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24 septembre 2025 3 24 /09 /septembre /2025 07:05

 

Citrouille, potiron ou betterave fourragère ou sucrière pour les illuminations du 31 octobre...en pays de Caux !

En pays de Caux la tradition des betteraves creusées et illuminées avaient cours bien avant que les américains nous innondent de leurs fameuses citrouilles  creusées et illuminées qui ont finalement détrôné nos betteraves fourragères anglo-normandes et du nord-est de la France (presque définitivement au début du 21e siècle).

C'est sans compter sur l'Alsace qui revisite cette tradition germanique s'étant propagée  également en pays de Caux - comme le rapportent les études consultées - chez nous par les peuples anglo-saxons et norois suite probablement aux raids dits barbares ou germaniques depuis le 4e siècle.

Les grands bretons et les irlandais auraient répandus en Bretagne la tradition des gros navets creusés et illuminés au 31 octobre comme nous rappelle les exploitants de la ferme d'Epaville, en pointe de Caux.

 

Intrigué par une animation prévue  à la fin du mois d'Octobre organisée à la ferme d'Epaville, je me suis interrogé sur le retour d'une tradition intégrant des betteraves sucrières cultivées dans leur exploitation.

Retour de tradition en pays de Caux des betteraves creusées et illuminées

alors, fourragère ou sucrière?

par Pascal Levaillant 2025

 

Une betterave fourragère prélevée à Carville-Pot-de-Fer © Gilbert Michel 2025

en forme de tête de mort comme celle creusée ci-dessus par mes soins.

La betterave fourragère pour les lumières du 31 octobre. 

Tradition cauchoise depuis le 5e siècle apportée  par les "Germains" comme le rapporte Sébastien Günther, voir la carte ci-dessous, éditée par ses soins.

 

 

"Deux heures d’atelier à la ferme pendant lesquelles vous serez immergés dans la maison d’autrefois pour y évoquer les origines de la fête d’Halloween. Vous irez ensuite sous le hangar près du bois afin de réaliser en famille votre lanterne d’Halloween à partir de betteraves sucrières. Ce sera l’occasion d’aborder le thème des cultures, de la betterave, des circuits courts et du sucre…

Pour que la visite soit encore plus mémorable, venez déguisés !

À partir de 4 ans – accompagné d’un adulte
Sur réservation uniquement : ferme-epaville.com rubrique découvrir et s’amuser, ferme de découverte"

in : https://www.lehavre-etretat-tourisme.com/fr/fiche/montivilliers/atelier-halloween--les-betteraves-sucrieres_TFOFMANOR076V523K7C/

 

 

La tradition des betteraves fourragères  creusées et illuminées en pays  de Normandie viendrait d'Alsace et du nord et l'est restée longtemps notamment dans le pays de Caux jusqu'à ce qu'elle soit supplantée et délaissée au profit des citrouilles après-guerre.

 

Cette proposition insolite avec des betteraves sucrières à la ferme d'Epaville m'a remémorré un fait qui dans les années 1980, m'avait été rapporté par   "Mémé Dudu" âgée de plus de 80 ans, elle-même originaire d'Hautôt-le-Vatois,  avant qu'elle s'installe avec son mari à Alvimare en 1925 - A leur retraite elle quitta Alvimare pour Yvetot, à la toute fin des années 1960.

Vers la fin des années 1980, c'est à cette période qu'elle me le raconta, évoquant des souvenirs autour d'une tasse de tisane à la mauve  : dans le pays de Caux il y avait une tradition  des betteraves fourragères creusées et illuminées, tradition  vécue au temps où  elle habitait Alvimare àpartir des années 1925, son mari exerçant le métier de bourrelier spécialisé en aménagement de cariole à chevaux.


Elle me racontait que des betteraves était creusées  pour y loger de petites bougies le soir du 31 octobre au moment de la Toussaint.

 


C'est la seule personne cauchoise qui m'a conté cela. Elle m'a confié cela - comme elle me racontait bien d'autres  souvenirs - car à la vue des citrouilles et potirons allumés au 31 octobre à Halloween, elle rigolait bien de voir tout ce nouveau folkore sachant qu'elle me disait qu'on inventait rien de nouveau asteu.  Elle déplorait que la tradition des betteraves fourragères, creusées et éclairées par des bougies avait malheureusement disparu au profit des potirons et citrouilles.


Les betteraves choisiés pour laeur grande dimension étaient creusées par la base pour qu'elle trouve une assise stable, pour mettre la bougie à l'interieur ou creusées latéralement selon leur taille et volume. 


Ces betteraves étaient placées au bord de la nationale Rouen-Le Havre à Alvimare.


Recherchant des informations tout azimut, lisant un article de Simone Morgenthaler sur cette tradition alsacienne je me suis dit que cette tradition raontée par la mémé "Dudu" venait peut-être  finalement de l'est de la France !

N'étant plus le seul cauchois à évoquer cette supposée tradition, j'ai cherché à me documenter davantage.

Voici ma synthèse : 

" L'article fort bien documenté de Simone Morgenthaler, rappelle une ancienne tradition alsacienne de betteraves fourragères creusées en forme de crânes, appelées «Totekëpf ou « ùskelischti Dìrlìpse » », qui étaient illuminées par des bougies et placées sur les rebords de fenêtres pour créer une atmosphère étrange. Cette coutume, aujourd'hui disparue, a été remplacée outre-Atlantique par celle des citrouilles, popularisée par Halloween.  

Simone Morgenthaler, en cherchant à raviver cette tradition en Alsace, a découvert grâce à Sébastien Günther, spécialiste de l'histoire mérovingienne, que cette pratique n'était pas tellement d'origine celtique mais plutôt germanique. 

Sébastien Günther apporte des éclaircissements sur les « Rünbengeister » (esprits dans les navets) qui étaient répandus dans les régions germanophones (Allemagne, Autriche, Suisse, etc.) et dans certaines zones comme les îles britanniques, avant d'être adaptées en citrouilles en Amérique pour Halloween. Günther souligne que cette tradition est absente des territoires celtiques et correspond davantage à l'aire culturelle germanique.  Il explique que les Germains, arrivés en Alsace vers 406, ont conservé leurs traditions tout en vivant en parallèle des populations celto-romaines, déjà influencées par Rome et le christianisme. 

Une carte montre que cette coutume était présente dans les régions germanophones et absente de l'ancienne Gaule, sauf dans des zones comme l'Alsace, la Moselle et les Flandres françaises.  En effet sur la carte de Sébastien Günther transmise par Simone Morgenthaler, elle indique les cercles rouges où les betteraves taillées existent ou ont existé. On se rend bien compte dit-elle qu’il semble y avoir un lien avec les régions germanophones, et de son absence de l’ancienne Gaule. Ce que je peux remarquer à ce titre c’est le cercle situé entre le Cotentin et le pays de Caux (les calètes de la Gaule Belgica), hormis l’Alsace et la Moselle qui a été tantôt prussienne, allemande et française) et hormis les Flandres françaises de l’ancienne Gaule Belgica, la France n’a pas eu depuis cette tradition des betteraves fourragères creusées.

 
A ce propos et dans ce contexte socio culturel et historique je rapporte une anecdote mentionnant le dire d’une octogénaire du pays de Caux, en Normandie. Elle évoquait une tradition similaire de lumières le 31 octobre. C’est ainsi que durant près de 40 ans, cherchant d’autres témoignages cauchois suggérant une influence culturelle ancestrale, j’ai découvert cette histoire racontée par Simone Morgenthaler traduisant la trace d’une influence germanique plutôt que celte en Normandie du pays de Caux au Bessin.

Ainsi en dépit des idées reçues la tradition des betteraves creusées est une coutume germanique ancienne, quoique proche mais très distincte des pratiques celtiques, qui a influencé les célébrations modernes d'Halloween.  Elle témoigne des interactions culturelles entre Germains et Celto-Romains dans l'histoire européenne y compris en pays de Caux de l’ancienne Gaule Belgica puis romaine qui  subirent les raids (invasions ou migrations) dites « barbares » ou « germaniques »,  depuis la fin du 3e siècle.

Pour prolonger la lecture vous pouvez consulter le lien  suivant  de cet ouvrage : HISTOIRE DES INSTITUTIONS POLITIQUES DE L'ANCIENNE France - L'INVASION GERMANIQUE – LE ROYAUME DES FRANCS PAR NUMA DENIS FUSTEL DE COULANGES - Membre de l'Institut (Académie des Sciences morales) - Professeur d'histoire en Sorbonne PARIS - HACHETTE - 1922
In : https://mediterranee-antique.fr/Fichiers_PdF/DEF/Fustel%20de%20Coulanges/HPIAF_2_Inv_Germ.pdf

Et découvrirt l’article numérique de Simone Morgenthaler
In - https://www.simonemorgenthaler.com/lorigine-des-betteraves-creusees-en-crane-et-eclaires-dune-bougie-2/"

Voir carte d'implantation de la tradition où l'on voit un cercle sur le pays de Caux, entre pays de Caux et pays Bessin.


in : http://www.simonemorgenthaler.com/lorigine-des-betteraves-creusees-en-crane-et-eclaires-dune-bougie-2/

 

Ces éléments établis, et croyant au départ cette histoire véritable racontée par Mémé Dudu mais jamais entendue par ailleurs, je crois maintenant qu'il faille la faire connaître aux cauchois et aux normands - selon la carte de Sébastien Günther. 

- Est-ce à voir avec cette tradition perdue, faut-il encore rappeler que beaucoup d'Alsaciens ont quitté l'Alsace à différentes périodes de notre histoire commune y compris à vouloir rejoindre l'Amérique par le port du Havre entre 1815 et 1870 pour tenter de rejoindre NewYork : 

Si l’on considère la période dans son ensemble, il est incontestable que les Alsaciens, les mosellans majoritairement, s’embarquaient au Havre. Ils feront quelques exceptions à cette règle. Ces exceptions sont datées, nettement circonscrites dans le temps comme nous le rapporte Nicole Fouché dans  un ouvrage publié avec le concours du Conseil régional d'Alsace et du Conseil scientifique de l'Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne) en 2020.

In : https://books.openedition.org/psorbonne/49333

Les Alsaciens en pays de Caux : Cette migration via Le Havre a peut-être laissé à quai des alsaciens en pays de Caux et alentour avec leurs traditions : il est vrai qu'en pays de Caux beaucoup de fêtes villageoises au 20e siècle se  célébraient autour d'une bonne choucroute. A Yvetot dans les années 60, par exemple,  la charcuterie Deneuve vendait grandement de la bonne choucroute parmi ses produits dits de Charcuterie fine, Cuisine et Spécialités rue Pasteur (souvenir, souvenir) et sur Rouen, Bonsecours, le Havre, beaucoup d'établisssements alsaciens dispensaient la culture alsacienne (soirée bière et soirée choucroute).  N'assiste-t-on pas encore dans des fêtes villageoises à la fameuse "soirée choucroute" en pays de Caux, en pays d'Auge... 

 

Nous pourrons regarder autrement une tradition oubliée mais qui pourrait renaître comme le tente - à partir de la betterave sucrière - la ferme d'Epaville et qui sait si elle pourrait renaitre avec la véritable betterave fourragère en pays de Caux.

In :  https://www.simonemorgenthaler.com/lorigine-des-betteraves-creusees-en-crane-et-eclaires-dune-bougie-2/"
 
Remerciements à Simone Morgenthaler, à Sébastien Günther, pour leurs archives et leurs témoignages, et à "Mémé Dudu" de m'avoir conté cette histoire du temps jadis en pays de Caux et de rétablir une vérité d'haloween dont l'origine ne serait pas américaine mais européenne :  "Rendre à César, ce qui lui appartient" N'est-il pas ! 
 
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15 septembre 2025 1 15 /09 /septembre /2025 06:20

Pascal Levaillant

aux journées européennes du patrimoine 2025

 

à Yvetot au manoir du Fay [jardin clos]

le dimanche 21 septembre en fin d'après-midi

-------------------------

à cette nouvelle occasion 

je viens vous présenter mon

"Glossaire amoureux du pays de Caux"

déclamé avec son brin de patois cauchois

à partir de 17h00 au jardin clos du manoir du Fay

 

 

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15 septembre 2025 1 15 /09 /septembre /2025 05:39

Pascal Levaillant en balade patrimoniale au verger conservatoire rue de la haie à Bois-Guillaume le dimanche 5 octobre 2025 de 10h à 12h00

 

Depuis 2023, je fréquente le verger conservatoire de Bois-Guillaume, rue de la haie

 

                                                                Lors de la conférence à Bois-Guillaume 5 octobre 2025 je vous parlerai des variétés anciennes normandes emblématiques à l'origine de nos pommes de table ou à deux fins.

- Je vous parlerai du cycle de vie des arbres fruitiers, de recommandations à propos de la cueillette, je vous parlerai d'une figure emblématique de Bois-Guillaume, Nicolas Joseph Prévost, pionner des la régénération des pommes et poires en France

- Je vous parlerai de ses successeurs à Bois-Guillaume et du rôle qu'ont tenu M. Vittecoq (près de Fauville) et M. Bazerque de Brémontier-Merval, ce dernier sollicité pour l'expertise de l'implantation du verger conservatoire rue de la haie à Bois-Guillaume aussi je vous parlerai du projet proprement dit en 2001. M. Bazerque à sa retraite fut résident d'Isneauville.

- Je vous parlerai également de M. Vilaire créateur et obtenteur  de la Transparente de Bois-Guillaume...

 puis de tous les fruits présents sur ce verger avec une petite explication sur chaque fruit.

 

Je vous donne rendez-vous  au verger conservatoire le dimanche 5 octobre à 10h00 précise

Se garer avenue Henri Dunant

S'inscrire  préalablement auprès de la ville de Bois-Guillaume

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2025 1 08 /09 /septembre /2025 11:14

« Animation offerte par le Département de la Seine-Maritime dans le cadre des sorties nature...

sur les espaces naturels sensibles (ENS),

les forêts départementales,

le littoral de la Côte d’Albâtre

et les rivières ».

CD76  et ENS76

 

Le dimanche 14 septembre 2025 Pascal Levaillant, historien botaniste vous emmène faire un inventaire amoureux des arbres dans le Bois de l'Archevêque à Mont-Saint-Aignan & Déville-lès-Rouen

 

 

Pascal Levaillant, artiste plasticien botaniste, historien  du patrimoine végétal vous invite dans le cadre de l'ENS 76, sur les pas de l'Archevêque de Rouen à découvrir les arbres singuliers et remarquables  du bois de l'Archevêque  au départ de Mont-Saint-Aignan.

 

Balade patrimoniale à partir du parking, 2 rue Maréchal de Lattre de Tassigny à l'orée de la forêt et nous emprunterons un circuit répondant aux critères de balisage autorisé pour un groupe constitué.

 

 - Balade renversante et atypique - 

 

 

Pour cette sortie intitulée "inventaire amoureux des arbres" 

Je vous invite à arpenter les chemins de ce bois, à reconnaître les arbres rencontrés, à choisir votre préféré et à le prendre en photo.

 

 

Anastomoses du bois de l'archevêque

 

 

 

 

 

Le Bois de l’Archevêque, situé en Seine-Maritime, est un espace forestier de 60 hectares appartenant au Département de la Seine-Maritime et géré par l’ONF. 

Il s’inscrit dans les Espaces Naturels Sensibles (ENS 76) et joue un rôle écologique, paysager et social en milieu semi-urbain. 

Chaque année, il accueille entre 80 000 et 100 000 visiteurs pour des activités de loisirs et sportives. 

Des opérations de coupe d’arbres sont réalisées tous les dix ans pour sécuriser les accès et favoriser la biodiversité, notamment en éliminant les arbres dépérissant comme les frênes atteints de chalarose et les châtaigniers aux racines épuisées. 

Ces coupes permettent également de revaloriser le bois en divers usages. 


Historiquement, le bois était lié à la mense archiépiscopale de Rouen, avec des mentions remontant au XIIe siècle. 

Il aurait été apprécié des archevêques pour la chasse. 

Le domaine de Déville-lès-Rouen, auquel le bois était attaché, est mentionné dès 1130-1143 dans une bulle papale. 

Au Moyen Âge, les pommiers sauvages présents dans les bois normands, dont celui de l’Archevêque, étaient utilisés pour produire du cidre et du verjus (1486), mais ces arbres ont disparu progressivement en raison de l’abandon des anciens règlements de conservation.  Le Manoir de l'archévêque se trouvait à Déville-lès-Rouen et le pressoir Saint-Gervais se trouvait aux confins de Bapeaume, Déville-lès-Rouen et Rouen Saint-Gervais.


Le Bois de l’Archevêque est aujourd’hui enchâssé entre plusieurs communes, notamment Mont-Saint-Aignan, Déville-lès-Rouen et jadis Canteleu-Maromme, et il constitue un espace naturel préservé au sein d’un territoire marqué par une riche histoire et une biodiversité remarquable.

Pascal Levaillant 2025,  d'après les études de Marie  Casset : https://books.openedition.org/purh/7147, d'après les études de Jacques le Maho : https://books.openedition.org/puc/9457?lang=fr et d'après le Bulletin de la Société Générale d'Horticulture du Département de la Seine-Inférieure, 1952.
 

 

Un des choix des participantes

INVENTAIRE AMOUREUX DES ARBRES

 

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3 septembre 2025 3 03 /09 /septembre /2025 17:35

Découvrez l'histoire du cidre du pays de Caux et le rôle des pépiniers yvetotais dans la régénération d'un tiers des variétés de pommes à cidre du 19e siècle.

De l'introduction des pommiers à cidre en Normandie, en pays de Caux à leur essor mondial, le cidre s'est imposé en Pays de Caux après la Guerre de Cent Ans.

Il sera question de comprendre les mécanismes de ce changement  de paradigme en pays de Caux où l'on buvait majoritairement comme boisson alimentaire la cervoise, la production du vin normand se situant en vallée de Seine et surtout en amont de Rouen ou à l'est sur les vallées de l'Epte de de la Bresle.  L'eau restait encore inacessible et peu potable. Il a fallu attendre à minima les années 60 pour que l'eau arrive enfin au robinet des ménages.

Le monde horticole, agricole et cidrier ont régardé Yvetot avec le plus grand intérêt durant  un quart de siècle à compter des années 1860.

Legrand, maître semeur et pépinier et Hauchecorne, pharmacien et chimiste d'Yvetot furent les chevilles scientifiques de cette innovation cruciale pour le monde du cidre et le monde entier, là où l'on fait du cidre, bien évidemment et pour en améliorer également la fabrication.

y compris en Angleterre accueillant la pomme Michelin.

Pour les Journées européennes du Patrimoine à la Médiathèque Guy de Maupassant mon herbier contemporain du verger et des fruits de pressoir sera visible jusqu'à la conférence du jeudi 16 octobre avec en exclusivité  une boite de Pétri de la gelée de coing d'Annie Ernaux, confiée par Annie Ernaux pour cette occasion patrimoniale.

 

Date/heure
Date(s) - jeudi 16 octobre 2025
18h00 - 20h00

Rendez-vous à 18h à la Médiathèque intercommunale, Yvetot

Public adulte

Offert – Nombre de places limité – Inscription obligatoire

Réservations via le site dès à présent : 

https://reservation.yvetot-normandie-tourisme.fr/evenements/conference-le-cidre-du-pays-de-caux-une-histoire-delite-et-de-renaissance/

 

 

 

Une croqueuse de pomme en Normandie

 

 

 

 

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3 septembre 2025 3 03 /09 /septembre /2025 17:13

Des bourgs et des villages... du Plateau Caux Tourisme

Pascal Levaillant invité par le Plateau de Caux Tourisme raconte les secrets du Plateau de Caux par le prisme des talus et fossés de la masure cauchoise décrite par Frémond et Vigarié ...

 depuis l'âge des calètes qui ont préfigué ce théâtre d'agricuture en pays de Caux ...

que l'on nomme aujourd'hui à tort clos-masure mais qui s'appelle en fait MASURE et/ou COUR

depuis 10 siècles.

Les cauchois ne sont pas dupes.

 

 

Pour rappel les rendez-vous d'avril à octobre 2025

De Saint-Martin-Aux-Arbres à Carville-Pot-de-Fer ; d'Anvéville  à Ouville-l'Abbaye ; de Gonzeville à Carville-Pot-de-Fer (La Mare aux Pommes)

Le cinquième épisode va se tenir à Gonzeville, le samedi 13 septembre 2025.

En préparation j'ai rencontré Monique et Hubert Roussel, les piliers du patrimoine gonzevillais 

Je vous emmenerai dans le bourg pour découvrir différents endroits patrimoniaux du village.

Vous y verrez des trésors méconnus et insolites.

Beau programme en perspective et belle randonnée dans ce beau village méconnu.

Rendez-vous au parking de la Mairie pour au plus tard 14h30

Durée environ 1h30 de 14h30 à 16h00 samedi 13 septembre à Gonzeville

 

Inscrivez-vous via le Plateau Caux Tourisme : c'est gratuit

 

Contact. 76560 Anveville . 06 82 37 51 33 · Réserver · Plateau de Caux Tourisme 2 place du Général de Gaulle BP35 - 76560 

Voici quelques images

 

 

Une  véritable singularité en pays de Caux :

un enclos paroissial cauchois unique. 

En Bretagne, on connait l'enclos paroissial où l'église est entourée de murets de pierre...

Ici ce sont les fossés qui entourent l'église aux trésors méconnus.

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30 août 2025 6 30 /08 /août /2025 13:12

Les boissons alimentaires servies dans les Hospices et les  Hôpitaux de Rouen, jusqu'à l'arrivée de l'eau minérale dès 1955.

 

Peu de Bois-Guillaumais connaissent ce chapitre et cette histoire reliant les Hospices et les Hôpitaux de Rouen (Hôtel-Dieu) à  jadis la paroisse de Boisguillaume qui séparée de son hameau de Bihorel devint en 1892 la commune de Bois-Guillaume.

Peu de Bois-Guillaumais et de d'habitants de Bihorel (jadis attaché au Boisguillaume), savent qu'on y cultivait la pomme depuis le 14e siècle et même peut-être encore avant sous la tutelle de l'abbaye de Saint-Ouen.

Peu de Bois-Guillaumais savent qu'un verger actuel à Bois-Guillaume appartient au CHU et nommé ainsi, que Corot découvrit en arpentant la commune. C'est Corot qui a peint pour la première fois dans la peinture dite "moderne", pré-impressionniste un verger et de surcroit au Boisguillaume.

Peu de Bois-Guillaumais savent que 7 autres personnages ont fait la célébrité internationale de Bois-Guillaume et de son hameau Bihorel au 19e siècle dont Prévost, Godard, Boisbunel et Vilaire : tous quatre illustres maîtres semeurs, pépiniers et arboriculteurs attachés au Boisguillaume et/ou Bihorel...et quatre autres dont Ponchy (le beurre), Ternisien à la fin du 19e siècle, Godard Pierre, le frère de François Godard au 19e siècle pour les fraises qui étaient exportées en Angleterre chez la reine Victoria [...] au temps de M. Ternisien.

Ce n'est par hasard que la cité de l'Agriculture de Bois-Guillaume s'est insatallée sur les anciens vergers de Bois-Guillaume comme les archives de l'IGN le démontrent.

Ce n'est pas par hasard que Fernand Bazerque a été sollicité par la ville de Bois-Guillaume pour créer le verger conservatoire de la rue de la Haie, que je vous invite à venir visiter prochainement à Bois-Guillaume le dimanche 5 octobre en ma compagnie.

(s'inscrire auprès de la mairie de Bois-Guillaume).

 

C'est cette histoire que je vais commencer à vous raconter loin de toute la littérature de la fin du 20e siècle ou du début du 21e siècle connue à ce jour.

 

Remerciements à Mme Marie Mabille, Maire-adjointe de Bois-Guillaume, à la ville de Bois-Guillaume et aux Espaces Verts de Bois-Guillaume, à Mme Mirjol du CHU de Bois-Guillaume, au Groupe d'Histoire des Hôpitaux de Rouen représentés par Mme Guyard et M. Parenty qui m'ont nourri de leurs archives du GHHR ... aux auteurs du 19e et 20e siècles dont Eugène Noël ; Jean Labèche (1892) ; Alfred Robaut ; Étienne Moreau-Nélaton ; Georges Dubosc ; 

à la ville de Bihorel, à la Bibliohèque de Bihorel, au Groupe d’Histoire et d’Études de Bihorel (GHEB) représenté par Philippe Le Compte, groupe qui "s’est créé en 1968 sous l’impulsion d’une enseignante, Madame Sueur, d’un artisan maître-verrier, Monsieur Legrand et de l’Abbé Denhez, vicaire de la Paroisse. L’Abbé Denhez avait reçu du Comte de Beaunay des baux de fermage sur des terres bihorellaises ayant appartenues aux moines de Saint-Ouen, ainsi qu’un plan terrier datant de 1792. L’envie d’exploiter ces documents fut à l’origine de la création du Groupe. Après quelques années d’existence informelle, des statuts ont été déposés en 1974 avec pour objet la recherche de coutumes écrites et parlées, de documents historiques et la conservation du patrimoine naturel et artistique.d'Histoire de Bihorel" 

et enfin les auteurs de Bois-Guillaume en images, ouvrage qui fut édité par la ville de Bois-Guillaume en 2003.

Le premier épisode est dédié aux vergers du CHU  et au peintre camille Corot et à son guide M. Sennegon. Cet article va s'enrichir au fur et à mesure grâce aux nombreuses archives glanées à Bois-Guillaume, à Bihorel (ancien hameau de Bois-Guillaume) aux archives nationales, régionales, départementales et locales...

 

Au début du 17e siècle, le cidre rentre comme nouvelle boisson alimentaire à l'Hôpital et aux Hospices de Rouen parmi les autres boissons : ( vin et cervoise et eau de source si celle-ci est accessible ! )


Le rôle du cidre dans les Hospices de Rouen - Histoire de l'alimentation dans les Hôpitaux de Rouen - Du Moyen-Âge à aujourd’hui.

"Entre bienfaits, santé et alcoolisme", le cidre fut pendant des siècles une des boissons potables et hygiéniques servies dans la chambre des malades ou au réfectoire.
Le cidre fut donc une des boissons alimentaires des hôpitaux et des Hospices en Seine-Inférieure.

Jadis les hôpitaux vivaient le plus possible en autarcie. Le patrimoine foncier lié à l’alimentation occupait une place importante car les 28 fermes et les 1430 hectares de biens ruraux en Seine-Maritime représentaient un important revenu. Ces fermes étaient notamment situées à : le Grand et Petit Aulnay ; à Héricourt-en-Caux ; à Yémanville, à Amfreville-les-Champs ; à Beaumont ; à Criquetot-sur-Ouville ; à Colmare ;  à Saint-Paër ; à Montville ; à Mesnil-Esnard ;  à Houppeville ; à Bois-Guillaume/Bihorel (la Grande et la Petite Madeleine depuis le 16e siècle) ; à Bois-Guillaume (manoir du Colombier ou ferme du Colombier depuis le 17e siècle) et d’autres terres à Vernon (ferme de la Madeleine).
L’Hôtel-Dieu et l’Hospice Général bénéficiaient notamment d’un pressoir mais aussi d’une brasserie, d’une cave pour les boissons. Un plan de 1624 localise notamment l’abri réservé au « Marchand de cidre ».

« Le vin, la bière, le cidre, et l'eau-de- vie sont distribués selon les besoins des malades. Il sera donné à chaque malade convalescent, du petit cidre ou de la bière pour la boisson ordinaire et à la fin de chaque repas, un bon verre de vin pour lui rétablir les forces, d'après l'ordre du médecin, le quel verre de vin ne sera donné par une des Religieuses de chaque salle qu'au moment de le boire. On peut s'étonner de trouver dans les prescriptions aux malades de l'alcool. Le vin agit sur les humeurs malsaines, il fait partie des substances « régénérantes ». Il faudra attendre la lutte contre l'alcoolisme pour transformer les comportements et ce n'est qu'en 1955 que l'eau minérale remplacera le vin lors des repas. » [Liliane Régent, 2007]

En effet, après la Guerre de Cent-Ans et la paix retrouvée, les pommiers sont plantés massivement à l'abri des fossés dans les masures du pays de Caux. Charles Brioux délimitera l’aire géographique du cidre du pays de Caux entre 1909 et 1913 dont Bois-Guillaume fera partie.

Ainsi pendant plusieurs siècles les pommes et le cidre furent acheminés des 28 fermes de ce vaste patrimoine foncier ce qui contribuera à fournir régulièrement une boisson potable et hygiénique aux usagers des Hôpitaux.
Le verger actuel longeant la rue Girot à Bois-Guillaume a été planté entre le mitan du 19e siècle et 1937 car les cartes IGN et les vues aériennes d'IGN  attestent que la moitié de cette parcelle de plusieurs hectares était déjà plantée et qu'au fil du temps le verger  était à renouveler à la fin des années 1990 puis penser puis  grâce à un partenariat avec une association locale il a été replanté en grande partie en 2000 comme les vues aériennes IGN  Remonter le Temps l’attestent.
Lui faisant face, celui de la ferme du Colombier a quasiment disparu en 1976.
,

Ce vaste espace de biodiversité témoigne encore aujourd’hui de ce volet alimentaire et de l’activité cidricole des Hôpitaux de Rouen d’hier au Boisguillaume comprenant le hameau de Bihorel (ferme de la Petite et Grande Madeleine) et le Colombier à aujourd’hui à Bois-Guillaume le Colombier et le verger du CHU.

Texte conçu en août 2025 par Pascal Levaillant, artiste botaniste d’après les archives du Groupe d’Histoire du CHU et les textes de Liliane Régent. (CTHS - Groupe d'Histoire des Hôpitaux de Rouen (GHHR)) 

Le verger du CHU nommé - la Grande Route <1971

A suivre ...  Qu'en était-il  dans les établissements Havrais et Dieppois ?

L'enquête se poursuit.
 

 

Le lien entre  l'Hotel-Dieu et la Madeleine de Boisguillaume

Vis à vis des anciennes fermes de la  Grande et Petite Madeleine et du Colombier

 

De l’Hôtel-Dieu de la Madeleine à la Madeleine des Champs à Boisguillaume, hameau de Bihorel

Le Paris-Normandie dans la Liberté normande le 22 mars 1946 informe ses lecteurs qu’il existait jadis un hôtel-Dieu près de la cathédrale : « Avant son transfèrement au Lieu-de-Santé en 1758, l’Hôtel-Dieu se trouvait dans le quartier de la cathédrale. Il se tenait du côté de l’ancienne place de la Calende et sur cette petite rue de la Madeleine qui nous avons connu jusqu’au 9 juin 1940…  C’était l’Hôtel-Dieu de la Madeleine. »

« L’Hôtel-Dieu fut le grand établissement hospitalier rouennais du moyen-âge. Il prit ce nom d’Hôtel-Dieu de la Madeleine du 12e siècle.  Il acquit, bien entendu, d’importantes propriétés et l’une des plus anciennes lui fut offerte par Roger de Beaumont en 1185. C’était « la terre du Boisguillaume appelée vulgairement la Madeleine des Champs ». Cette terre, Roger de Beaumont l’avait reçue, en récompense d’un service, de Briance du Boisguillaume. Et Henry, comte d’Eu, lui en avait confirmé le privilège. La Madeleine des Champs modifiait un peu sa dénomination et devint la Grande et la Petite Madeleine, fermes qui furent toujours d’un grand rapport pour l’Hôtel-Dieu de Rouen. (Notons en passant qu’à Petit-Quevilly, par exemple, l’Hôtel-Dieu possédait aussi les fermes du Petit et du Grand Aulnay, où plus tard, au 16e siècle, furent ouverts des lieux d’évent pour les pestiférés.)

Cette vieille ferme est exploitée depuis 1933 par un sujet belge, le comte Dumonceau de Bergendal. […] [Roger Parment, 1946]

 

Le manoir au Bois-Guillaume dit le Colombier 

 

« Un manoir de 80 acres, situé au Bois guillaume fut acquis à Bihorel (avant 1 ?98 par l’abbaye de Sainte-Catherine et payé avec le prix des biens que cette abbaye venait de vendre en Angleterre à la fin du 16e siècle. Ce manoir devint par échange la propriété de l’Hôtel-Dieu de Rouen, qui en jouit depuis. Ce manoir est sur la route un peu avant le chemin conduisant à l’église on le nomme le Colombier, il est bien conservé se trouve sur la route de Rouen à Neufchâtel, n°8, au 4e kilomètre. L’ensemble de cette construction de pierre, devenue une ferme, semble avoir été une habitation du 13e siècle, remaniée depuis le 17e siècle. Le pignon, les cheminées, les deux portes d’entrée e=ont encore beaucoup de caractère. [Bibl. Rouen Coll. P Baudry, Don 1926 in : Bibliothèque Patrimoniale Villon, Rouen]

 

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Ailleurs que dans les Hospices

Un ancien pressoir et grenier à pommes de l'ancienne ferme de la Vielle à Bois-Guillaume au carrefour du chemin de la Bretèque avec l'avenue des Canadiens quasiment à l'endroit de L'Ecole de Commerce Rouen - ESG

Ce pressoir a été démonté et remonté ailleurs 

 

Batiment à usage de pressoir à cidre encore debout en 1971, ancienne  ferme de la Vielle  - Bois-Guillaume - Paris Normandie du 17-01-1971

Plan de situation de l'ancienne ferme la Vielle : source  Bibliothèque Patrimoniale Villon de Rouen d'après un plan ancien de Bois-Guillaume

Le pressoir de la ferme de la Vielle ( Au niveau de l'alignement simple de 4 arbres et son aire dégagée devant son pignon)   - numéro 29 le 28 08 1961 mission 1810-0071 Bois-Guillaume

 

Plantons le décor d'hier

à aujourd'hui

Bois-Guillaume et son hameau de Bihorel

Théâtre d'Agriculture

 

 

On plantait des pommiers déjà au 14e siècle au Boisguillaume et bien avant  le Théâtre d'Agriculture d'Olivier de Serres,  bien avant les conseils de Julien le Paulmier pour la vigne et la pomme à cidre ou l'abbé LeGendre d'Hénouville, pour la culture de la vigne et la taille des fruitiers (pommiers, poiriers et cognassiers) 

 

Le Clergé et les abbayes prélevaient déjà la dîme sur les pommiers et la boisson de pomme (cidre : vin de pomme) 

Localement en Seine-Maritime (jadis Seine-Inféroeure) on peut retenir la pomme :  De Richard (1000) découverte par Richard 1er duc de Normandie deux générations avant Guillaume le Conquérant ;  la pomme De Bosc et de Bosquet (1200) ; De Montigny (1300) ;  De Charles Estienne, 1540 ; ainsi que la pomme Cœur de Bœuf, 1200.

"On plantait sur le plateau de Caux des pommes de table à Pissy (Pissy-Pôville) en 1371), au Boisguillaume en 1372.[Leroy, 1867-1879].

Leroy s'est servi des travaux et des cahiers de pomologie de Nicolas Joseph Prévost de BoisGuillaume,  pour éditer son dictionnaire de pomologie française à la fin du 19e siècle.

Montigny, Canteleu, Pissy, Boisguillaume  étaient des centres de production depuis au moins le 14e siècle sous la tutelle des grandes abbayes comme celle de Saint-Georges de Boscherville ou de l'abbaye Saint-Ouen.

 

Une coutume très curieuse au 15e siècle – et qui s’est encore maintenue en Normandie, - témoignant elle aussi du prix fort cher des pommiers, était le bail à louage d’arbres déterminés dans les vergers. Cette pratique avait lieu principalement auprès de Rouen, à Boisguillaume, au Mont-Saint-Aignan, à Duclair, à Saint-Jean-du-Cardonnay et surtout au Val-de-la-Haye. »» [Dubosc, 1932]

 

 

Avant de découvrir comment se présentait ce fameux village de Bois-Guillaume, nommé jadis Boisguillaume où poussait la vigne et surtout les pommes ?

Les vergers du CHU, rue Girot à Bois-Guillaume

 

Bois-Guillaume haut lieu d'Agriculture

des moines de Saint-Ouen aux semeurs et horticulteurs

Bois-Guillaumais

 

La ferme du Colombier aurait été crées en 1040 par Arlette de Falaise pour son fils Guillaume( le bâtard) devenu le Conquérant. Plusieurs fois remaniée, elle devint la propriété des hospices de Rouen en 1698.

Eugène Noël nous apporte ue  autre dimension qui nous laisse penser qu'il pourrait s'agir d'une légende.  C'est Gabrielle Sueur et Alfred Morel qui le citent : " C'est dans le village de Bois-Guillaume que se plaisit Guillaume de Normandie, bien plus qu'à son château de Rouen, il y livrait aux plaisirs de la chasse... mais ce rendez-vous de chasse ne doit pas être confondu avec le Manoir devenu Ferme du Colombier."

in : Du Bois-Guillaume d'hier au Bihorel d'aujourd'hui du Groupe d'Histoire et d'2tudes de Bihorel

Gabriel Sueur et Alfred Morel  rapportent que d'après l'abbé Cochet ce domaine daterait du 13e siècle et qu'il entra dans le domaine de l'Hôtel-Dieu  le 5 août 1698. Il est toujours la propriété des Hospices.

Tout ceci nous laisse penser qu'il subsiste un doute ou une confusion entre un fameux Guillaume le Conquérant et un des seigneurs de Bois-Guillaume!!!

il ne reste du manoir du Colombier qu'une partie du mur, route de Neufchâtel qui fut conservée comme témoin de la ferme du Colombier  figurant sur l'archive de 1820 que vous pouvez consulter ci-dessous.

Nombreuses étaient les mares dans les vergers et les prairies.

La ferme de la  Grande Madeleine et la Petite Madeleine au hameau de Bihorel ont appartenues aussi aux Hospices de Rouen. une des fermes possédaient un pressoir et s'y trouvaient des vergers.

 

Dans  le hameau de Bihorel  qui était jusqu'au 18 avril 1892 dans la paroisse puis  la commune de Bois-Guillaume, après la Révolution,  des terres importantes s'y trouvaient qui avait appartenues aux moines de Saint-Ouen.  Parlant de la ferme de la Grande Madeleine, ce fut Robert de Bois-Guillaume avant de partir aux Croisades. qui la céda le 9 décembre 1269 aux Hospices de Rouen ce qui est écrit sur un des piliers de l'entrée de la Grande Madelein, ce qui est rapporté par Gabriel Sueur et Alfred Morel.

Ce n'est qu'à partir de 1929 qu'elle fut achetée et cédée à une société Immmobilaière et Agricole comme le rappelle Gabriel Lesueur et Alfred Morel dans leur ouvrage en 1991.

 

Le pressoir de la ferme de la Petite Madeleine, jadis situé au du hameau de Bihorel de Boisguillaume,  aujourd'hui démonté

 

Cidrerie de la Grande Madeleine, hameau de Bihorel au temps de Boisguillaume

Camille Corot  arpentait souvent la campagne de Bois-Guillaume et de Chez M. Sennegon, avec la perspective de l'église, il a croqué en 1807 et  peint en 1822  très certainement le premier paysage de la peinture moderne française : un verger du pays de Caux à Bois-Guillaume, dans la commune de Bois-Guillaume dans la perspective de l'église  du porche d'une ferme  de Bois-Guillaume.  C'était à l'époque où le père de Camille Corot avait envoyé son fils en pension étudier à Rouen au Lycée Corneille. Manifestement  peu enclin aux études comme le souhaitait son père il pris le goût de la peinture en arpentant la nature de Bois-Guillaume.

voici trois tableaux de Camille Corot aux alentours de la rue de la Haie et de la rue Herbeuse, vers l'église  ; dans la ferme de M. Sennegon ;  la plaine vers la forêt verte, vue de l'actuelle rue Dair.

 

Bois-Guillaume, jadis un paysage agricole exceptionnel  qu'a su observer et admirer Camille Corot.

La plaine de Bois-Guillaume par Camille Corot, au loin la Forêt Verte et en premier plan des herbages avec des pommiers

Ces mêmes herbages aujourd'hui,  vus de la rue Dair, sans les fruitiers disparus.

 

Autre tableau de Camille Corot

Tableau de la ferme de M. Sennegon qui aujourd"hui possède encore son chaume comme celle de la rue de la Haie, non loin de la rue du Hamel.

Ce tableau de 1822, croqué en 1807,  fut  rétrospectivement la "madeleine de Proust" ou la "pervence de Rousseau" lui rappelant des jours heureux au côté de M. Sennegon car il conserva toute sa vie ce tableau dans sa chambre.

Le troisème tableau figurant Bois-Guillaume est ce dernier : 

Porche d'entrée d'une ferme de Bois-Guillaume soit du côté de la rue Hamel, en direction de l'église du village ou de la rue Herbeuse en direction de l'église. Tableau de Camille Corot du premier quart du 19e siècle vu du porche d'une ferme dont le porche orienté  vers l'église correspond à l'orientation de la rue Hamel vers l'église. Coror aimait arpenter la campagne avec M. Sennegon qui préférait s'adonner à la promenade en campagne à Boisguillaume qu'à la ville.

Le premier plan derrière la prairie figure un verger au Bois-Guillaume.

Camille Corot, Bois-Guillaume

Dans le "Précis analytique des travaux de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts (Rouen)" en 1922 il était noté ceci : " Il faut bien dire que Corot dépaysé, déraciné, Coror Parisien de la rue du Bac, s'ennuyait fort dans cet austère lycée de Rouen qui tenait alors de la caserne et du couvent. Il avait la nostalgie de sa famille, de ses soeurs, de Paris, du pavé des quais de la Seine qui n'est pas la même à Rouen qu'à Paris, de l'aspect du Louvre qui déployait sa noble architecture devant ses yeux d'enfant. Ses études durent se ressentir alors un peu de son esprit... Il avait cependfant un brave corresponadnt à Rouen, un M. Sennegon, que nos vieux annauaires qualifient, vers 1830, de rentier et dont la femme avait été une des modistes les plus connues de Rouen. Lors du séjour de Corot à Rouen, le ménage Sennegon habitait au n° 90 de la rue Beauvoisine, à peu près en face du débouché de la rue Beffroi....

[...]

 "Il y avait encore des coins sauvages et délicieux, dans le vallon de Bihorel, dans le chemin des Cottes, vers les coteaux du Val de la Jatte ou sur la côte de Beaurepaire et, plus loin, dans les sentes herbeuses et les rues bordées de haies de Boisguillaume, qui menaient jusqu'à la Forêt Verte. Le père Sennegon le plus souvent prenait le jeune Camille Corot comme compagnon de ses promenades solitaires. Quand on était fatigué, on s'asseyait silencieusement sur l'herbe. On assistait au déclin de la lumière, au lent coucher de soleil, reflété dans le miroir de la Seine et aux premières heures crépusculaires.

Ce charme des endroits déserts, ce mystère de la lumière quand elle s'éveille chassant les brumes matinales, ou quand elle s'évanouit dans les pourpres du couchant, c'est ce qui a imprégné de poésie exquise l'âme enfantine de Corot.

Tous son génie est né de ces promenades avec le père Sennegon dans la banlieue rouennaise !

A d'autres heures, Corot se rendait dans une propriété que  la famille Sennegon possédait à Boisguillaume, et qui devait se trouver à l'extrémité de la rue herbeuse. C'était une petite ferme normande, donnant sur la campagne, coiffée d'un haut toit de chaume, surmonté lui-meê de deux cheminées de briques. Sur le pignon, sous le "cul de geai", comme on dit en patois normand, se dressait l'escalier extérieur menant aux greniers à foin. Autour, s'étendait le verger ; les pommiers en fleurs y abritaient une mare où venait barboter les canards...[...] Si je vous décris aussi clairement le petit domaine des Sennegon, où le collégien passa souvent de forts bons dimanches, c'est que Corot  en a fait, dans sa jeunesse, deux petites toiles charmantes. C'est aussi parce qu'il a reproduit l'entrée campagnarde, avec ses deux courts piliers de briques, s'encadrant entre des haies d'épines. C'est parce qu'il a peint là, toute la grande Plaine de Boisguillaume, jalonnée par des rangées de pommiers et où pointe, à l'horizon, le clocher de l'église de la Trinité. Ce sera même sa plus ancienne toile, qu'il conservera par devers lui, au-dessus de son lit, comme un souvenir précieux." [Dubosc, 1922]

in : Discours de réception de M. Georges Dubosc: Corot à Rouen - Précis analytique des travaux de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, Académie des sciences, belles-lettres et arts (Rouen). Auteur du texte, Éditeur  :  Impr. de P. Periaux (Rouen), Date d'édition :  1922, Notice du catalogue http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34437660f

 

Voici le descriptif de quatre tableaux de Camille Corot  :

N° 1
Août 1822. — LA PLAINE A BOIS-GUILLAUME, PRÈS ROUEN.

0,24 X 0,32 Cachet vente Corot.

C'est une des première études de Corot, qui a tracé de sa main la mention : « Août 1822, d'après nature ».

Vente posthume Corot (N° 227), 200 fr., a M. Durand-Ruel. — Collection Doria. — Vente 11 mars 1892 (N° Il), 400 fr. - Photographie Ch. Desavary (1).

 



N° 2
1822. - BOIS-GUILLAUME, PRÈS ROUEN - UNE PORTE FLANQUÉE DE DEUX PILIERS.

0,24 X 0,32 Cachet vente Corot.

C'est l'entrée (vue prise de l'intérieur) de la propriété de M. Sennegon, le correspondant de Corot quand il était élève au lycée de Rouen. C'est une des études auxquelles Corot tenait le plus, comme souvenir de ses années de début.


Vente posthume Corot (N° 230), 210 fr., à M. Lebas. - Photographie Ch. Desavary.

 

 

N° 12
1823-24. - CHAUMIÈRES A BOIS-GUILLAUME, PRÈS ROUEN.

0,32X0,43 Cachet vente Corot.

A gauche les grands arbres qui accompagnent les toits de chaume laissent apercevoir
l'entrée de la propriété de M. Sennegon, l'ancien correspondant de Corot quand il
était au lycée de Rouen. C'est là que, écolier, il passait ses vacances.

Vente posthume Corot (N° 244) 500 fr., à M. Jules Chamouillet. Photographie Ch. Desavary.

N° 13
Vers 1822-24. — CHAUMIÈRES A BOIS-GUILLAUME, PRÈS ROUEN.

0,24X0,32
C'est le même motif, un peu plus développé, que le N° 12.

Vente 1er avril 1889 (N° 20) 140 fr., à M. Michel.

Dessin par M. Alfred Robaut.

 

In : Titre :  L'oeuvre de Corot : catalogue raisonné et illustré. Précédé de L'histoire de Corot et de ses oeuvres. Tome 2 / par Alfred Robaut ; par Étienne Moreau-Nélaton, Éditeur  :  H. Floury (Paris), Date d'édition :  1905
Contributeur  :  Corot, Camille (1796-1875). Illustrateur, Sujet :  Corot, Camille (1796-1875), Notice d'ensemble :  http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31224164r

 

 

Le verger du CHU (Des hospices et de l'Hôtel Dieu)  en 1820 : un seul verger, celui de la ferme du Colombier. Le Mont Fortin appartenait à l'Hôtel Dieu comme une archive le montre.

200 ans nous séparent d'aujourd'hui 

à la pointe et carrefour de la rue de la Haie avec la rue Girot, seul le verger de la ferme du Colombier est planté. 

Archive 12Fi035/2 - Plan de la ferme du colombier située à Bois-Guillaume et appartenant aux hospices de Rouen - 1820 - Auteur(s) : Pochon F.C., arpenteur ADSM 76

 

Le verger du CHU en 1832 : un seul verger, celui du Colombier

© IGN REMONTER LE TEMPS

Seul le verger de la ferme du Colombier était planté

La parcelle du verger actuel était en labour.

 

Le verger du CHU en 1937, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

On voit sur cette parcelle que le verger n'est planté qu'en direction du Mont Fortin soit plus de 400 pommiers à cidre

Le stade n'a pas encore été déssiné.

Au  niveau du carrefour, se trouve le verger de la ferme du Colombier

 

Le verger du CHU en 1944, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

Le verger de la ferme du Colombier est clairssemé, celui de la rue Girot est encore bien dense.

 

Le verger du CHU en 1955, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

A noter que depuis 1944, une partie de la parcelle non plantée a accueilli des jardins ouvriers qui subsistent depuis le seconde guerre mondiale, à la pointe du carrefour de la rue Girot

 

Le verger du CHU en 1965, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

Le verger de la ferme du Colombier se clairsseme, celui de la rue Girot est encore bien dense et on peut constater la fin des jardins ouvriers au niveau de la pointe et du carrefour.

 

 

Le verger du CHU en 1965, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

Le verger de la ferme du Colombier est stable celui de la rue Girot est stable.

 

Le verger du CHU en 1977, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

 

Le verger de la ferme du Colombier a disparu et dans celui de la rue Girot, le nombre de pommiers diminue.

 

Le verger du CHU en 1986, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

Le stade est créé , les pommiers sont moins nombreux : 60 /400; et deux habitations empietent sur la percelle du verger.

 

Le verger du CHU en 1991, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

Le verger ne compte plus que 47 pommiers

 

Le verger du CHU en 1995, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

Le verger ne compte plus que 17 pommiers

 

Le verger du CHU en 1999, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

Absence de pommiers dans la parcelle

C'est à cette période que par manque d'informations plus précises il est difficile d'expliquer la mue de ce verger.  Toutefois un témoin de cette époque me rapporte en quelques mots ce contexte : "une association de riverains du Mont Fortin, s'ést créée, appuyée par une autre association des plateaux nord et de riverains du verger pour défendre l'idée que ce verger puisse renaître d'où un partenariat avec le CHU qui a permis la replantation quasi complète du verger du CHU" à partir de l'année 2000 comme en témoignent ces vues aériennes." 

et quelques années plus tard le verger conservatoire de la rue de la Haie, crée par la municipalité de l'époque, a été une nouvelle initiative en faveur des pommiers de Bois-Guillaume jadis tapissant la commune.

 

Le verger du CHU en 2000, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

Le verger se prépare à sa nouvelle peau

 

 

 

 

 Le verger du CHU en 2002, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

On aperçoit que des pommiers sont replantés

 

Le verger du CHU en 2008, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

On aperçoit que des pommiers sont replantés

Voyons de plus près avec les archives de Mme Mabille datant de 2007

 

Le verger du CHU en 2014, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

On aperçoit que des pommiers sont replantés

 

Le verger du CHU en 2015, rue Girot

© IGN REMONTER LE TEMPS

Etat des lieux

 

Le verger du CHU en 2025, rue Girot

© Géoportail 

 

La croissance est disparate et la vigueur des arbres fruitiers varie.

Voyons de plus près avec les archives de Pascal Levaillant au 12 mai 2025

Le verger du CHU, un des deux poumons verts de Bois-Guillaume.

 

Georges Dubosc rapporte enfin ce propos de Corot (à la fin de sa vie) à propos de Bois-Guillaume :

Jusqu'à ses derniers jours à Ville-d'Avray, où il habitait avec sa soeur Mme Sennegon, qui devait mourir avant lui, il garda le souvenir de ses années de jeunesse. «  Il y a certaines odeurs, disait-il, qui me remettent toujours en mémoire tel ou tel paysage. Ainsi, au printemps, je sens le parfum des noisetiers, mon imagination me porte à Boisguillaume près de Rouen, où j'ai passé mon enfance et s'enfonce dans les forêts embaumées où j'allais, le dimanche, ramasser les morilles ! »

 

Corot  est comme Rousseau, Chateubriand et Flaubert qui avant Proust ont témoigné par l'émotion des sens le souvenir mémoriel et heureux.

et si c'était Homère le premier de tous :

extrait de l'Iliade et l'Odyssée

L'Odyssée – Scène 17 : L'arc d'Ulysse

« Écoutez-moi, hommes qui m'avez fait la cour –
prétexte pour tenir des festins sans arrêt, d'un bout de
l'année à l'autre dans cette maison. Voici le grand arc
d'Ulysse. Quiconque pourra le tendre et faire passer une
flèche à travers les trous de ces douze haches, avec lui
j'irai, et je quitterai cette maison qui renferme pour moi tant
de souvenirs heureux.
»

 

En littérature française...

Rousseau en premier avec la pervenche : la vue

Chateaubriand avec le chant de la grive :  l'ouie

Emma Bovary par la plume de Flaubert, la tabatière  (odeur) dans son écrin de soie (le toucher)

Corot : le parfum des noisetiers : l'odeur

Proust et la madeleine : le geste et  goût

 

Comme quoi Proust n'a rien inventé sauf à évoquer le souvenir heureux par le goût.

C'est important de rendre à César ce qui est à César, comme il est de rappeller le passé agricole et pictural exceptionnel de Bois-Guillaume et de son jadis hameau Bihorel

 

 

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6 juillet 2025 7 06 /07 /juillet /2025 06:32

Chronique des Secrets du plateau de Caux de l'année 2025 par Pascal Levaillant, 12 juillet, épisode 3, Anvéville

L'image évoquant les verrines provient d'une maison d'Anvéville, avec l'aimable autorisation de son propriétaire

Des bourgs et des villages...et jadis des maisons de tisserands

Pascal Levaillant invité par le Plateau de Caux Tourisme raconte les secrets du Plateau par le prisme des talus et fossés de la masure cauchoise décrite par Frémond et Vigarié ...

 depuis l'âge des calètes qui ont préfigué ce théâtre d'agricuture en pays de Caux ...

que l'on nomme aujourd'hui clos-masure

et que je pourrai à mon tour intituler

"la Caux-masure" 

 

Voici les rendez-vous d'avril à octobre 2025

De Saint-Martin-Aux-Arbres à Carville-Pot-de-Fer ; d'Anvéville  à Ouville-l'Abbaye ; de Gonzeville à Carville-Pot-de-Fer (La Mare aux Pommes)

Le troisième épisode  va se tenir à Anvéville,  le samedi 12 juillet 2025.

En préparation j'ai rencontré le maire et son adjointe afin d'enrichir le contenu de cette balade patrimoniale. (avec tous mes remerciements)

Je vous emmenerai dans le bourg, à la ferme du Colombier et par ailleurs vers les Fonds d'Anvéville tout en parcourant le pourtour du village. 

Je vous indiquerai quelques secrets du village qui tiennent bon depuis les calètes, depuis les invasions anglo-vikings, depuis Graville, depuis la possesion des familles Mallet, Sandouville et Houdetot depuis Henri IV  et la Réforme, depuis la main mise des Bourbons, depuis les campagnes militaires des ligueurs contre le roi Henri IV, depuis la Révolution française et depuis les temps de tisserands qui ont fait l'importance de ce village ayant compté plus de 1000 habitants. 

Vous y verrez des trésors méconnus et insolites.

Beau programme en perspective et belle randonnée dans ce beau village méconnu.

Rendez-vous au parking de la rue du cimetière (face au verger à l'arrière de la mairie) pour au plus tard 14h30

Durée environ 1h30 de 14h30 à 16h00 samedi 12 juillet à Anvéville.

 

Inscrivez-vous via le Plateau Caux Tourisme : c'est gratuit

 

Contact. 76560 Anveville . 06 82 37 51 33 · Réserver · Plateau de Caux Tourisme 2 place du Général de Gaulle BP35 - 76560 

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8 mai 2025 4 08 /05 /mai /2025 06:48

Pascal Levaillant, artiste-auteur, botaniste, mosaïste et plasticien présente ses installations de Cairns "in situ" à la Jaÿsinia au jardin botanique alpin de Samoëns du 6 au 8 juin 2025 dans le cadre des Rendez-vous aux Jardins 2025

 

Je tiens à dédier cette installation " In situ" à Raphaël Larrère, né en 1942 et décédé le 4 janvier 2025, ingénieur agronome et émérite  chercheur en éthique environnementale et plus largement au couple Larrère connu sous ce nom Catherine & Raphaël Larrère.

 

2012 - Larrère Raphaël - Le land art : une esthétique de la nature (article) :  "ce que l’on qualifie de Land Art, c’est-à-dire à des œuvres qui se font in situ, conçues et installées dans des paysages sauvages, en pleine campagne, ou bien dans des friches industrielles."

In : Imagination(s) environnementale(s), Raison publique, 2012,  n°17 Presse Universitaires de Rennes 

et à Alexandre Chollier, géographe, enseignant, chercheur et écrivain suisse ;

 

à Anne Cauquelin, Philosophe française, artiste plasticienne, romancière, historienne de l'art contemportain et des jardins, essayiste du 20e et du début du 21e siècle

et

à Siméon Levaillant, photographe français d'architecture, d'industrie, du patrimoine historique et de reportage corporate avec qui j'ai coproduit entre 2014 et 2017, la série de 24 photographies [Plus vraie que nature] La Seine normande 2017

 

 

Du vendredi 6 au

dimanche 8 juin 2025

Cairns "in-situ" à la Jaÿsinia
par Pascal Levaillant, Artiste botaniste plasticien

 

Ces sculptures de pierre, mosaïques verticales et éphémères invitent le spectateur à délaisser l’horizon et le panorama, en cela elles transforment notre perception du paysage nous permettant de nous l’approprier plus intimement. P.L.

A propos d'une installation en Seine normande coproduite avec Siméon Levaillant, travail artistique mené entre 2013 et 2017 et qui a trouvé un espace d'exposition à Rouen en 2017:


"Le caractère précaire, éphémère, de ces empilements de pierres fait contraste avec la placidité de la nature qui s’étend autour. À moins que ce ne soit justement l’inverse? On pourrait certainement voir dans ces constructions humaines "l'axe sur lequel tourne le monde", une métaphore de la manière avec laquelle l'homme juge ce qui l'entoure, d'après la logique et la vérité de sa seule nature : la logique de l'espèce humaine. Cette série photographique propose de s’interroger sur la notion de vérité, en particulier sur la capacité de la nature à nous apporter des réponses sibyllines, sur son existence et sur notre propre existence. Sommes-nous prêts à accepter que l'homme est bien un animal et que sa pensée est donc déterminée en conséquence : par les pulsions et les instincts, par sa volonté primitive et par une capacité de connaissance limitée? La Seine a peut-être quelque chose à nous offrir, au-delà de toutes ses vertus pratiques, ludiques, esthétiques: une réflexion sur nous-mêmes."
Siméon Levaillant, 2017, [Plus vraie que nature] la seine normande, coproduction avec Pascal Levaillant, artiste Land art.

Siméon Levaillant - Photographe professionnel depuis 2005, installé à Strasbourg, spécialisé en immobilier, hôtellerie, industrie, patrimoine historique et reportage corporate.

Faits d’éléments naturels, de simples pierres, ils sont pourtant une construction de l’Homme, construction érigée depuis au moins le néolithique qui produisent aujourd’hui un effet d’incongruité. Ces constructions davantage un prétexte pour proposer au spectateur une réflexion profonde sur le jardin botanique de la Jaÿsinia et une invitation au dialogue de sa nature en équilibre entre sauvage et ordonnancement.
La proposition est d'offrir au visiteur un instant déconnecté à ne plus subir l’accélération du monde, et réfléchir au sentiment de vérité que peut nous apporter la vision d’une nature sauvage, ou ordonnancée, mais pourtant si loin de notre quotidien frénétique."
P.L.

 

 

 

Pour les scolaires :
- le Vendredi 6 Juin 2025,
 

Pour tout public :
- le samedi 7 juin 2025 et le dimanche 8 juin 2025,
de 9h à 13h (réalisations des cairns en présence du public), et de 15h à 19h (visite commentée), le tout en présence de l'artiste Pascal Levaillant.

- Visites guidées par le responsable du jardin botanique alpin le samedi et le dimanche. Départs à 9h et à 14h30.

 

Une expérience immersive et une performance artistique au jardin botanique alpin de la Jaÿsinia à Samoëns - Haute-Savoie

 

Gratuit : entrées, animations, visites guidées

  • Jardin botanique alpin dit La Jaysinia
    40 rue du parc, 74340 Samoëns 74340 Samoëns
  • Du vendredi 6 au dimanche 8 juin 2025

 

LISTE DES JARDINS LABELLISÉS « Jardin remarquable » au 28 avril 2025

HAUTE-SAVOIE 74



74 : Samoens – La Jaÿsinia 
74 : Vaulx – Jardins secrets
74 : Yvoire – Jardin des Cinq Sens

 

DGPA/SDMHSP/BCMHI/MHB/28/04/2025/474 jardins

 

Description

"Aménagé sur une pente calcaire de 3,5 hectares, à 800 mètres d'altitude, la Jaÿsinia regroupe une riche collection de plantes de montagne. Plus de 8 000 plantes représentant 5 000 espèces provenant des zones montagneuses des cinq continents y sont répertoriées. Alliant découverte et plaisir, la Jaÿsinia invite le visiteur dans un décor naturel inspiré des jardins romantiques anglais. Petit ruisseau, cascades et sentiers en lacet traversent différents milieux naturels. Organisée en huit secteurs géographiques, la flore de l'Himalaya, de Chine, du Japon et de la chaîne alpine fait l'objet d'une attention particulière.

Historique

Le jardin doit son nom à sa créatrice Marie-Louise Cognac-Jaÿ, fondatrice avec son mari des grands magasins de la Samaritaine à Paris. Originaire de Samoëns, elle décide de bâtir, sur la colline où dit-on elle menait les chèvres étant enfant, un prestigieux jardin botanique alpin. En 1903 elle achète le terrain, consulte savants et botanistes dont Albert Kahn, et confie la direction des travaux à l'architecte paysagiste genevois Louis-Jules Allemand. En 1906, après trois années d'effort, le jardin est inauguré et offert au village de Samoëns.

Aujourd'hui le jardin est sous la direction du Muséum d'histoire naturelle de Paris.
"

In : https://www.parcsetjardins.fr/jardins/1235-jardin-botanique-alpin-de-la-jaysinia

Jardin sous la direction scientifique du Muséum National d'Histoire Naturelle

Le jardin de la Jaÿsinia a ses débuts, il y a près de 100 ans

(archive du  centenaire du jardin botanique - 1906-2006 - Samoëns)

 

Avant que la végétation soit luxuriante

les Alpes granitiques du parc de la Jaÿsinia

l'église de Samoëns vu les premiers lacets du jardin

La chapelle du jardin de la Jaÿsinia

l'Entrée du jardin alpin La Jaÿsinia,  40 rue du parc

Ruines du château au sommet du jardin alpin

 

"On voudrait savoir marcher comme Richard Long, dressant à l’occasion des cairns comme lui. On aimerait perdre son temps, immergés dans un paysage, à composer pour soi des assemblages aussi délicats que ceux de Goldsworthy.

Toute la difficulté que ces artistes rencontrent, est d’inviter à partager leur expérience et leur amour de la nature, dans ce qu’elle a de banal et d’évanescent.

La nature, depuis des siècles, est vue avec les yeux de l’art.

Mais l’artiste qui veut initier à son respect, comme à sa beauté propre, doit faire en sorte que son artifice s’efface. Son art doit être visible, mais pas trop, et d’autant plus visible qu’il est moins évident, qu’il est plus naturel. Simple artifice de mise en scène, cet art est fait pour s’estomper.

Il n’invite plus à contempler le spectacle de la nature, mais à y pénétrer, à y participer. Pour y parvenir, il faut justement découvrir ce dont ne témoignent pas les photographies des œuvres du Land Art : l’expérience d’une immersion dans un environnement naturel que l’on met à distance en mobilisant toutes ses facultés de perception, tant pour s’y situer que pour parvenir à l’émouvante découverte de ce qui est « déjà là ». "

2012 - Larrère Raphael - Le land art : une esthétique de la nature (article) :  in : Imagination(s) environnementale(s), Raison publique, 2012, n°17 Presse Universitaires de Rennes 

Quelques repères 

L'artiste française Marinette Cueco est une pionnière du land art car depuis les années 1960 elle construit des oeuvres éphémères avec des matériaux trouvés dans la nature tout en privilégiant le végétal.

Source : https://www.galerieuniver.com/les-artistes-de-la-galerie/marinette-cueco/

L'anglais Richard Paul Long étudie la sculpture à la Saint Martin's School of Arts jusqu'en 1965. Il travaille déjà à l'échelle du paysage. Il fait ses premières œuvres en extérieur en 1967 et 1978, et voyage systématiquement depuis 1968 sur tous les continents, arpentant des sites naturels choisis.

Source in : Wikipédia

À partir de 1979, l'anglais Andy Goldsworthy commence à réaliser des sculptures naturelles éphémères, composées de sable, de neige, de pierres, de feuilles ou de glace.

Source in : Wikipédia et https://www.musee-gassendi.org/fr/accueil/art-contemporain-nature-pays-dignois/les-oeuvres/andy-goldsworthy-cairns-deau-water-cairns/

Dominique Bailly, l'artiste française du Land art depuis les années 1990 a créée : Spirale sonora, 2009, pierres sèches, longueur 50m, Hauteur 45cm, Parc de sculpture d’Arte Sella, Borgo Valsugana, Trento, Italie

L'artiste français Marc Pouyet créé avec et dans la nature depuis 2007, ses ouvrages témoignent notamment des ressources minérales qu'il deploie par le prisme des mandalas minéraux ...

L'anglais Richard Shilling s'exprime  depuis la fin des années 2000 avec notamment  des pierres, mineraux https ://www.richardshilling.co.uk/

 

La pratique artistique du cairn  

Une invitation au dialogue sensoriel avec la nature, l'environnement, la biodiversité et le paysage

 

Extraits de récits et d'observations notamment de

Jules Michelet, 1832 ;

Charles Flahault, botaniste en 1893 ;

Jack Kérouac, écrivain un ou le premier à avoir perçu en 1963, à propos du cairn, une dimension esthétique, décorative voire artistique comme vous le découvrirez plus loin...

 

Anne Cauquelin, historienne de l'art en 2000 et 2003

avec son aimable autorisation ; 

Alexandre Chollier, géographe en 2010,

avec son aimable autorisation ; 

Pascal Levaillant en 2010

en plus d'un siècle...

les premiers...

 

Un des premiers récits  de Petermann où figure la référence à l'usage du cairn.

Rencontres avec les cairns

tout d'abord en image et en archive 

1970

Cairn du Col du Carro (3149m) - Haute Maurienne - 

© Georgette Levaillant 1970-1972

Je me trouve en maillot, torse nu en altitude, en août 1970 devant le cairn du col frontalier avec l'Italie. ce fut mon premier "3000" à 13 ans

que j'ai refait en 1972 au départ des chalets de Trièves au-dessus du hameau de l'Echo à Bonneval-sur-Arc

 

En arrière fond le Grand Paradis.

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1974

Cairn du Lancebranlette - 2936 m

Sommet de Haute-Tarentaise avec une magnifique vue à 360 ° sur les massifs environnants et sur le Mont-Blanc, côté italien.

source image : https://retraite-savoyarde.over-blog.com/2016/08/lancebranlette-2936-m-adapar.html

 

 

1978

Cairn de La Belle Plinier (Modane-Fréjus),

grimpé avec les Chasseurs Alpins

Altitudes variables de 3086 à 3111 ou 3750 m

Cairn du Rateau d'Aussois - 3128 m  

image : https://decouvrirlesalpes.com/le-rateau-daussois-3128m

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2001

Le Puigmal (Pyrénées Orientales)

 

Cairn du Puigmal [d'Err] 2910 m - Pyrénées Orientales - © 2001 Levaillant

Je suis au sommet du Puigmal, sommet frontalier avec l'Espagne,  deuxième sommet après celui du Carlit (2921 m) étudié en cours de géographie au collège ;  en compagnie de mon fils Siméon et d'Hervé A.

Cairn du Buet - Haute Savoie - © 2005 Catherine Ernst

Depuis 1972, j'ai découvert l'oeuvre de Michel Butor grâce à "La Modification"  et plus tard en 2010, la  belle collaboration  de Catherine Ernst avec Michel Butot (Epîtres florales, Michel Butor, Catherine Ernst, Editions Slatkine, Genève, 2005, p. 71) d'après la vue : Le Buet, vue prise du Glacier du Tour où l'on discerne nettement un cairn, empilement de pierres, construction vernaculaire universelle. 

Catherine Ernst, peintre au talent exceptionnel a construit sa peinture autour de cette construction vernaculaire comme une toile de fond authentique et singulière, atypique sur lequel  sa peinture, son motif botanique s'est
 
appuyé.
 
 In : https://catherine-ernst.art
 
 
 

 

 

En Grêce, en Islande, en France : 

 

En Grèce antique, les hermès

(Source Haudry (2016) et Ropars (2016)

 

La forme la plus ancienne de son culte s'adressait à ses représentations dites hermai, en Arcadie ou en Attique, sous la forme de colonnes de pierre quadrangulaires surmontées d'une tête barbue, pourvue éventuellement d'un phallus et souvent accompagnées d'une inscription. Ces hermès se trouvaient au bord des routes, sur les frontières, aux croisements, aux portes des villes et des maisons, mais également sur les places, dans les gymnases, les bibliothèques, les sanctuaires. Ils constituent la base de son culte. Il était de coutume de placer des empilements de pierres en son honneur aux carrefours : chaque voyageur ajoutait une pierre à l'édifice. Ces tas de pierres ont été peu à peu supplantés par des bornes en pierre de forme phallique placées le long des routes, pour aboutir à la forme équarrie et quadrangulaire des hermès, surmontés de la tête du dieu et portant, en leur centre et en relief, ses attributs virils (voir le scandale de la mutilation des Hermès, Hermocopides, auquel fut mêlé Alcibiade).

In : Wikipédia - Jean Haudry, 2016, p. 465-466.

Hermès est aussi le « serviteur » qui se soumet à la volonté de Zeus, s’assimile à la « bouche de Zeus qui ne sait pas mentir 21 ». Devant cette avalanche de descriptifs, difficiles apparemment à regrouper logiquement, on a été tenté de privilégier tel aspect 22, et de faire d’Hermès, par exemple un dieu du cairn ou tas de pierres en bordure des chemins (herma) ; ou un dieu de la fécondité (le pilier hermaïque, ou hermès, est en effet orné d’un phallus) ; un dieu des voyageurs ; ou un dieu pastoral, gardien des troupeaux ; ou un dieu de la chance (l’hermaîon en grec, c’est la « trouvaille » ) ; ou un dieu de l’éloquence et de la raison ; ou un dieu « fripon » patron des voleurs, etc. ! […] Signalons le culte d’Hermès à Tégée en Arcadie 49 : Pausanias (VIII, 47, 4) y a vu un temple d’Hermès Aipytos, tandis que sur le mont Parnon (II, 38, 7) des hermès de pierre marquaient la frontière entre Lacédémone, Argos et Tégée. Or, selon Hérodote (I, 67-68), la Pythie aurait répondu aux Spartiates venus chercher les ossements du fils d’Agamemnon, Oreste.[…]

In : Le dieu Hermès et l’union des contraires [article] Jean-Michel Ropars, GAIA. Revue interdisciplinaire sur la Grèce ancienne.  Année 2016, 19 pp. 57-117

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Au 9 et 10e sièles en Islande : les steinvarða

La construction de cairns est une activité importante en Islande depuis des siècles. Les cairns sont des aides à la navigation, des piles de pierres qui semblent aléatoires mais qui sont en réalité soigneusement placées. Rappelez-vous, même si nous nous fions aujourd'hui au GPS, cela n'a pas toujours été le cas. Pensez aux cairns d'Islande comme une forme ancienne de GPS pour les voyageurs solitaires et vous commencerez à comprendre pourquoi ils sont si importants.

Les premiers colons islandais ont placé ces steinvarða aux 9e et 10e siècles lorsqu'ils se sont lancés dans des expéditions d'exploration. Avec le temps, même certains noms de lieux en Islande les reflètent. Entre les glaciers Eyjafjallajökull et Mýrdalsjökull dans le sud de l'Islande, vous traversez Fimmvörðuháls, par exemple, qui se traduit par "Passage des cinq cairns".

In : https://www.reykjavikcars.com/fr/blog/culture-islandaise/construction-cairns-islande

 

La France du Haut Moyen-Âge, le "Montjoie"

 

MONTJOIE Prononciation : (t ne se fait pas entendre) nom féminin et interjection
Étymologie :12e siècle. Probablement issu du latin Mons Gaudii, « mont de joie », nom donné par les pèlerins au mont de Rama, au nord-ouest de Jérusalem. Parce que les pèlerins criaient « Montjoie » quand ils apercevaient la ville sainte, ce terme devint un cri de joie, puis un cri de guerre.


1.  N. f. Anciennement. Monceau de pierres, parfois surmonté d’une croix, qu’on élevait au bord des chemins pour rappeler une victoire, un évènement important.


2.  Interj. Cri de guerre usité autrefois parmi les Français dans les batailles. Montjoie Saint-Denis ! se disait par référence à la Mont-Joie-Saint-Denis, c’est-à-dire à la colline où saint Denis subit le martyre.

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Origine du Montjoie : « Camille Jullian et M. Albert Grenier ont déjà signalé l'importance et l'origine inexpliquée des montjoies. La forme la¬ tine mons gaudiï n'est qu'une mauvaise latinisation, en contradiction avec les textes qui offrent toujours des exemples féminins : la montjoie. L'étymologie germanique, mundgawi, proposée par M. Gamillscheg et adoptée avec quelques réserves par M. René Louis1, ne satisfait pas davantage. Qu'il s'agisse du germanique ancien ou de l'allemand moderne, Gau a toujours un sens très large, s'appliquant à de vastes terri » toires, et non pas à des districts restreints, dans des buts de surveillance stratégique ou commerciale ; il est, d'ailleurs, du masculin. On est également frappé par l'absence, en pays tudesque, de formes issues d'un hypothétique mundgawi ; le toponyme Mundschaü, près d'Aix-la-Chapelle, n'est qu'une germanisation du terme wallon. Les montjoies ne sont nulle¬ ment cantonnées aux frontières des provinces ; dans la région parisienne, on en trouve un peu partout en toponymie, à Bures, à Saint-Denis.

 

« L'examen des nombreux, noms de lieux révèle une assez grande uniformité, la faible fréquence des formes typiques picardes et provençales, une extension dans la France entière d'un toponyme qui semble avoir pris naissance entre Seine et Loire. « Montjoie apparaît fréquemment dans les chansons de geste, notamment dans la Chanson de Roland, sous la forme Monjou, comme cri de guerre des chevaliers français. [...]

Le nom commun est cité dans les textes du Moyen âge, montjoye, monjoye, mongoye, avec le sens initial de tas, de butte, de motte, en plein accord avec la plus ancienne définition du terme : quaedam congeries lapidum quae vocatur mons gaudii Dei. Il semble, d'ailleurs, que .la montjoye puisse être faite de différents matériaux, puisqu'on spécifie en général sa composition : une grosse mongoye de terre appellée la tumbelle, et qu'elle soit de dimensions très restreintes, puisqu'une tombelle est une grosse montjoie. Nous avons, en effet, de fréquents exemples de montjoies pour servir de limites aux champs, de repères aux voyageurs, aux pèlerins principalement ; les montjoies signalées par la toponymie aux abords des grands sanctuaires comme Vézelay, Compostelle, Rome et Jérusalem n'ont pas une autre origine. Un sens figuré, de profusion, de richesse, d'abondance, dont la langue du Moyen âge nous donne des exemples nombreux, explique peut-être le cri de guerre des chevaliers français.

« Parmi toutes les significations de montjoie, celle de tertre artificiel surmonté d'une croix pour indiquer la route ou commémorer une fête religieuse a fini par l'emporter ; elle s'est répandue dans le Midi sous une forme mount-joio qui ne saurait être régionale. Il nous reste à choisir, pour expliquer l'ori¬ gine du terme, entre des radicaux indiquant soit la forme et la nature de la montjoie (congeries terrae, lapidum, etc.), soit, au contraire, sa fonction (borne champêtre, routière, etc.). Manica, manche, présente des formes anciennes ou dialectales meinche, mainche, mance, menge, mange, monge qui pourraient éventuellement convenir. Un vieux glossaire donne à manica le sens de capulus, locus in quo mortui efferuntur ; il s'agit ici du tertre funéraire sous lequel est déposé le cercueil. Ce dérivé de manus, avant de se cristalliser dans les deux sensque nous lui connaissons aujourd'hui, n'aurait-il pas signifié, comme le classique manuciolum, une poignée de terre ou de cailloux ? L'ensemble des manicae aurait ainsi constitué une mongeoie. Dans ce cas, cependant, certaines formes qui ont conservé la gutturale excluent l'hypothèse d'un suffixe -eta, oie.
« L'utilisation routière des montjoies peut également orienter les recherches autour du verbe manere, avertir, qui n'a pas survécu à la domination romaine. La terminaison représente¬ rait dans ce cas, par suite de la fusion de la consonne initiale, les noms communs via, route, ou vice, succession, fois, étape. Pour trancher ce débat, il faudrait découvrir des textes beaucoup plus anciens, explorer les montjoies les plus célèbres. Alors seulement l'une de ces hypothèses peut devenir une réalité. »
M. René Louis, membre résidant, présente diverses observations et estime, d'accord avec M, Roblin, que l'on peut hésiter entre plusieurs étymologies, mais l'hypothèse de M. Gamillscheg lui paraît, jusqu'à nouvel ordre, plus vraisemblable que l'étymologie traditionnelle par montent gaudii.
M. Louis Chatelain, membre résidant, ajoute que le rite de jeter une pierre à l'endroit d'où l'on découvre un lieu de pèlerinage est encore en usage chez les Musulmans.
In : L'origine du mot montjoie, M.Roblin, Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France  Année 1950  1945-1947  pp. 45-47

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Citations dans la littérature

Moyen-Âge - Roblin - « Le nom commun est cité dans les textes du Moyen âge, montjoye, monjoye, mongoye, avec le sens initial de tas, de butte, de motte.

In : L'origine du mot montjoie, M.Roblin, Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France  Année 1950  1945-1947  pp. 45-47

 

1535- 1600 - CNRL - Carn - Terme écossais, attesté au sens 1 sous la forme carne depuis le 16e siècle. (1535 ds NED), devenu cairne, cairn en écossais mod. (1600 ibid.), issu du gaélique carn « tas de pierre », auquel correspondent l'a. Irl., le kymr. Et le bret. Carn « id. », qui sont peut-être à rattacher à la racine i.-e. kar- « dur », v. caillou. In : www.cnrtl.fr/etymologie/cairn

1595-1597 – Petermann, 1872 -« Sur le rivage gisaient les débris de la charpente d’un navire ; ce qui conduisait à supposer que le navire en question avait fait naufrage sur ce point de la côte ; que ceux qui le montaient avaient construit la cabane, y avaient passé l‘hiver et étaient partis plus tard sur les embarcations. Le capitaine Carlsen fit élever un varde (cairn, pyramide) de pierre et de bois, placer à l’intérieur une bouteille de fer blanc renfermant le récit de la trouvaille, et dresser sur le tout une perche de 20 pieds de haut. L’observation donnait 76° 7’ lat. N. Cette latitude et l’examen des objets trouvés révélaient immédiatement l’origine de ces ruines. C’était là que les fameux navigateurs hollandais, Heemskerke et Barents avaient passé l’hiver 1596-97 dans leur voyage à la recherche du passage du Nord-Est. Ces ruines sont dignes de tout notre intérêt .

In : Extrait de Mittheitungen de Petermann, n°5, 1872) In : Découverte de la cabane d'hivernage de Barents et de ses compagnons [article] Le Globe. Revue genevoise de géographie Année 1872 Volume 11 Numéro 1 pp. 195-204.

1535- 1600 - Carn - Terme écossais, attesté au sens 1 sous la forme carne depuis le 16e siècle. (1535 ds NED), devenu cairne, cairn en écossais mod. (1600 ibid.), issu du gaélique carn « tas de pierre », auquel correspondent l'a. Irl., le kymr. Et le bret. Carn « id. », qui sont peut-être à rattacher à la racine i.-e. kar- « dur », v. caillou. In : www.cnrtl.fr/etymologie/cairn

 

1797 - Saint-Fond (de) - Carn « construction préhistorique, peut-être à usage funéraire. » in : (Faujas de Saint-Fond, Voyage en Angleterre, en Écosse et aux Iles Hébrides, t. 1, p. 343 ds Mack. t. 1, p. 189b)

1818 - Montémont Albert - « le 18, nous fîmes halte au second cairn (amas de pierres) du détachement, et nous y trouvâmes un billet qui nous annonçait qu’ils avaient été retardés par les maux d’yeux et de pieds. Le 20 juin nous campâmes près du troisième cairn, sur une pointe où il y avait quelques vestiges d’anciennes stations des naturels. Le lendemain nous trouvâmes le quatrième cairn, mais renversé et sans billet : nous pûmes cependant suivre leur route au moyen de pierres qu’ils avaient placées de distance en distance »

In: Bibliothèque universelle des voyages effectués par mer ou par terre dans les diverses parties du monde, depuis les premières découvertes jusqu’à nos jours - Albert Montémont, 1833, Armand-Aubrée, Editeurs, 222-223. Voyages en Amérique, XXème siècle, Ross, Voyages aux régions arctiques, (1818-1833) premier voyage (1818-1819). Cap Dudley-Digges Iles Browne, Région du Groenland. In https://books.google.fr/books ?

1832 – Michelet - « Les montagnards révèrent encore la pierre d’Ossian (Clachan Ossian) ; Ce fut un grand scandale quand le major Wade déplaça ce monument sacré, qui se trouvait dans la ligne d’une route militaire. Les montagnards indignés vinrent en grand nombre recueillir quelques ossemens et douze fers de flèches qu’on avait trouvés sous la pierre, Ils les emportèrent au son du piobrach, et les placèrent dans un cercle de larges pierres au sommet d’un roc, dans les déserts du Glen Ammon occidental. Au centre, ils dressèrent un roc énorme, un cairn (comme ils disent), et appelèrent le tombeau du barde, « cairn na huseoig », le cairn de l’hirondelle. »

In : Jules MicheletMonuments celtiques, in Revue des Deux Mondes, 1832)

1833 cairn (MicheletHist. de France, 1, 200 [1879] ds Quem.); 2. p. ext. 1860 « abri de pierre construit par les explorateurs polaires » (Tour du Monde, p. 23 ds Bonn.).

 

1837 – Thoreau - « Henri Thoreau nous conte la coutume groenlandaise qui veut qu’un simple caillou déposé sur un tas de bois flottés vaille pour prise de possession. Personne ne s’avisera d’y toucher par la suite. »
In : Thoreau H.D., journal 1837-1861, Les Presses d’aujourd’hui, 1981. In : Autour du cairn, Alexandre Chollier, Héros-limite /géographie(s), 2010.

 

1849 – Thoreau - « Les vestiges des routes militaires, des maisons, des cours et des thermes en mosaïque, la Nature n'a pas à rougir de ces reliques de ses enfants. Le cairn du héros, on se demande si ce sont ses proches ou la Nature elle-même qui ont élevé la colline. »

In : Une semaine sur les rivières Concord et Merrimack, 1849.

 

1893 - Flahault Charles « Le jour paraît à peine ; de pierre en pierre on saute le ruisseau et on commence à gravir les pentes du ravin qui nous conduit au col de Llo ou des Fenestrelles. Bientôt, on herborise, et comme voilà, là-haut, le col, avec sa petite pyramide de pierre, je laisse monter ceux qui préfèrent marcher lentement que d'avoir à s'arrêter. »

Charles Flahault, Herborisations en zigzag, journal d'un botaniste, Région méditerranéenne (1876 et 1887-1896), Perpignan, le 21 juillet 1893, p.118

1963 - Kerouac « À chaque bond, on pouvait distinguer quelque part en avant signe généralement deux pierres plates l'une sur l'autre, au sommet d'un rocher, et une pierre ronde par-dessus à titre décoratif. » 

jack, Les clochards célestes, 1963, Folio, Gallimard, p.104

"Tu ne vois pas un petit tas de pierres sur ce rocher, près du pin? C'est un repère construit par d'autres alpinistes qui sont passés par ici. Peut-être même l'un de ceux que j'ai placés en 1954, mais je n'en jurerais pas. Il nous faudra progresser de rocher en rocher maintenant, en guettant attentivement ces repères qui nous indiquent la bonne voie." 

Kerouac, Les clochards célestes, 1963, Folio, Gallimard, p.100

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1993 - 2012  - Tiberghien Gilles A. offre un aperçu des connaissances sur et autour du Land Art  dans son ouvrage « Land Art », réédité en 2.012,  il définit le Land Art comme une épure et l’ambition de se débarrasser de l’art du chevalet et des grands principes du modernisme et faire entrer l’art hors des musées et de le faire autrement que dans des expositions muséales. Travailler dans la nature devient la toile, la matière, l’opus.

Gilles A. Tiberghien, agégé de philosophie, enseigne l'esthétique à l'université de Paris 1 - Panthéon Sorbonne et intervient à l'école nationale du paysage de Versailles. Il est membre du comité de rédaction des Cahiers du musée d'Art moderne et des Carnets du paysage. Il a publié entre autres Nature, art, paysage (Actes Sud / ENSP, 2001) ; Notes sur la nature, la cabane et quelques autres choses (Le Félin, 2005) ; Dans la vallée (avec Gilles Clément, Bayard, 2009), L'art dans la nature ("Photopoche", Delpire/Actes-Sud, rééd. 2010), Petite bibliothèque de l'amoureux (Champs, Flammarion, 2013).

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2000 – Golworthy - « L’installation dans un « lieu » naturel, le bord de mer, la plage, le rocher, la clairière inscrit l’objet comme lieu rhétorique, comme topos il appartiendra désormais au glossaire paysager »

2000 - in Andy Golworthy, « beach cairn collected peebles », 1985, in Anne Cauquelin, L'invention du paysage, Editions Quadrige, PUF, Paris, 2000, p.153-154.

 

2000 – Cauquelin - « Les artistes du land art nous montrent le site qui est non site dans l'espace d'un territoire devenu œuvre »

2000 - In : Anne Cauquelin, le site et le paysage, p.16


2010-2025 – Levaillant - « Le cairn, si éphémère soit-il, posé dans son environnement est une fenêtre intime ouverte sur le monde devant lequel on peut s'arrêter momentanément le temps de le contempler et de le fixer dans un instant d'éternité pour témoigner de la présence humaine, que la photographie vient sacraliser et immortaliser. »


2010 - 2025 - Pascal Levaillant

 

 

2010 - Chollier - « L’architecture du cairn est élémentaire, si élémentaire qu’elle peut-être la toute première dans l’histoire de l’humanité qui ait été pensée et réalisée […] il suffit de se rappeler que la construction en pierre sèche s’oppose à la pérennité propre à la pierre » 

In : Chollier Alexandre, Autour du cairn, 2010, p.20

 

2011 – Williams - « Au début des années 1870, la renommée de Thoreau avait attiré un flot régulier de pèlerins à Walden. Ils ne trouvèrent que peu de traces de la vie de Thoreau jusqu'en juin 1872, lorsque Bronson Alcott, père de Louisa May, rendit visite à son amie Mary Newbury Adams et lui montra l'emplacement de la petite cabane. Constatant qu'il était regrettable que rien ne marque l'endroit, Adams suggéra de construire un cairn et « que tous ceux qui aimaient Thoreau y ajoutent ensuite une pierre ». Alcott, ami de longue date d'Henry, accepta et ajouta une pierre à celle laissée par Adams. Il nota dans son journal des 12 et 13 juillet : « La renommée d'Henry ne manquera pas de s'accroître avec les années, et ce lieu sera visité par des lecteurs admiratifs de ses œuvres. »

In : https://geologywriter.com/streetsmartnaturalist/stories-in-stone-blog/thoreaus-cairn/

 

2012 – Levaillant –  « J’ai créé l’acronyme C.A.I.R.N. en 2012 afin de situer mon travail artistique vis à vis de toutes ses perceptions, de ses représentations, de ses significations à travers le monde et les époques … »

Construction Artistique Incorporant des Roches Naturelles © Levaillant 2012

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2012 - Larrère Raphael - Le land art : une esthétique de la nature (article) :  "ce que l’on qualifie de Land Art, c’est-à-dire à des œuvres qui se font in situ, conçues et installées dans des paysages sauvages, en pleine campagne, ou bien dans des friches industrielles."

in : Imagination(s) environnementale(s), Raison publique, 2012, n°17 Presse Universitaires de Rennes 

 

 

 

 

Extraits d'Anne Cauquelin,

historienne de l'art contemporain

 

« L’installation dans un « lieu » naturel, le bord de mer, la plage, le rocher, la clairière inscrit l’objet comme lieu rhétorique, comme topos il appartiendra désormais au glossaire paysager »

2000 - in Andy Golworthy, « beach cairn collected peebles », 1985, in Anne Cauquelin, L'invention du paysage, Editions Quadrige, PUF, Paris, 2000, p.153-154.

 

« Les artistes du land art nous montrent le site qui est non site dans l'espace d'un territoire devenu œuvre »

2000 - In : Anne Cauquelin, le site et le paysage, p.16


« Le cairn, si éphémère soit-il, posé dans son environnement est une fenêtre intime ouverte sur le monde devant lequel on peut s'arrêter momentanément le temps de le contempler et de le fixer dans un instant d'éternité pour témoigner de la présence humaine, que la photographie vient sacraliser et immortaliser. »


2010 - 2025 - Pascal Levaillant

 

Ma connexion avec la Haute Savoie s’inscrit dans mon parcours de randonneur dans les Alpes en Savoie et en Haute Savoie depuis les années 1968. Depuis mon enfance je suis attaché à la montagne comme je peux l’être pour l’estran dans ma région la Normandie.

Mes diverses ascensions à proximité de la Vanoise ; en Tarentaise ;  en Maurienne ; en Chartreuse ;  en Bauges ;  en Bugey ;  dans la vallée de l’Arve m’ont amené durant des décennies à ériger des cairns et bien au-delà.

J’ai créé l’acronyme C.A.I.R.N. en 2012,

J’ai créé cet acronyme afin de situer mon travail artistique vis à vis de toutes ses perceptions, de ses représentations, de ses significations à travers le monde et les époques …

Construction Artistique Incorporant des Roches Naturelles © Levaillant 2012

 

Série  de 24 photographies de cairns par Pascal Levaillant et Siméon Levaillant photographe en 2015

 

"Les belles rencontres, Anne Cauquelin, 2021
 
Extrait du texte d'Anne Cauquelin inséré au catalogue de   l'exposition "Herbier contemporain délicieux" aux jardins de l'abbaye Saint-Georges de Boscherville organisée par le Conseil Départemental de la Seine-Maritime en 2021 (bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert).


"Des rencontres

 

Pascal Levaillant en est coutumier. Et d’abord, celle de la rivière Seine, ses bras, ses détours ses inflexions. Suivant ses rives, Levaillant lui fait l’offrande de quelques pierres ; à tel et tel lieu de son cours, il plante (car il s’agit bien de planter) ses modestes cairns. Ce sont des dons selon l’esprit des pèlerins cheminant vers Compostelle qui sur leur parcours déposaient des pierres en signe de vénération, repentance ou pour simples traces de leur passage.
Accomplissant ce geste, l’artiste reprend le chemin rituel, joint le médiéval au contemporain, et transforme les éléments naturels en ce qu’ils sont essentiellement ; l’eau vive du courant, retenue un moment par les pierres plantées, révèle sa nature rocheuse, tandis que la pierre, elle-même vibre d’une vie souterraine, frémissant sous sa carapace. Début d’une mythologie personnelle, qui s’enrichit de gestes en gestes et d’œuvres en œuvres, à mesure de la diversité des rencontres.
 


Changement de registre
 
Car il n’est plus question, pour lui, de fixer une pierre en pleine eau vive et courante, ce geste n’est plus de mise ici. 
C’est une action plus tranquille, quiète, respectueuse, que les prés et les vergers appellent ; la cueillette, le recueil, voisin du recueillement ; pratique lente, patiente, modulée par les saisons. 
Ce sont ces gestes de déposition et d’archivage que choisit Levaillant constituant ainsi un authentique reliquaire. […] pour Pascal Levaillant, la vénération le conduit au respect, et l’abondance des récoltes à la patience fertile. Son modèle serait à chercher du côté du vieillard de Tarente, décrit par Virgile dans les Géorgiques, ce paysan qui cultive calmement son lopin agreste jour après jour et dont le rythme temporel est celui du « Festina Lente ».
 
Festina lente (Hâte toi lentement)
 
Telle est la devise princeps du jardinier. Les herbiers contemporains de Pascal Levaillant répondent parfaitement à cette injonction. Car la vie cachée des herbes, sous forme de minuscules graines, est signe de naissances à venir, forme végétale du « festina lente » qu’elles incarnent. Tout vient en son temps, semblent-elles dire, et notre patience les accompagne.
Accrochées à la voûte de la chapelle Saint Georges, logées dans des boîtes transparentes, dites de Petri, elles sont traversées par la lumière, tels des vitraux vivants ; car la vie habite ces graines dont l’éclosion pourra nourrir hommes et bêtes. Le sens spirituel de cet accrochage ne peut échapper : la Providence veille du haut des cieux, à nourrir à la fois les corps et les âmes, tandis que les boites de Petri, translucides, sont l’image de la conservation et de la culture des organismes vivants, ce qui les absout de tout péché de scientisme.
Au dehors, tout le long du chemin qui traverse potager et verger, et comme produits d‘un Arte povera, des fumeroles aromatiques pendent à un fil dans leurs bouteilles tronquées. Cet accompagnement odoriférant prend la place de l’encensoir rituel, ajoutant sa touche à la célébration.
 
Du peu de choses,
de la vie

 
Les célébrations et offrandes de Pascal Levaillant sont des odes à la « nature naturelle ». Une nature telle que la décrivait Mikel Dufrenne, sous le nom de nature naturante, la distinguant ainsi de la nature naturée, celle qui, passée par des traitements de plus en plus industriels, se trouve transformée jusqu’en son capital génétique.
Le jardinier, le paysagiste, le poète ou le peintre sont proches de cette nature naturante ; ils captent la vie, de ce qui croît s’épanouit et meurt, en bref la phusis des anciens, bonne ménagère, économe et donnant à chacun selon le besoin. A tel ou tel moment et en tel ou tel lieu suivant le cas, « Ici et là » disait Flaubert qui faisait la part belle aux hasards.
Cependant cette nature naturante aime à se tenir cachée, tout du moins ne se montre pas avec évidence. Elle se donne à percevoir peu à peu et sans assurance de réussite. L’approcher exige patience, savoir-faire et obstination.
Les artistes contemporains sont nombreux actuellement à tenter une approche biosensible, soit en dénonçant l’exploitation des produits naturels par les industries agroalimentaires, sorte de transgénisme planétaire comme le fait Pat Badani avec son projet « Al grano », soit par une purification ou épuration du processus artistique lui-même, visant alors le peu, le presque rien, ou, à l’extrême, le vide.
Sans le dire, il semble que ce soit cette tendance que suit Pascal Levaillant. La vie sous forme de graines assemblées, des fumerolles s’évaporant dans l’air, des cailloux dans une rivière, choses de peu, sans ostentation."

 

 

Cairns "in situ", de-ci de-là

 

Cairn de  la Seine à Duclair - Seine-Maritime -  "in situ" © Pascal Levaillant 2010

Cairn du Marin - Finistère - "in situ" © Pascal Levaillant 2010

Cairn d'Hénouville - Seine-Maritime -  "in situ" © Pascal Levaillant 2010

Cairn de l'Ain - Ain - "in situ" © Pascal Levaillant 2011

Cairn du guetteur - Cancale - Ile-et-Vilaine -  "in situ" © Pascal Levaillant 2011

Cairn du Landin - Seine-Maritime - "in situ" © Pascal Levaillant 2011

Cairn de Robert Val - Seine-Maritime - "in situ" © Pascal Levaillant 2012

Cairn de Veules-les-Roses - Seine-Maritime "in situ" © Pascal Levaillant 2012

Cairn de la Montagne Noire - Aude -  "in situ" © Pascal Levaillant 2012 

 

Cairn du plateau de Beille - Ariège - "in situ" © Pascal Levaillant 2012

 

in : www.art-culture-france.com, extrait critique André Ruellan, critique d’art, 2014

« Au cours de ses cheminements, il en ponctue le parcours avec imagination et singularité par la grâce de ses fameux et fugaces C.A.I.R.Ns, œuvres d'équilibre et constructions artistiques incorporant des roches naturelles qui intriguent tant les promeneurs, sculptures spontanées et hélas éphémères […] issus de la nature et du "Land Art" que l'artiste déploie tout autant aux bords de mer qu'en montagne. »

Cairn du Menez Hom - Finistère - "in situ" © Pascal Levaillant 2013

Cairn de l'Ain[visible] - Ain - "in situ" © Pascal Levaillant 2013

3 cairns marins "in situ" © Pascal Levaillant 2013

3 cairns alpins - Ariège -  "in situ" © Pascal Levaillant 2012

 

Sentier d'Art de la Trinité de Réville - Eure - 2013

 

 

Cairn du phare de l'île de l'Aber-Wra'ch - Finistère - "in situ" © Pascal Levaillant 2014

et voici son prolongement dans un autre overblog, celui de miletune...en 2016

source image : Le blog de Pascal Levaillant artiste seinomarin 

https://miletune.over-blog.com/2016/06/sujet-semaine-23-2016.html

Avec l'autorisation de l'auteure, voici le texte de :

Terre de légende. de Jamadrou

Pascal est vaillant

Il avance bon an mal an

Les cailloux de son chemin

Ils les entassent si bien

Que la mer a dit à l’île de Sein

Que ses totems sont divins

Et qu’il faut respecter l’œuvre de chacun.

Gare au vilain démolisseur

Qui croulera sous les malheurs :

"Un matelot barbu l’emportera

Dans le phare de Tévennec le déposera

Le laissera là jusqu’à son repentir

Le Raz de Sein le verra vomir

Et c’est à Sein que les lapins

Ceux qui participent à l’érosion de l’île

Raconteront aux gentils hérissons

Que la baie des Trépassés

Est perpendiculaire à l’horizon

Depuis le jour mémorable

Où l’homme désespéré a cru

Qu’il deviendrait estuaire

En se jetant dans la mer."

Je lance cette légende toi tu l’as fait circuler

Ainsi les œuvres de Pascal

Du Finistère à l’autre bout de la terre

Seront par tous admirées et respectées.

Jamadrou

 

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Voici un texte soumis et publié sur le site de Miletune.over-blog.com 

Sujet semaine 24/2016 - clic

 

Je me souviens du mois d'août 2014

Quelque part en Normandie,

Arrivés sur site à la mi-journée

Nous envisagions d'ériger un CAIRN 

En cette fin d'après-midi au bord du fleuve

À la confluence de l’Epte et de la Seine.

 

Nous avions choisi cette destination 

Aux confins de l'Ile de France et des Yvelines

À la porte du département de l'Eure 

Très exactement à Giverny en Normandie

 

Attendant nonchalamment l'instant photographique, 

De la prise de vue de cette construction éphémère

Dans le lit du fleuve

Nous décidons de visiter la Maison de Monet

Affublés de nos chapeaux de paille

Nous flânons dans les jardins ensoleillés,

Autour du bassin d’eau

Recouvert de nénuphars.

Pascal Levaillant, 2016

 

Ce fameux cairn de Giverny fut érigé dans le fleuve Seine en 2014 et fit l'objet d'un tirage pour notre exposition (mon fils Siméon Levaillant et moi) [Plus vraie que nature] la Seine normande dont les tirages furent exposés en intégralité dans la galerie de l'Hôtel de Ville de Rouen, puis à l'ESPE de Mont-Saint-Aignan et à la galerie de l'abbaye du Valasse.

implantation du cairn à Giverny © Credit photo Siméon Levaillant 2014

 

Localisation d'implantation plastique des cairns et des prises de vue pour cette série

1 - Giverny 
2 - Pressagny-l’Orgueilleux
3 - Courcelles
4 - Bernières-sur-Seine
5 - Saint-Pierre-du-Vauvray
6 - Amfreville-sous-les-Monts 
7 - Pont-de-l’Arche
8 - Saint-Pierre-lès-Elbeuf 
9 - Cléon 
10 - Belbeuf 
11 - Rouen
12 - Sahurs
13 - Bardouville, le bas
14 - Berville-sur-Seine
15 - Barneville-sur-Seine, le bas
16 - Le Landin
17 - Le Trait 
18 - Villequier 
19 - Petiville 
20 - Marais Vernier 
21 - Berville-sur-Mer
22 - Honfleur 
23 - Villerville 
24 - Sainte-Adresse 

Pascal et Siméon Levaillant - Exposition [Plus vraie que nature] La Seine normande -  Land art et photographies - Hôtel de Ville de Rouen -  galerie du 1er étage - du 22 juin au 31 août 2017

à cette occasion le mot du maire de Rouen, Yvon Robert, 2017

Pascal et Siméon Levaillant - Exposition [Plus vraie que nature] La Seine normande -  Land art et photographies - Hôtel de Ville de Rouen -  galerie du 1er étage - du 22 juin au 31 août 2017

 

In : https://levaillant-pascal.over-blog.com/2017/06/pascal-et-simeon-levaillant-exposition-plus-vraie-que-nature-la-seine-normande-land-art-et-photographies-hotel-de-ville-de-rouen-gal

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Cairn de Sainte-Honorine-des-Pertes - Calvados - "in situ" © Pascal Levaillant 2014

Cairn de Sainte-Adresse - Seine-Maritime - "in situ" © Pascal Levaillant 2014​​​​​​​

Cairn de la Dent du Chat - Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2015

Cairn de la grotte d'Ambérieu - Bugey - "in situ" © Pascal Levaillant 2015

Cairn de la Caline - Bugey - "in situ" © Pascal Levaillant 2016

Cairn de Crozon - Finistère "in situ" © Pascal Levaillant 2017

 

Cairn du Cotentin - Manche -  "in situ" © Pascal Levaillant 2017

PS: il s'est produit une interruption entre 2018 et 2020 du fait de perte de fichiers images due à un problème infomatique.

 

Critique de Céline Allais, janvier 2019.

« La mosaïque, les cairns qu’il érige, l’amènent à entreprendre un vaste périple à pied dans la vallée de la Seine. Il écume tous les milieux naturels. »

Céline Allais, site du château de la Roche-Guyon : à l’occasion de laa résidence d’artiste de Pascal Levaillant au château de la Roche-Guyon entre 2017 et 2020, année de l’exposition de son herbier contemporain dans le cabinet de curiosités du 18e siècle du château de La Roche-Guyon du 7 mars au 30 août 2020.

 

Cairn du Cotentin - Manche - "in situ" © Pascal Levaillant 2021

Cairn de la Serra da Estrela - Portugal - "in situ" © Pascal Levaillant 2022

Cairn de Michelskopf - Bas-Rhin - "in situ" © Pascal Levaillant 2022

Cairn de Michelskopf - Bas-Rhin - "in situ" © Pascal Levaillant 2022

Cairn da barragem la Serra Malcata - Portugal - "in situ" © Pascal Levaillant 2023

Ci-dessous

Cairn do Vasco de Gama, Belém, Portugal "In situ" © Pascal Levaillant 2023

C.A.I.R.N : Construction Artistique Incorporant des Roches Naturelles

                                                                          -------------------------

Cairn de l'Orne - Clécy - Orne "in situ" © Pascal Levaillant 2023

Cairn de Chambon - Lac d'Eguzon - Indre - "in situ" © Pascal Levaillant 2023

Cairn de Atlantico - Peniche - Portugal - "in situ" © Pascal Levaillant 2024

Cairn de Finisterra - Galicia  - "in situ" © Pascal Levaillant 2024

Cairn de las cuevas - Llanes -  Asturias - Espagne  - "in situ" © Pascal Levaillant 2024

Cairn Arradon's Bay - Arradon -  Morbihan - France - "in situ" © Pascal Levaillant 2024

Cairn des foutues algues vertes bretonnes - Roaliguen -  Bretagne - France  - "in situ" © Pascal Levaillant 2024

Cairn du golfeur gaucho du Morbihan - Bretagne -  France - "in situ" © Pascal Levaillant 2024

Cairn de Kerouac à Locmiquel Larmor-Baden - Morbihan -  Bretagne - France - "in situ" © Pascal Levaillant 2024

Cairn de l'Esterel - Var - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Cairn de l'église Saint-Etienne de Gréolières - Alpes-Maritimes -

"in situ" © Pascal Levaillant 2025

Cairn du Drac - Aubessagne - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

 

Cairn de la cigogne et le cigogneau- Oberbronn -  Bas-Rhin -

"in situ" © Pascal Levaillant 2025

Cairn de la descente du col de Sainte-Marie-des-Mines - 772 m  - Vosges - 

"in situ" © Pascal Levaillant 2025

Vue sur Saint-Dié-des-Vosges

Le 27 mai 2025 à la Roche-Guyon

 

Le cairn du canard de Seine - La Roche-Guyon - Val d'Oise

 "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn de la duchesse d'Enville - La Roche-Guyon - Val d'Oise

 "in situ" © Pascal Levaillant 2025

 

Forts de mes précédentes expositions menées depuis 2011, j’ai pu concevoir et intégrer l’art du cairn dans le paysage, comme art éphémère et inscrit dans le Land Art.

Ma démarche minimaliste, à contrario de certains land artistes, a été encouragée en 2014 par l’historienne de l’art contemporain, Anne Cauquelin. 

Ma connexion avec la Haute Savoie s’inscrit dans mon parcours de randonneur dans les Alpes en Savoie et en Haute Savoie depuis les années 1968 : j'ai ainsi croisé des cairns au sommet de cols comme le massif cairn du col frontalier franco-italien Le Carro en Savoie.

Depuis mon enfance je suis attaché à la montagne comme je peux l’être  aussi pour l’estran dans ma région normande.

Mes diverses ascensions à proximité de la Vanoise ; en Tarentaise ; en Maurienne ; en Chartreuse ; en Bauges ; en Bugey ; dans la vallée de l’Arve m’ont amené durant des décennies à ériger des cairns et bien au-delà.

 

 

Pascal Levaillant, sculpteur de cairns

 

 

Mes principales expositions de cairns

 

Cairns à Sotteville-sur-Mer (exposition collective) en 2012

Sentier d’art à la Trinité de Réville dans L’Eure (exposition collective) en 2013

A l’abbaye du Valasse en Seine-Maritime (exposition personnelle) en 2015

A Rouen, Plus vraie que nature, la Seine normande en 2017 en coproduction avec Siméon Levaillant photographe professionnel en paysage, architecture  et patrimoine

 

Depuis 2018, j’ai réalisé des cairns en pleine nature à Lyon, dans l’Ain, en Savoie, en Isère, dans le Béarn, dans la Gironde, dans la Charente Maritime, en Bretagne, en Espagne, au Portugal, dans les Hauts-de-France, en Alsace, dans la Creuse, dans le Lot et le Quercy, en Allemagne dans les Montagnes Noires, dans les Vosges, dans les Alpes Maritimes…

Soit plus de 1200 cairns depuis mes premiers cairns érigés dans le Finistère.

Les deniers que j’ai érigés se trouvent dans l’Esterel, dans l’arrière-pays de Grasse en Alpes Maritimes, près de Gap et dans le Golfe du Morbihan au Roaliguen.

 

 

en 2010

en 2010

en 2011

en 2011

en 2012

en 2013

en 2014

en 2015

Puis c'est devenu difficile et délicat d'en ériger de-ci de-là ... à cause des interdictions compréhensibles à certains endroits en raison de trop d'insouciance.

Si trop de cairns nuisait au cairn.

Mais toutefois j'ai continué ici et là mais en faisant attention de remettre les pierres à leur place ou en prenant le soin d'obtenir une autorisation spéciale et circonstancielle en  quelques endroits.

 

Remerciements à Roselyne qui a toujours supporté mes élévations de cairns depuis mes débuts en 2010, à mes fils Siméon et Billal, à Alexandre Chollier et Anne Cauquelin, contributeurs textuels dans l'histoire de cet art ; à la Ville de Rouen et à Yvon Robert,  à K. Divernet ; à l'ESPE ( J.F. Brochec) ; à Caux Vallée de Seine (Mme Demunck et Mme Lopes) ; à Intercom Bernay, Terres de Normandie ; à Miletune (Overblog) ; à ma tante Georgette, la chambérienne, qui m'a montré la voie de la montagne, des Alpes et de la Vanoise et c'est ainsi que j'ai pris goût  aux carins et aux empilements de pierres depuis les années 1965.

Remerciements appuyés à Anne Cauquelin, l'historienne de l'art contemporain qui aura 100 ans en janvier 2026, et à Alexandre Chollier, spécialiste de l'histoire des cairns.

 Remerciements enfin à Paris-Normandie et au Courrier Cauchois qui ont relayé mon activité et tous les autres anonymes ; à tous les endroits de-ci de-là qui ont accueilli depuis 2010 mes cairns en exposition ou en catimini que seule la photographie ou la vidéo est venue conserver l'authenticité et la véracité des faits.

 

et ceux du jardin de la Jaÿsinia en juin 2025

Le cairn aval de la Chapelle - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn le vaillant allobroge - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn aligné sous le clocheton - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn au bord du chemin du jardin - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn autoportrait au béret - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les cairns de Cognacq et Jaÿ - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les cairns de Cognacq et Jaÿ - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn des brumes - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn de Marie-Louise en capeline - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn de la grande cascade- Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn de la grande cascade et la pierre - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn de la marmotte - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les cairns de la petite cascade- Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les cairns du portillon - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn de l'allobroge- Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn et son invité l'escargeot- Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn de Marie-Louise Jaÿ - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn des phlomis - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn du chasseur alpin - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn du dormeur du Val - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn du Duc de Savoie - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn du séquoia - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn du télésiège de Samoëns - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn du télésiège de Samoëns 2 - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn en attendant les 4 classes attendues de Samoëns - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn qui prend sa douche - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn qui se met au vert - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn qui se met au vert 2 - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les trois cairns de la chapelle - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les trois cairns de la chapelle 2 - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les deux cairns de la petite cascade - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025 et le JBA de la Jaÿsinia

Les deux  cairns de la vallée du Giffre - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les cairns 100% pure souche - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les cairns des 5ptimontains - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les trois cairns du clocheton - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les cairns du Criou - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les cairns du lichen - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Le cairn du grand bassin - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025 et le JBA de la Jaÿsinia

Les deux cairns du petit sentier - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les cairns de pure souche - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Les trois cairns des deux pins - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Edition du Dauphiné Libéré du mercredi 11 juin - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

 

2 cairns 2 pavots - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

2 cairns 2 pavots - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

4 cairns - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

5 cairns - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

6 cairns - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

8 cairns - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

9 cairns - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Une des 4 classes  de Samoëns en visite et en atelier cairn - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Une autre des 4 classes  de Samoëns en visite et en atelier cairn - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Une des autres des 4 classes de Samoëns en visite et en atelier cairn - Jardin Botanique de la Jaÿsinia - Samoëns - Haute Savoie - "in situ" © Pascal Levaillant 2025

Rendez-vous aux jardins 2025 - Cairns "in-situ" au jardin botanique Alpin la Jaÿsinia

Tout l'agenda +

 
Samoëns07/06/2025Visites guidées
 
 

Dans le cadre des Rendez-vous aux Jardins 2025, organisés par le Ministère de la Culture du 6 au 8 juin 2025, le Jardin botanique alpin La Jaÿsinia accueillera Pascal Levaillant, artiste-botaniste plasticien.

  • Rendez-vous aux jardins 2025 - Samoëns - Mairie de Samoëns
    Crédit : Rendez-vous aux jardins 2025 - Samoëns - Mairie de Samoëns

Cairns "in-situ à la Jaÿsinia, par Pascal Levaillant, Artiste auteur
Ces sculptures de pierre, mosaïques verticales et éphémères invitent le spectateur à délaisser l’horizon et le panorama, en cela elles transforment notre perception du paysage nous permettant de nous l’approprier plus intimement.
Le caractère précaire, éphémère, de ces empilements de pierres fait contraste avec la placidité de la nature qui s’étend autour. Faits d’éléments naturels, de simples pierres, ils sont pourtant une construction de l’Homme, construction érigée depuis au moins le néolithique qui produisent aujourd’hui un effet d’incongruité. Ces constructions davantage un prétexte pour proposer au spectateur une réflexion profonde sur le jardin botanique de la Jaÿsinia et une invitation au dialogue de sa nature en équilibre entre sauvage et ordonnancement.
La proposition est d'offrir au visiteur un instant déconnecté à ne plus subir l’accélération du monde, et réfléchir au sentiment de vérité que peut nous apporter la vision d’une nature sauvage, ou ordonnancée, mais pourtant si loin de notre quotidien frénétique.

Informations pratiques

  • Date : samedi 07 juin
  • Lieu : Jardin botanique alpin "la Jaÿsinia" - Samoëns
  • Tarif : Entrée libre.
 
Quand ?
Du samedi 7 au dimanche 8 juin 2025, tous les samedis et dimanches.
Présence de Pascal Levaillant, artiste-botaniste plasticien :
> de 9h à 13h (réalisations des cairns en présence du public)
> de 15h à 19h (visite commentée)

Visites guidées par le responsable du jardin botanique alpin :
> 9h
> 14h30
Visite libre tout au long des journées.

Sous réserve de conditions météo favorables.
 

 

 

samoens.com /agenda

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1 mai 2025 4 01 /05 /mai /2025 16:43

Chronique des Secrets du Plateau de Caux de l'année 2025 par Pascal Levaillant, 10 mai épisode 2 - Carville-Pot-deFer

Des bourgs et des villages...

Pascal Levaillant invité par le Plateau de Caux Tourisme raconte les secrets du Plateau par le prisme des talus et fossés de la masure cauchoise depuis l'âge des calètes qui ont préfigué ce théâtre d'agricuture en pays de Caux ...

que l'on nomme aujourd'hui clos-masure

 

Voici les rendez-vous d'avril à octobre 2025

De Saint-Martin-Aux-Arbres à Carville-Pot-de-Fer ; d'Anvéville  à Ouville-l'Abbaye ; de Gonzeville à Carville-Pot-de-Fer (La Mare aux Pommes)

Le second épisode  va se tenir à Carville-Pot-de-Fer  le samedi 10 mai 2025

je vous emmenerai dans le bourg à la recherche des secrets du village qui tiennent bon depuis les calètes, depuis les ivasionsn anglo-vikings, depuis la Réforme, depuis la main mise des Bourbons, depuis les campagnes militaires des ligueurs contre le roi Henri IV, depuis la Révoultion française et depuis l'unification avec Attemesnil au temps de l'activité tinctoriale sur les communes de Routes, Robertot et de Carville-Pot-de-Fer.

Beau programme en perspective et belle randonnée dans ce beau village méconnu.

Inscrivez-vous via le Plateau Caux Tourisme

 

Contact. 76560 CARVILLE-POT-DE-FER. 06 82 37 51 33 · Réserver · Plateau de Caux Normandie Tourisme. 2 place du Général de Gaulle BP35 - 76560 

 

à voir sur ce lien du Youtube de Michel Gilbert avec son aimable contribution et de aimable autorisation : https://www.youtube.com/watch?v=BHeSM0FIElM

 

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  • : Le blog de Pascal Levaillant artiste seinomarin
  • : ce blog a vocation de compléter par des articles et documents visuels mes pratiques artistiques (elles sont multiples)l
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