du bois flotté récolté préalablement en bord de Seine. Vous pourrez contribuer à la colorisation des branches en bois flotté sur fond de branches et tronçons de bois flotté au préalable chaulé.
10h-12h30 | 14h30-17h | tout public
L'arbre se prépare à recevoir ses nouvelles branches.
Un arbre remembré le 1 et 2 octobre, un arbre régénéré à l'heure des récoltes 2002
MONTAGE 1
MONTAGE 2 - 3 ET 4 puis teinture
Fin du montage vendredi pour être prêt à poursuivre samedi et dimanche avec la participation des visiteurs
Voici l'aperçu de la journée du samedi 1 octobre 2022
Dimanche 2 octobre, suite et fin de la performance avec encore une trentaine d'enfants qui ont contribué à l'œuvre, sous le regard amusé et intéressé de leurs familles.
Ce sont près de 60 enfants et jeunes adolescents qui ont participé à cette installation haute en couleur sur bois flotté.
Malgré la pluies, les bâtons de bois flotté sont devenus "bâtons de pluie".
Le bigarreautier reprend racines
Fin de la journée, fin de la performance et les pommes en plus... la cerise sur le gâteau.
il y a 3 jours—Ce week-end, se déroulera une fête des plantes dans lesjardins de l'Abbaye Saint-Georges-de Boscherville. Cette manifestation conviviale ..
C'est le rendez-vous annuel pour fêter lesrécolteset ceux qui les font ! Producteurs locaux,récoltesolidaire, concerts, trocs de graines, conférences, ...
A L'heuredesrécolteset des arbres vertueux. Venez rencontrer les producteurs locaux : fruits, légumes, miel, confiture, jus de pommes, produits laitiers…
il y a 2 heures—La deuxième édition "à l'heure des récoltes" dans lesjardins de l'Abbaye Saint-Georgesà Saint-Martin-de-Boscherville (Seine-Maritime) ...
Les chemins de traverse de mon enfance : les routes de fruits au rythme des saisons
Pendant les vacances familiales d'août en Savoie , je passais mon temps à la cueillette des prunes, des pêches de vigne et des noisettes, à Chaloup, Bégon, à Bissy, à Saint-Sulpice, hameaux et villages sur la route du col de l'Epine de Cognin à Novalaise - lac d'Aiguebelette.
On en cueillait aux alentours en cachette ces fruits au délicieux goût du fruit défendu, c'est à dire le délice du fruit sucré de la Savoie près de Chambéry.
Au petit matin je cueillais des "petits rosés" des herbages où paissaient les vaches.
On aidait Jean Paul Auger à la moisson et nous l'aidions aussi à rentrer le foin dans ses granges de Chaloup-Bégon.
On rangeait les bottes de paille ou de foin sur la remorque de son petit tracteur rouge. Parfois je tenais le volant du tracteur pour suivre les rails de foin coupés, étendus et secs.
A la période des confitures, début septembre, en allant aux mûres - c’est-à-dire à la cueillette des mûres - nous nous arrêtions souvent à Grémonville, rue du champ des batailles, sur la route d’Etoutteville à la sortie du village.
On empruntait souvent l’ancienne voie romaine de Rouen à Saint-Valery-en-Caux.
La voie romaine comme on l’appelait était bordée de talus et de haies et de ronces qui produisaient en abondance des fruits rouges prêts à cueillir pour en faire des confitures.
Quand on allait aux mûres d’Hautot-Saint-Sulpice on passait par Anvéville, puis par Etoutteville, Grémonville, Doudeville et Routes…
Nous rendions visites à nos oncles et tantes, Thérèse, Adrien, Jean et Germaine
C’était notreroute des fruits.
On avait un circuit court qui partait du Nouveau Monde à Hautot Saint Sulpice pour rejoindre les fonds et les coteaux d’Anvéville, puis d'Etoutteville avant de revenir à Hautot Saint Sulpice.
Pour les pommes et les poires, nous avions à demeure des pommes à couteau mais pour les pommes à cidre nous allions les ramasser à Etoutteville dans les cours de notre tante Thérèse que nous appelions avec beaucoup d’affection « tata golden » et dans la cour de la ferme de Bernard et Monique, nos cousins. Nous ramassions les pommes à la loue : on en donnait la moitié aux propriétaires et le reste était livré par notre cousin en tracteur. Nous lochions les pommes avec des gaules, nous secouions les grosses branches qui tombaient d’un seul coup sur l’herbe. Je me souviens du bruit mate de leur tombée sur l’herbe haute. Nous en prenions sur la tête avant de tout mettre dans des « pouches » ou dans des sacs plastiques à engrais qui même rincés sentaient la chimie. Nous en ramassions plus d'une centaine de rasières et mon père en faisait livrer près de 70 rasières de Etoutteville à Yvetot.
Les pommes pourries servaient à des bagarres dans la cour : il y avait le clan des pommes « su» - les méchants - et le clan des pommes douces – les gentils. Selon, on se traitait de soit pommes « su » ou de pommes douces.
Fin octobre c'était le temps des poires de coq dont les poiriers à cette époque étaient encore abondants.
C'était le fruit de l'hiver par excellence car cuit au jus il donnait un fruit savoureux et bien plus quand il était cuit dans le vin.
Ma mère faisait aussi des douillons de poires de coq, - fruit cuit égoutté enveloppé d'une pâte brisée et cuit au four.
La poire de coq cuite au jus a la peau plissée. Nous disions alors qu'elles étaient coties et au goût, unique proche de la poire fisée du pays de Bray.
Dans les années 60 et 70, en novembre nos repas étaient constitués de potage, de hareng mariné ou grillé au feu de cheminée avec une pomme de terre cuite à la peau avec une noisette de beurre demi-sel et en dessert la poire de coq au jus.
En novembre les rasières arrivaient à Yvetot et la "presse" venait les brasser. Ca sentait le jus de pomme dans la rue Pierre Jean de Béranger à Yvetot
A Noël on buvait le cidre nouveau (le cidre de la soif) et le dimanche le cid'qui toq en cauchois : le cidre qui toque la tête, qui étourdi. Ce cidre brut avait une robe jaunâtre à orangée, de nature légère mais complexe, très peu sucré et très sec, légèrement acidulé en bouche avec une petite pointe d'amertume.
Pour le cidre il fallait attendre un peu.
Mon père pesait le cidre. Il était mis en bouteille quand le jus était à maturité et suffisamment alcoolisé, c’était la corvée d’une centaine de bouteilles à remplir, à mettre les bouchons et les fils de fer autour du bouchon en liège avant d'embouteiller au bouchon en plastique, dans le sous-sol de la cave.
On nettoyait les bouteilles et on les rinçait avant la mise en bouteille.
La fin de l’automne et le début de l’hiver étaient rythmés par ces immuables rituels saisonniers jusqu'au jour où les vieux poiriers ont été abattus un a un et non remplacés.
A Hautot Saint Sulpice n’ayant pas l’eau potable et une seule citerne d'eau impropre à la consommation, mon père gardait un tonneau de « boisson » qui à la fin de l'hiver donnait une cidre aigrelet. Nous allions également à Héricourt en Caux chercher de l’eau à la source à la sortie du bourg en direction de Grainville-la-Teinturière.
ABOUT Pascal Levaillant, by Anne Cauquelin [2021]
“It is in this Normandy bathed in light, with vaporous, opalescent mists, and changing patches of color that Pascal Levaillant collects the material and the mode of his new project. […]
It is a quieter, quieter, respectful action that meadows and orchards call for; picking, collection, close to contemplation; slow, patient practice, modulated by the seasons. […]
It is these gestures of deposition and archiving that Levaillant chooses, thus constituting an authentic reliquary. […] veneration leads him to respect, and the abundance of harvests to fertile patience. His model would be to be found in the old man of Taranto, described by Virgil in the Georgics, this peasant who calmly cultivates his rural plot day after day and whose temporal rhythm is that of "Festina Lente". Festina lente (Hurry up slowly)
This is the princeps motto of the gardener. Pascal Levaillant's contemporary herbaria respond perfectly to this injunction. […] Everything comes in its time, they seem to say, and our patience accompanies them. […] Pascal Levaillant's celebrations and offerings are odes to "natural nature". A nature as described by Mikel Dufrenne, under the name of naturing nature, thus distinguishing it from naturated nature, that which, having gone through increasingly industrial treatments, is transformed even into its genetic capital.
The gardener, the landscape designer, the poet or the painter are close to this naturing nature; they capture life, of what grows flourishes and dies, in short the phusis of the ancients, good housekeeper, thrifty and giving to each according to need.
However, this naturing nature likes to remain hidden, or at least does not show itself clearly. It gives itself to be perceived little by little and without assurance of success. Approaching it requires patience, skill and persistence.
Many contemporary artists are currently attempting a biosensitive approach, either by denouncing the exploitation of natural products by the agri-food industries, a kind of planetary transgenics as Pat Badani does with his project "Al grano", or by purifying or purifying the artistic process itself, thus aiming for the little, the almost nothing, or, in the extreme, the void. Without saying it, it seems that this is the trend that Pascal Levaillant is following. »
Extrait du texte d’Anne Cauquelin pour Pascal Levaillant, Anne Cauquelin est l’auteure de L'invention du paysage. Paris, PUF, 2000, 180 p. (« Quadrige »). Et: Le site et le paysage. Paris, PUF, 2002, 194 p. (« Quadrige »). et de Petit traité du jardin ordinaire, Payot et rivages, 2005.
Norman artist, I live today in the Rouen Normandy metropolis in Canteleu in the country of Flaubert (Croisset) after having lived in Yvetot (Seine-Maritime) from 1964 to 2022.
Born in Rouen, I spent my early years in Hautot-St-Sulpice in the heart of the Pays de Caux.
Mosaicist, sculptor, visual artist, artist-botanist, I have been an explorer of biodiversity, a gatherer-gleaner since my early youth. I have accumulated, collected and then recycled resources from plants, algae, minerals and animals since 2004.
Following the discovery of the industrial wasteland of Briare (enamels, glass tesserae, pearls…), I devote myself to the art of mosaic, to sculpture on driftwood, in particular by the “champlevé” technique.
Simultaneously I have been composing several contemporary herbaria since 2008 presented in the form of a nomadic garden (land art), an inert collection outside a cabinet of curiosities, extended into my Petri dishes. These herbaria are from the third generation of herbaria after those engraved and drawn, after those installed in paper in the 16th century: there are aromatic plants, tinctorial plants, technical and/or industrial plants, medicinal plants, food plants and more recently orchard plants (fruits from the press)...
The cairn (Artistic Construction Incorporating Natural Rocks),
the assembly of driftwood and boat wood complete the river work.
My main recent exhibitions:
Recently at the Parc Urbain des Bruyères, Hazebrouck, at the gardens of the Saint Georges Abbey, at the Maison du Parc du Perche, at the birthplace of Jean-François Millet, at Couvin in Belgium and soon at the international mosaic meetings in Chartres 2022.
I installed my collections in the cabinet of curiosities of the Château de la Roche-Guyon, 2020.
In 2022, I exhibit in the departments of Loire, Nord, Calvados, Manche and Seine-Maritime, in Belgium and Eure-et-Loir.
I participated in the International Mosaic Meetings from 2008 to 2022 in Chartres, those of Hazebrouck from 2013 to 2021.
I have already exhibited in Rouen, Paris, Cachan, Le Havre, Hazebrouck, Saint-Etienne, Dijon, Honfleur, Chartres, Exeter, Dieppe, Bernay, Elbeuf, Vascœuil, Plouguerneau, Les Andelys, Lillebonne, Yvetot, Nocé, Harcourt, La Hague, Sainte-Mère-l' Eglise, Domfront,… since 2006.
"The man is nothing, the work – everything" Gustave Flaubert,
Correspondence, Letters to George Sand.
I developed my taste for botany and plants from an early age. At the age of 11, I started my first floral herbarium in Haute-Maurienne in 1968, followed by a herbarium of leaves in the Montagne Noire in 1980. My plant harvest intensified through contact with heritage sites or remarkable natural sites to become the material of my artistic palette in volume, color and perfumes. The Luxembourg gardens in Paris, the Charmettes in Chambéry, the gardens of Chaumont sur Loire, the park of the ruins of Jumièges, and other landscape sites: the island of Tati hou, the meadows of Alençon, the hills of the Gironde, the towpaths of the Seine valley, the Lot, the Rhône, the Rhine…
With Roselyne Corblin
Since 2022, I have been co-constructing my herbaria with Roselyne Corblin:
“As a teacher, Roselyne supervised many artistic creation projects, in the context of exhibitions of student work until 2018.
Over time Roselyne has sometimes accompanied Pascal in his herborisations, in the preparation of plants, in the installation of his exhibitions, in his workshops and events with various audiences.
Specialized educator by training and artist-botanist, Pascal has developed his art since 2011 through the disciplines of plant mosaic, plant art, environmental art and land art.
Our common taste for nature was decisive in immersing ourselves in the natural environments of the coast as well as of the Seine valley or those in the forest. Both retired, we have decided to combine our practices both in the creation, in the preparation of plants and the animation of workshops of artistic practices.
We have become gatherers, gleaners, explorers of biodiversity. During our wanderings on the coast from Zuydcoote to Seignosse and the banks of the rivers, from Hazebrouck to Strasbourg and from Grenoble to Cahors, we collected plant and mineral resources and shells presented in Petri dishes, flasks and sieves. »
"My orchard herbarium is a nomadic garden without humus, without roots. It combines botany, literature, pomology, horticulture, poetry, art and heritage in the footsteps of great authors: ROUSSEAU, FLAUBERT, THOREAU, SAND, MAUPASSANT and scholars and authors for knowledge, this nourishment essential to our lives: BIRLOUEZ, CAUQUELIN , CHAUVET, COMBORNAC, RUAS, HAUCHECORNE, TRUELLE, LEGRAND… Those that I read with attention that nourished and inspired me”
Collecting, drying, ventilating, sifting, preserving, fruits, seeds, pods, pods, scales, lichens, petals, stems... my herbarium is constantly in search, in evolution, in change of register, movement (festina slow) which tells of few things in life.
I build it thanks to the use of the sieve, ideal tool for sifting, of the dehydrator, ideal machine or under the effect of the rays of the sun and to get rid of the organic parasites of these raw vegetable materials.
Artiste normand, seinomarin, je réside aujourd'hui dans la Métropole Rouen Normandie après avoir habité Yvetot de 1964 à 2022. Je suis associé à Roselyne Corblin pour l'ensemble des productios coproduites. (Herbiers, Land art et Ateliers) Natif de Rouen, j'ai vécu mes premières années à Hautot-St-Sulpice au cœur du pays de Caux. Mosaïste, sculpteur, plasticien, artiste-botaniste je suis explorateur de la biodiversité, cueilleur-glaneur depuis ma prime jeunesse. J’ai accumulé, collectionné puis recyclé des ressources qu’elles soient végétales, algales, minérales et animales depuis 2004. Suite à la découverte de la friche industrielle de Briare (émaux, tesselles de verre, perles…), je m’adonne à l’art de la mosaïque, à la sculpture sur bois flotté notamment par la technique du «champlevé».
Simultanément je compose plusieurs herbiers contemporains depuis 2008 présenté sous la forme d'un jardin nomade (land art), collection inerte hors d'un cabinet de curiosités, prolongé dans mes boites de Pétri : y figurent les plantes aromatiques, tinctoriales, techniques et techniques industrielles, médicinales, alimentaires et du verger...
Le cairn (Construction Artistique Incorporant des Roches Naturelles), l'assemblage bois flotté et bois de barque complètent l'oeuvre fleuve.
Mes principales expositions récentes : Récemment au Parc Urbain des Bruyères, Hazebrouck, aux jardins de l'abbaye Saint Georges, à la maison du parc du Perche durant une année, à la maison natale de Jean-Francois Millet. J'ai installé mes collections au cabinet de curiosités du château de la Roche-Guyon de mars à la fin août 2020.
En 2022, j'expose dans les départements de la Loire, du Nord, du Calvados, de la Manche et de la Seine-Maritime, en Belgique (Couvin) et à Chartres à l'automne.
En 2014, j'ai co-initié et coorganisé la 1ère Biennale d'art du Bois Flotté, j'ai participé aux Rencontres Internationales de Mosaïque de 2008 à 2020 à Chartres, à celles d'Hazebrouck de 2013 à 2021.
J'ai déjà exposé à Rouen, Paris, Cachan, Le Havre, Hazebrouck, Saint-Etienne, Dijon, Mantes la Ville, Honfleur, Caudebec-en Caux, Chartres, Exeter, Dieppe, Bernay, Elbeuf, Grand-Quevilly, Petit-Couronne, Catus, Vascœuil, Plouguerneau, Les Andelys, Gruchet-le-Valasse, Criel-sur-Mer, St-Valery-en-Caux, Lillebonne, Yvetot, Paluel, Nocé, Harcourt, La Hague, sainte-Mère-l 'Eglise, Domfront, Gonfreville l'Orcher… soit plus de 220 participations à des salons, expositions collectives, biennales, expositions et personnelles… depuis 2006.
"L'homme n'est rien, l'œuvre – tout" — Gustave Flaubert Correspondance, Lettres à George Sand in : https://quotepark.com/fr/citations/1948810-gustave-flaubert-lhomme-nest-rien-loeuvre-tout/
Démonstration de mosaïque végétale le dimanche 18 septembre 2022 au jardin clos du manoir du Fay de 10h à 18h00 avec Faire Vivre le Manoir du Fay [ ] et la Ville d'Yvetot.
Dans le cadre desjournées européennes du patrimoine, sur le thème du Patrimoine durable, ... Atelier mosaïque végétale avecPascal Levaillantdans la jardin-clos ...
Performance mosaïque végétale avec Mr. Levaillant: Une démonstration de mosaïque sur le thème du Manoir du Fay et de ses arbres fruitiers avec des présentations de formats botaniques des fruitiers du pays de Caux et des végétaux environnants - "performance in situ" avec d'autres ressources du manoir du Fay, en écho avec la commémoration des 400 ans de Molière : atelier intitulé "le botaniste malgré lui"animé par l'artiste.
Pascal Levaillant va vous présenter en avant-première son herbier contemporain du verger et des fruits de pressoir, expérience unique au monde puisque même si des pommes, poires, citrons ont été peints sur plâtre, cet herbier est singulier, atypique et botanique puisqu'il va désormais s'enrichir de pommes et poires de Normandie, du pays de Caux et notamment d'Yvetot pour des variétés créées il y a 150 ans environ à Yvetot par un yvetotais P.M.Legrand.
Ses pommiers ont fait le tour du monde, figurez-vous et on en parle encore.
Rendez-vous le dimanche 18 septembre de 10h00 à 18h00
En avant première voici la mythique Argile Rouge, proche de l'Argile Nouvelle créée par P.M. Legrand voici 150 ans.
L'Argile Rouge, Douce-Amère, d'origine de toute la Normandie et présente dans le verger de la cour plantée du Manoir du Fay d'Yvetot en 2000.
collection été-automne 2022
Fruit entier, feuilles et fruit à la coupe - Argile Rouge
Dans le cadre desJournées Européennesdu Patrimoine2022, le Département de l'Eure ... L'artistePascal LEVAILLANTvous fera découvrir la technique de la ...