Samedi 11 juillet 2026, je vous invite à Anvéville pour une balade sous le signe du lin, du tissage, de l'architecture vernaculaire et à la fin du parcours seront servies des gourmandises cauchoises à base de lin et de cidre.
Le Plateau de Caux Tourisme présente
Balade gourmande, au pays du lin
Samedi 11 juillet de 14h00 à 16h00
Anvéville
Le Plateau de Caux tourisme organise cette sortie dans un village où on peut encore observer de nombreuses traces vernaculaires de son activité autour du textile, du lin puis du coton. Ce village possède un des bâtiments emblématiques de l'activité textile : le séchoir à lin.
Ce témoin architectural faisait office de l'activité de blanchiment des écheveaux et de l'après mise en teinture lors de leur séchage.
Vous découvrirez de nombreuses verrines qui se comptent par dizaines car elles servait à produire une légère clarté dans la pièce du "cacheux" tout en préservant la blancheur du fil de lin blanchi qui servait de fll de chaîne au métier à tisser sur lequel venait le fil de trame de lin puis plus tard le fil de coton.
Alors qu'Harcanville incarne le tissage des cotonnades, Anvéville est un des villages emblématiques des métiers de fileuses, de bobineuses et de tisserands.
C'est de cela que jevous conterai.
Munissez-vous d'un chapeau, ombrelle, gourde d'eau et de bonnes chaussures pour déambuler sous le soleil et bien entendu à l'ombre des hêtraies.
Inscrivez-vous dans la rubrique escapade gourmande organisée par le Plateau de Caux Tourisme.
La balade se terminera par une dégustation de produits à base de lin, pour un petit goût du patrimoine local.
présente trois conférences à la fête "Sauve ta pomme"
à Brémontier-Merval le samedi 15 novembre 2025
Comme chaque 3éme samedi de novembre, l’association du domaine de Merval, le lycée du pays de Bray et la ferme du domaine de Merval ont le plaisir de vous inviter à :
Conférences dans l'ancienne salle à manger du château :
Conférences de Pascal Levaillant, artiste et historien de la pomme
à 14h00 : sur les pépiniers et arboriculteurs de Rouen : sauvetage des pommes et poires de table au 19e siècle 1835 à 1860.
à 15h00 : sur les pépiniers du pays de Caux pommes à cidre et à deux fins de 1860 à 1913
à 16h00 : sur les meilleures variétés du pays de Bray citées en 1921. Variétés évoquées : Amer blanc ; Croix de Bouelles ; Vieux Roquet ; Rouge-Bruyère ; Jaunet de Gournay ; Rouge de Landel ; Quentin ; Canonville ; Carnette ; Janvier vert ; Verte-Belle ; Orgueil-blanc ; Bramtot ; Amère de Berthecourt ; Binet rouge ; Binet violet ; Reinette salée ; Pomme de Cave; double bon pommier et Beurrière en les situant dans les trois saisons
et, dans le château :
Foire aux vins des lycées
Plus de 40 références à déguster : l’excellence des terroirs Français !
Exposition de plus de 400 variétés de pommes dans le pigeonnier du château.
Une restauration avec repas chaud préparé par notre cuistot et nos élèves ! Produits locaux à l’honneur ! Sur réservation par mail à:foireauxvins@lyceedupaysdebray.fr).
Visite libre de la Foire aux vins des lycées viticoles publics. Plus de 40 références de vins de toutes régions…L’excellence des lycées agricoles au rendez-vous !
Le Paris-Normandie annonce "Sauve ta pomme" à Brémontier Merval:
Extraits de l'article paru ce vendredi 14 Novembre 2025 à 17h30 Par Anne BOUCHET
"Par ici la sortie : en apprendre toujours plus avec Sauve ta pomme à Brémontier-Merval
Le Domaine de Merval organise sa traditionnelle journée Sauve ta pomme samedi 15 novembre 2025. Plus qu’une fête sur ce fruit emblématique, c’est un rendez-vous pour défendre une production locale brayonne.
es fêtes de la pomme, ce n’est pas ce qui manque en Normandie, à l’automne. Dans le pays de Bray, il y a unrendez-vous traditionnelque je vous conseille de ne pas manquer samedi 15 novembre 2025, c’est Sauve ta pomme au Domaine de Merval.
La pomme et les pratiques durables
Plus qu’une « simple » fête autour de ce fruit emblématique de la région, c’est une journée dédiée à la défense d’un terroir, organisée par l’association du Domaine de Mervalet le lycée du pays de Bray.« On s’oriente plus sur le durable,explique François Juguet, son créateur.On ne veut pas être trop dans la démonstration avec des tonnes de pommes à presser par exemple… Ce qui nous intéresse, c’est de promouvoir nos variétés locales anciennes, mais aussi tout le tissu associatif et engagé autour de l’environnement en pays de Bray. »
Évidemment, la pomme sera à l’honneur, grâce au verger conservatoire qu’on pourra visiter et à l’exposition de plus de 400 variétés différentes, dans le pigeonnier du château. C’est ni plus ni moins que la plus importante exposition permanente de pommes en Normandie. Dans le four à pain, pour les gourmands, on fera cuire des tartes aux pommes. L’historien de la pomme, Pascal Levaillant, donnera même trois conférences sur ce fruit.[...]
L'ancienne salle à manger du château servira de lieu de conférences pour Pascal Levaillant, artiste et historien de la pomme. À 14 h : sur les ...
L’ancienne salle à manger du château servira de lieu de conférences pour Pascal Levaillant, artiste et historien de la pomme.
À 14 h : sur les pépiniéristes et arboriculteurs de Rouen : sauvetage des pommes et poires de table au 19e siècle.
À 15 h : sur les pépinières du pays de Caux pommes à cidre de 1860 à 1913.
À 16 h : sur les meilleuresvariétés du pays de Bray citées en 1921 variétés évoquées : Amer blanc ; Croix de Bouelles ; Vieux Roquet ; Rouge-Bruyère ; Jaunet de Gournay ; Rouge de Landel ; Quentin ; Canonville ; Carnette ; Janvier vert ; Verte-Belle ; Orgueil-blanc ; Bramtot ; Amère de Berthecourt ; Binet rouge ; Binet violet ; Reinette salée ; Pomme de Cave ; double bon pommier et Beurrière en les situant dans les trois saisons.
Le retour en 2025 par Pascal Levaillant, normand de souche et savoyard de coeur
Les pis de la tarine mauriennaise, les trois mamelles de la Savoie
et sa goutte de lait
Remerciements à ma tante Georgette qui a vécu à Cognin-Chambéry de 1952 à 2024 ;
au site "Classer les aiguilles d'Arves au patrimoine mondial de l'Humanité" ;
à Isabelle Balmain Giroux, pour son aquarelle qui a été exposée au centre hospitalier de Saint-Jean-de-Maurienne en 2025 ;
à Patrick Levaillant pour son aquarelle ;
à Olivier pour son dessin ;
à Chloée et Salomé et Olivier pour leurs images ;
à l'apport des cartes postales anciennes
Là où est née ma passion pour la botanique, le bois flotté des rivières et des torrents, pour la sculpture à l'Opinel, pour le minéral et pour l'herbier.
1968 et 1969 furent les deux années consécutives durant lesquelles j'ai séjourné en août au pied des Aiguilles d'Arves
Savoie - Maurienne - Vallée de l'Arvan - Montrond.
De 1958 à 1967, je suis venu dès mon plus jeune âge passer des vacances d'été avec mes parents à Chambéry, d'abord à Chaloz, puis au hameau tout près de Chaloz avant de monter plus haut à Saint-Sulpice au hameau du Fresney à partir de 1973.
Dès l'année 1968 où avec ma tante Georgette nous séjournions avec mes frères et soeurs dans des chalets d'alpage comme aux chalets de Montplat qui à cette époque n'étaient pas entourés d'arbres et d'arbustes et sans accès de chemin carrossable ce qu'il l'est désormais.
Est-ce le réchauffement climatique qui produit cela depuis plusieurs décennies ?
La petite fruitière et sa grange sont toujours là en 2025, restaurées et surement habités l'été comme l'indique cette belle restauration.
Ci-dessous les deux chalets. Les duvets prennent l'air ainsi que "nos sacs à viande" entre la grange où nous dormions. A droite la petite fruitière où nous faisions la cuisine sur bruleur de réchaud à gaz.
En 1968, les planches de la grange laissaient passer le brouillard à travers notre abri de fortune, sans eau, ni electricité.
Seuls les abords de Montplat ont changé où poussent alentour, sapins, alisiers, bouleaux, saules ou aulnes.
En 1968, nous étions six frères et soeurs (Blandine, Pierre, Martine, Patrick, Marie-Frédérique et moi-même), à grimper dans les alpages dès que nous avions atteint l'âge de 10 ans. Le petit dernier restait avec mes parents à Chaloup puis au Fresney.
Mes ainés avaient déjà séjourné à Cruet-La Thuile ; Bonneval-la Duis (1964) ; (sorties des aines à la Galoppe en 1965) ; Valloire - les Rochilles (1966) ; Les Allues (1967).
C'est donc à mes dix ans révolus qu'en août 1968 j'ai rejoint les alpages à Montrond au pied des Aiguilles d’Arves avec mes frères et soeurs encadrés par Tante "Zine".
En 1968, j’ai commencé mon premier herbier que j’ai continué d’alimenter avec les fleurs des Alpes en Haute Maurienne et en Haute Tarentaise les années suivantes à Jarrier (1970) ; Bonneval-l'Ecot (1971 et 1972) aux chalets de Trièves ; Peisey ; Montvalezan-La Rosière (1973 et 1975) ; Valloire (1974) de 1970 à 1977 ...
En effet pendant une quinzaine de jours notre tante "Zine", infirmière à Cognin-Chambéry (nos parents trouvant que nous avions goût pour la nature [lire à la fin la fameuse histoire de Jeannot Lapin] et les grands espaces nous confiaient à notre tante dès l’âge de nos 10 ans) nous emmenait séjourner dans des chalets d’alpage en haute montagne de la Maurienne, de la Tarentaise.
Ce fut à Montrond à St-Sorlin-d’Arves-Albiez (deux années de suite) à Jarrier au chalet du Sapey (une seule année), à Bonneval-sur-Arc au chalet de Trièves au bord du chemin pédestre de la Duis, chalets au-dessus du dernier hameau de l’Ecot (deux années) ; à la Rosière de Mont Valezan… autant de destinations et de vacances exceptionnelles que nous vivions là dans des espaces vierges à l’époque, loin de la foule à près de 2000 m d’altitude. Seuls les randonneurs rompaient notre quiètude. Nous étions loin des schémas de confort de la civilisation. Nous montions à dos d’homme nos vivres pour la dizaine de jours qui s’achevait toujours avant le 15 août.
Nous montions des couronnes de pain ; des pains grillés ; de la Ricoré ; du beurre que nous conservions dans une boite hermétique plongée dans l'eau du torrent ; du chocolat en poudre ; des pâtes ; du riz ; de la sauce tomate en tube ; du lait concentré en tube ; des fruits secs (dattes, figues, abricots secs, pruneaux secs, chocolat à croquer, pâtes de fruits) ; du pain d'épice ; un gros jambon sec comme viande ; des boites de conserve comme petits pois, haricots verts...pommes de terre ; Tomme de Savoie, Reblochon, confitures... Sur place nous achetions le lait à l'étable des alpages, du fromage frais de chèvre ou de brebis ou de vache.... ainsi nous vivions quasiment en autarcie durant une dizaine de jours à 7.
Mon plaisir était de préparer un café crême avec une cuillère de "Ricoré" que je mélangeais avec un tout petit peu d'eau et une cuillère de sucre en poudre. En trourant une à 2 mn, le précipité devenait plus clair, moins foncé et dès que j'ajoutais l'eau chaude, cela provoquait une réaction dont l'effet approchait à s'y méprendre au café crême.
En 1968, le chalet grange et la fruitière ne sont pas entourés d'arbres et d'abustes.
2025
Aquarelle d'Isabelle Balmain Giroux
® Chalets de Montplat et les aiguilles d'Arves
avec son aimable autorisation
Après cela nous sommes allés à Jarrier, Bonneval et La Rosière
D'après nos archives familiales provenant en partie de tante "Zine", Mme Clochet (ci-dessus) était la propriétaire des chalets de la Duis à Bonneval-sur-Arc, au lieudit de Trièves, au dessus du hameau de l'Ecot, chalet en pierre et toit de lauze que ma tante lui louait car elle ou sa famille vivait dans le secteur des tournées de ma tante infirmière sur Cognin, le Biolay, Vimines, Saint-Sulpice, Bissy, La Motte-Servolex. Ce fut le cas également pour les "Picton" du hameau de Bégon à Bissy qui lui ont loué un chalet à Jarrier. Pour Montrond, je me souviens avoir accompagné ma tante chercher les clefs du chalet à Montrond ou à Saint-Jean-d'Arves. Pour Monrond Albiez, je cherche encore qui avait de la famille à Cognin-Chambéry que soignait Tante Georgette et qui lui avait louée ce chalet de Montplat. Un correspond savoyard vient de m'informer que ces deux chalets ont appartenu à cette période à la famille Balmain de Montrond.
Ma tante connaissait beaucoup de monde, elle était fière d'ailleurs d'avoir dans sa clientèle l'écrivain de Bissy Henri Bordeaux qu'elle a soigné. Lors des tournées que je faisais en sa compagnie, elle me montrait souvent l'endroit de ses attaches savoyardes sur Bissy près de Cognin au début de sa carrière savoyarde à partie de 1952.
Henry Bordeaux est inhumé avec son épouse née Odile Gabet (1878-1954) au cimetière de Cognin (près de Chambéry sur la route de Lyon) dont le collègeporte son nom. Il est notamment le père de la romancière et historienne Paule Henry-Bordeaux.
Lors de nos séjours alpestres, nous suivions les caprices de la météo soit pour nous reposer et dès le beau temps retrouvé nous repartions dès 4h00-5h00 du matin à l’assaut des sommets proches ou dépassant les 3000m. Lors de nos ascensions j’aimais croiser choucas, marmottes, chamois... Nous marchions à la lumière des premières lueurs et parfois à l'aide de nos lampes électriques. Départ à l'aube, retour au plus tard au chalet vers 13h00 soit 3 à 4 heurres de montée et presque moitié moins pour le descente.
Ci-dessous " Zine" prenant la photo avec son instamatic Kodak (prise de vue) et nous six.
Je regarde la carte IGN du somment du Mont Falcon avec notamment mon frère Patrick
En 1968, j'écrivis que je constatais la beauté et la splendeur des gentianes, les sources au pied des aiguilles d'Arves. Nous sommes tous montés au Mont Falcon d'où le panorama des Aiguilles est fabuleux.
En 1969, je suis monté aux alpages avec ma tante Georgette et ma soeur "Mimi" , mes frères et soeurs ainées prenaient le train de Chambéry à Saint-Jean de Maurienne. Cette année là prenant de l'assurance, je montais souvent au sommet du Montplat pour contempler les sommets environnants et le chalet en contrebas.
j'ai observé les fleurs suivantes : Véraire blanc ; alchémille vulgaire ; carline à tige courte ; peytite astrance ; anémone des Alpes ; renouée vivipare ; cresson des rochers ; saxifrage à feuilles rondes ; dryade à 8 pétales ; achilée musquée ; oxytropide champêtre ; plantain des Alpes ; gentiane jaune ; gentiane des neiges ; saxifrage faux-aïzoon ; trèfle brun : benoîte des montagnes ; arnica ; crépide dorée ; joubarbe aranéeuse ; pédiculaire verticillée ; esparcette des Alpes ; rhododendron ferrufgineux ; orchis globuleux ; renoncule glaciaire ; oeillet des rocheers ; vergerette des Alpes ; aster des Alpes ; pensée des Alpes ; panicaut des Alpes ; campanule de Scheuchzer ; centaurée des montagnes ; raiponce ...
Tableau floral montagnard
Dès le retour de la course, nous profitions pour farnienter, faire la lessive, préparer le repas du soir avant de rejoindre en soirée la bergerie et l'étable d'alpage de la Motte à 2179 m d'altitude.
Je consacrais la plupart de mon temps à vaquer à mes activités préférées en solitaire ou avec mes frères et soeurs (construction de barrages, dessins).
Les Aiguilles d'Arves et moi-même vu de la grange du Montplat
En solitaire je me consacrais à l’étude des plantes et des fleurs de montagne, à m'entrainer à la machine à écrire et lire.
En séquence dactylograhie au chalet grange où nous dormions, ci-dessous. Quand le brouillard montait en altitude, il passait à travers les lattes et les planches de la grange.
On voit le lumogaz. Nous avions des toilettes sèches à l'exterieur des deux chalets et l'eau du torrent pour s'hydrateret se désaltérer. Idem pour la vaisselle faite au torrent. La toilette corporelle se faisait là aussi.
Coin lecture préféré de Mimi, lisant sous la clarté de la seule ouverture de la grange
Mimi prépare la tambouille un midi, c'était à tour de rôle, y compris pour la vaisselle
Pendant ce temps Patrick joue de la guitare
Au torrent vers la Motte
Ci-dessus repas au lumogaz dans la grange
Ainsi chaque été je peaufinais mon herbier qui hélas a disparu lors d'un déménagement.
C’est donc dans ces pâturages et prairies d’alpage que je cueillais les fleurs des montagnes et des feuilles des plantes des Alpes : j’herborisais sans le savoir. Je les identifiais grâce au livre que m'avait offert ma tante "Fleurs des Alpes " et également "Comment faire un herbier"
Pascal dans le gazon floral alpin
Concours de dessin avec comme motif les deux chalets, la botanique... moi et ma soeur "Mimi"
Je pressais la tige, les feuilles et le bouquet floral entre des feuilles cartonnées entre deux planches de bois qui sous la pression des vis s’aplatissaient et séchaient parfaitement au fil du temps.
Puis je collais ces spécimens dans un grand cahier tout en cherchant à identifier le nom de ces espèces végétales.
C’est ainsi qu’à partir de l’âge de 10 ans j’ai commencé mon premier herbier, en 1968 au pied des Aiguilles d'Arves, à Montrond aux chalets de Montplat sous la bergerie du "coin du boeuf" perché à plus de 2000 m que nous visitions ces deux années. Le berger gardait là-haut un troupeau de 200 moutons au col du Gros Crey.
Nos promenades et randonnées nous conduisaient au pied des Aiguilles d'Arves et ses zones humides où nous pouvions admirer les gentianes bleues; vers le pied des Aiguilles de la Saussaz ; au col du Gros Crey, au Mont Falcon, au Mont Plat, vers Albiez... au mieux un jour sur deux et selon la météo parfois capricieuse qui un jour vers Albiez le Jeune nous fit nous perdre dans le brouillard et grâce au sens de l'orientation de Patrick, nous retrouvâmes le chemin du retour.
Sur le faux-plat d'alpage la vision du troupeau était solaire, avec en toile de fond les Aiguilles d'Arves, le Mont Falcon, le Gros Crey et la vallée de la Maurienne, le chatelard, Jarrier et Saint Jean de Maurienne.
Pascal et Patrick au chalet d'alpage du berger gardant ses 3200 moutons, au pied du Mont Falcon
A l'étable de la Motte, la fermière et sa fille nous vendaient le lait et des fromages frais disponibles.
Ma tante Georgette "Zine" m'a invité à fumer mes premières gauloises bleues - à mon âge: c'est incroyable... que je fumais en chemin. (dire qu'elle était infirmière!) Qu'en dirions-nous aujourd'hui !
Après ça j'ai fumé pendant 40 années jusqu'en 2008.
Les ainés emportaient leurs guitares et nous chantions à la veillée avec elles les chansons de l'époque (Nino Ferrer, Graeme Allwright, Moustaki, léonard Cohen, Bob Dylan, Hugues Auffray ...)
La fermière Mme Falcon logeait avec sa fille à la Motte à la saison estivale en 1968. En 1969 elle transmis le flambeau à son fils et à sa fille, ce que ma soeur Mimi m'a confié récemment.
Ces séjours étaient novateurs et complètement décalés, loin des locations conventionnelles de type "tout confort".
Pour le retour à Cognin, Bissy ou Saint-Sulpice, nos parents venaient nous rechercher avec l'Ariane, ma tante prenait à l'aller et retour sa 2 CV.
Patrick jouant de la guitare à la grange de Montplat où nous dormions sur un lit de paille mais dans un sac à viande et dans un duvet
Coin favori de Patrick au fond e la grange, côté couchage
Ci-dessous, retour aux chalets en rtevenant des chalets de la Motte
Un peu plus tard ... En 1978, non loin des Aiguilles au col du Galibier avec vue sur la Meije
En 1977 je fais mon service militaire au 13e BCA de Chambéry en tant que chasseur alpin, sur ma demande faite auprès du député de la 10e du 76 Roger Fossé. Un mois plus tard je reçois l'avis favorable d'affectation signée de la main du ministre Yvon Bourges sous Raymond Barre.
en Savoie j'ai gravi le col de la Bessanese, le col des Audros, la belle Plinier, le raeau d'Aussois à plus de 3000 m ; le rocher de la Grande Paré, le col de la Masse, la pointe de Couloureuse en été, le col des Rochilles en Hiver ; le Fort de la Redoute, le lac du Retour, le Roc Noir en été par 2 fois , tous à plus de 2000 m d'altitude ; le Granier en hivernal, la pointe de la Galoppaz, la Crois du Nivolet par les echelles, le plateau du Revard, le col de l'Alpette en hivernal ; j'ai skié à Valloire, aux Sept Laux, à la Féclaz, à Chamonix pistes du Brévent, aux Houches, sur la piste du slalom spécial du Kandahar à Chamonix que nous damions avec nos spatules de ski, à Aussois...
Ecole d'escalade à Aussois, à Saint-Cassin... et entrainement personnel de l'ascension du Granier de Chambéry au Col, plusieurs fois, du Col du Galibier et du Télégraphe de Saint-Michel de Maurienne jusqu'au somment du Galibier lorsque je séjounait à Valloire (je transportais mon vélo spécial offert par ma tante Georgette dans le Marmont), montée à plusieurs reprises du col des Prés, du Col de l'Epine à vélo pour me maintenir en forme.
J'étais aussi chef louveteau à la base scout de Chambéry (sur les Monts) avec deux amies en étude à Chambéry mais venues de Sens. (il me prêtaient leur appartement quand elles remontaient passer des congés à Sens).
Les chasseurs alpins au début du 20e siècle en Haute-Maurienne
Ma mère me voyant en soldat me diait que j'avais une grande ressemblance avec mon grand-père Jules Mabille habillé en soldat à la guerre 14-18.
La chapelle de Montrond peinte par Patrick, mon frère en 2008
Côté Valloire, ce fut la découverte des Aiguilles en avril 1967 avec ma soeur Blandine et mon frère Pierre où nous montions à Plan Lachat faire du ski hors piste ( pes premiers chausses de ski alpin) avant d'y revenir en 1977-1978, comme chasseur-alpin du 13e BCA à Chambéry pour monter à peau de phoque au col des Rochilles et pour y skier en slalom du sommet du Crey du Quart. Nous logions à côté des chalets de l'UCPA en janvier 1978.
Pascal à Plan-Lachat en 1967 au niveau du virage menant au col du galibier sous les Rochilles. J'y suis revenu avec le 13e BCA ski - peau de phoque - en janvier 1978
Stalactite, glace à l'eau à disposition à Valloire - Plan-Lachat en 1967
Ma tante Georgette toujours très chic, elle aimait porté du Balmain qu'elle achetait à Chambéry. Balmain Pierre fut un grand coutourier français originaire et natif de Saint-Jean-de-Maurienne. Son grand père était colporteur à Saint-Sorlin d'Arves. Ses cendres ont été dispersées, lit-on, à sa mort dans la combe de l'Arves.
Merci à ma tante Georgette de Chambéry sans qui cela ne serait jamais arrivé.
Georgette Levaillant, née en 1924 s'est installée après guerre à Chambéry après ses études d'infirmière à Lyon. Elle avait son cabinet à Cognin, voisine et collègue du Docteur Liégeon, avenue de Lyon, un des fondateurs du Parc National de la Vanoise marié à la petite fille de Charles Flahault (le celèbre botaniste de la fin du 19e siècle et président de la société internatiobnale de botanique au début du 20e siècle.
Paul Liégeon fut président du conseil d'administration du Parc national de la Vanoise dans les années 1980. Son ambition fut dans les années 1960 de sauver la bouquetin, espèce en voie de disparition car trop chassé. Paul Liégeon était paradoxalement chasseur.
Cognin est connu pour son usine Coutellerie Opinel (L'usine de Chambéry-Cognin installée par Joseph Opinel en 1917 et reconstruite en 1926). Ma tante m'avait fait visiter l'usine et le bureau du directeur qui affichait accroché au mur de son bureau un énorme Opinel long au moins de 2 à 3 m (avec mes yeux d'enfant d'alors !)
et vis à vis de Robert Badinter
https://www.francebleu.fr › ... › Savoie › Infos › Société
7 oct. 2018 — Robert Badinter, ancien garde des sceaux, à qui on doit l'abolition de la peine de mort en France, n'oubliera jamais sa vie à Cognin en Savoie.
Qui était Charles Flahault :
Natif du nord de la France, Charles Flahault connaîtra ses lettres de noblesse dans le sud, à Montpellier.
Elève brillant, Charles Flahault s’installe à Paris pour parfaire ses connaissances, à l’époque où « Paris est le centre d’une magnifique floraison de savants, de philosophes et d’artistes »*.
Devenu jardinier au Jardin des plantes de Paris après l’obtention de son baccalauréat en 1872, il rejoint en 1874 la Sorbonne et le laboratoire du botaniste Philippe Van Tieghem, originaire de Bailleul comme lui, biologiste et éminent mycologue.
S’orientant vers la biologie végétale, Charles Flahault se diplôme dans ce domaine, passe en 1876 une licence en sciences naturelles et devient préparateur de botanique à la faculté des sciences de Paris.
Suivent ensuite plusieurs missions dans des pays nordiques (Norvège, Suède (photo : voyage à Upsala), Finlande – Laponie), puis un passage en Angleterre. Ces premiers voyages dans les pays scandinaves laisseront à Flahault un souvenir indélébile et « le goût de la géographie botanique ».
Fondateur en 1890 de l’Institut de botanique de Montpellier, il continue ses études au travers de nouvelles missions en terres du nord, comme au Danemark en 1890 mais aussi, plus proche de nous et jusqu’en 1893, les Pyrénées espagnoles, la Belgique, la Hollande.
A savoir : Dès les années 1880, la IIIe République entreprend une profonde réforme des universités françaises et crée des instituts réunissant les chercheurs et enseignants ayant affaire à une même discipline. À Montpellier, Flahault est missionné pour créer cinq instituts prévus dans cette ville (botanique, chimie, géologie, physique, zoologie)
Vice-président du premier congrès international de botanique organisé à Paris en 1900, « président des débats du congrès de Vienne en 1905, au cours duquel ont été rédigées les Règles internationales de Nomenclature botanique » **, il retourne dans les Pyrénées espagnoles, les préalpes de Provence*, visite le Tyrol, la Bavière et les Baléares… et finit son itinérance en Ligurie en 1908, en Allemagne, au Danemark en 1913, et dans les Alpes vaudoises, en 14.
« L’œuvre de Flahault a accompli une véritable rénovation de la botanique » *
Souhaitant la préservation des espaces sauvages, le reboisement est l’objet de ses préoccupations.
Il participe ainsi activement au projet visant à redonner vie à la garrigue, mais aussi au Mont Aigoual, un massif surexploité pendant des générations.
in : https://www.uzessentiel.com/blog/portraits/charles-flahault-le-botaniste-qui-redonna-vie-au-mont-aigoual.html
La véritable histoire de Jeannot Lapin
"Jeannot Lapin naquit à l'âge de 7 ans, ses parents, ses amis trouvant qu'il avait du goût pour la peinture, décidèrent de l'envoyer à la montagne étudier la nature. Il observait les oiseaux, les paillons et surtout les fleurs. Mais un jour, Jeannot Lapin eut faim. Il vit une auberge. TOC, TOC, TOC, bonjour monsieur l'aubergiste, qu'avez-vous de bon à manger ? J'ai du pain, j'ai du fromage, j'ai des oeufs... Des oeufs, hum, c'est bon ça ! Donnez m'en quatre. Mais Jeannot n'avait pas de quoi payer. Alors l'aubergiste le prit, le tua et sur sa tombe, on inscrivit : Jeannot Lapin naquit à l'âge de septs ans ..."
Avant de reprendre la voiture, nous avons vu des taupinières car la taupe peut vivre jusqu'a 2000 m d'altitude.
J'ai prélevé un peu de cette magnifique terre de taupinière pour la réduire plus tard en poudre une fois déshydratée et tamisée pour copmléter mes flacons de "Terres de France".
Chalet d'alpage
je vous invite à découvrir ce magnifique lien sur chanin https://chanin.net/author/chanin/
Jadis en Arves, on se chauffait avec la bouse comme il est rappelé dans la vie sur l'alpage à lire sur le site "chanin.net"
A ce propos, j'ai réussi à en savoir davantage sur ce grebon savoyard car sur les balcons des chalets de Bonneval, ces grebons étaient stockés à cet endroit comme en téoignent des iamges que j'ai prise en 1980 :
" En Rhône-Alpes, Haute-Maurienne, Savoie, le grebon ( avec l'autorisation donnée par J.P. Digard en 2020)
En 1974, J.P. Digard[2] signale l’usage du grebon à Bonneval-sur-Arc en Haute-Vallée de la Maurienne. Le fumier offrait aux habitants de ce village située à 1800 m et à 2000 m pour son hameau de l’Ecot, deux usages différents et deux destinations distinctes :
« Le premier est utilisé pour la fumure des champs et des prés. Les vaches n’ayant pas de litière de paille, il est constitué des excréments bruts. Lors du nettoyage de l’étable, il est transporté dehors et entassé devant la maison à l’aide de la cévéya (civière), sorte de caisse munie de brancards et portée par deux hommes », avant d’être transporté en altitude et âtre répandu dans les prés. Cette pratique s’est arrêtée dit J.P. Digard dans les années 1970 et a permis de transférer cet engrais aux autres villages en aval dès lors qu’il se chargeaient de le transporter par leurs propres moyens.
Le second est utilisé comme mode de combustible : « Les bergeries, elles, ne sont curées qu’une ou deux fois par an. Le reste du temps, on se contente de jeter un peu de paille sur la litière souillée. Le mélange de paille et d’excréments ainsi formé est tassé per le piétinement des moutons. Il finit par constituer une masse extrêmement compacte et dense que les Bonnevalains découpent à la bêche ou au taille-foin en briquettes de 20 à 25 cm de côté sur une dizaine de centimètres de hauteur. Ces briquettes (grebons) sont mises à sécher sur les balcons des maisons pendant plusieurs mois et constituent ensuite, pour l’hiver, un combustible très apprécié des Bonnevalains. Les chèvres, attachées, à un point fixe ne fournissent pas le piétinement indispensable à la fabrication des grebons qui étaient aussi fabriqués avec la bouse de vache.
Lors de mes séjours d’été à Bonneval, en 1971 et 1972, nous passions, mes cinq frères et sœurs, encadrés par ma tante Georgette, infirmière à Cognin près de Chambéry, une quinzaine de jours dans un des chalets de Trièves situé au-dessus du hameau de l’Ecot, où nous allions acheter le lait de chèvre. J’ai remarqué au village les grebons installés sur les balcons. Dans les années 80, je suis revenu à Bonneval. J’en ai profité pour prendre quelques photos, intrigué par cette tradition bonnevalaine. Lors d’un récent séjour en Savoie en 2020, j’en ai profité pour monter à Bonneval-sur-Arc afin de m’en procurer grâce à la gentillesse de Gabriel Blanc qui en possédait encore provenant d’un déstockage venant d’un chalet appartenant à sa mère.
Travaillant le grebon pour intégrer cette ressource dans une de mes œuvres, à la manière de Rousseau et de sa pervenche (j’évoque la pervenche de Rousseau ou la grive de Chateaubriand comme la madeleine de Proust) je me suis remémoré des instants heureux à l’odeur dégagée par cette ressource délicatement tranchée pour ensuite la tailler et la coller pour réaliser une mosaïque contemporaine."
Le grebon savoyard de Bonneval-sur-Arc stocké sur des rebords de pseudo balcons le savoyard n'était pas imposé ce qui aurait été le cas s'il avait reposé à terre au rez-de-chaussé. De plus au premier étage le grebon était en partie protégé des intempéries sous le auvent savoyard.
Je vous rassure tout de suite, approchez votre nez au ras de l'oeuvre, le grebon savoyard ne sent rien car bien déshydratée la briquette ne dégage plus d'odeur.
Avec un peu d'humour et d'auto-dérision je dirais que c'est une oeuvre de (5 lettres) pour rester poli.
Ce projet de (5 lettres) m'a beaucoup amusé, faut-il vous l'avouer.
Cette oeuvre a été exposée à une biennale de mosaïque en France : c'est chic.
Version de l'histoire de Jeannot qu'on se racontait dans les alpages
La véritable histoire de Jeannot Lapin
"Jeannot Lapin naquit à l'âge de 7 ans, ses parents, ses amis trouvant qu'il avait du goût pour la peinture, décidèrent de l'envoyer à la montagne étudier la nature. Il observait les oiseaux, les paillons et surtout les fleurs. Mais un jour, Jeannot Lapin eut faim. Il vit une auberge. TOC, TOC, TOC, bonjour monsieur l'aubergiste, qu'avez-vous de bon à manger ? J'ai du pain, j'ai du fromage, j'ai des oeufs... Des oeufs, hum, c'est bon ça ! Donnez m'en quatre. Mais Jeannot n'avait pas de quoi payer. Alors l'aubergiste le prit, le tua et sur sa tombe, on inscrivit : Jeannot Lapin naquit à l'âge de septs ans ..."
Quelques vues des environs des Aiguilles d'Arves, cimes emblématiques de la Savoie
Dans le cadre de mes chroniques des Secrets du plateau de Caux de l'année 2025 par Pascal Levaillant et de la thématique Clos-masure, Ouvre-toi : une excursion spéciale clos-masure va se tenir le samedi 18 octobre 2025 à Carville-Pot-de-Fer, la Mare-aux-Pommes.
CARVILLE-POT-DE-FER
Clos-Masure...Ouvre-Toi ! La Mare Aux Pommes
Le samedi 18 octobre 2025 de 14h30 à 16h00
Visite commentée en compagnie de Pascal Levaillant, venez découvrir comment les clos-maures ont joué un rôle clef dans l’introduction de la culture de la pomme et la production de cidre dans le Pays de Caux.
Vous verrez l'herbier contemporain du verger et des fruits de pressoir.
"je vous raconterai l'histoire du clos-masure de la fin du 20e siècle, de la cour-masure de la fin du 19e siècle et de la masure depuis le Moyen-Age, des premiers talus-fossés de l'Antiquité gallo-romaine car la forêt déboisée progressivement a laissé place à la "plaine", et à ses masures closes de talus plantés pour y loger l'habitat et les bâtiments agricoles, pour conserver des espaces clos où s'organisait leur théâtre d'agriculture.
Je vous raconterai le contexte spatial de la masure, ses fossés, la mare, les hautes futaies, les bâtiments de la ferme, le verger...et l'histoire du cidre du pays de Caux depuis la fin de la Guerre de Cent Ans et en cet endroit dédié notamment au jus de pomme, au cidre bouché et au cidre blanc."
Citrouille, potiron ou betterave fourragère ou sucrière pour les illuminations du 31 octobre...en pays de Caux !
En pays de Caux la tradition des betteraves creusées et illuminées avaient cours bien avant que les américains nous innondent de leurs fameuses citrouilles creusées et illuminées qui ont finalement détrôné nos betteraves fourragères anglo-normandes et du nord-est de la France (presque définitivement au début du 21e siècle).
C'est sans compter sur l'Alsace qui revisite cette tradition germanique s'étant propagée également en pays de Caux - comme le rapportent les études consultées - chez nous par les peuples anglo-saxons et norois suite probablement aux raids dits barbares ou germaniques depuis le 4e siècle.
Les grands bretons et les irlandais auraient répandus en Bretagne la tradition des gros navets creusés et illuminés au 31 octobre comme nous rappelle les exploitants de la ferme d'Epaville, en pointe de Caux.
Intrigué par une animation prévue à la fin du mois d'Octobre organisée à la ferme d'Epaville, je me suis interrogé sur le retour d'une tradition intégrant des betteraves sucrières cultivées dans leur exploitation.
Retour de tradition en pays de Caux des betteraves creusées et illuminées
en forme de tête de mort comme celle creusée ci-dessus par mes soins.
La betterave fourragère pour les lumières du 31 octobre.
Tradition cauchoise depuis le 5e siècle apportée par les "Germains" comme le rapporte Sébastien Günther, voir la carte ci-dessous, éditée par ses soins.
"Deux heures d’atelier à la ferme pendant lesquelles vous serez immergés dans la maison d’autrefois pour y évoquer les origines de la fête d’Halloween. Vous irez ensuite sous le hangar près du bois afin de réaliser en famille votre lanterne d’Halloween à partir de betteraves sucrières. Ce sera l’occasion d’aborder le thème des cultures, de la betterave, des circuits courts et du sucre…
Pour que la visite soit encore plus mémorable, venez déguisés !
À partir de 4 ans – accompagné d’un adulte
Sur réservation uniquement : ferme-epaville.com rubrique découvrir et s’amuser, ferme de découverte"
in : https://www.lehavre-etretat-tourisme.com/fr/fiche/montivilliers/atelier-halloween--les-betteraves-sucrieres_TFOFMANOR076V523K7C/
La tradition des betteraves fourragères creusées et illuminées en pays de Normandie viendrait d'Alsace et du nord et l'est restée longtemps notamment dans le pays de Caux jusqu'à ce qu'elle soit supplantée et délaissée au profit des citrouilles après-guerre.
Cette proposition insolite avec des betteraves sucrières à la ferme d'Epaville m'a remémorré un fait qui dans les années 1980, m'avait été rapporté par "Mémé Dudu" âgée de plus de 80 ans, elle-même originaire d'Hautôt-le-Vatois, avant qu'elle s'installe avec son mari à Alvimare en 1925 - A leur retraite elle quitta Alvimare pour Yvetot, à la toute fin des années 1960.
Vers la fin des années 1980, c'est à cette période qu'elle me le raconta, évoquant des souvenirs autour d'une tasse de tisane à la mauve : dans le pays de Caux il y avait une tradition des betteraves fourragères creusées et illuminées, tradition vécue au temps où elle habitait Alvimare àpartir des années 1925, son mari exerçant le métier de bourrelier spécialisé en aménagement de cariole à chevaux.
Elle me racontait que des betteraves était creusées pour y loger de petites bougies le soir du 31 octobre au moment de la Toussaint.
C'est la seule personne cauchoise qui m'a conté cela. Elle m'a confié cela - comme elle me racontait bien d'autres souvenirs - car à la vue des citrouilles et potirons allumés au 31 octobre à Halloween, elle rigolait bien de voir tout ce nouveau folkore sachant qu'elle me disait qu'on inventait rien de nouveau asteu. Elle déplorait que la tradition des betteraves fourragères, creusées et éclairées par des bougies avait malheureusement disparu au profit des potirons et citrouilles.
Les betteraves choisiés pour laeur grande dimension étaient creusées par la base pour qu'elle trouve une assise stable, pour mettre la bougie à l'interieur ou creusées latéralement selon leur taille et volume.
Ces betteraves étaient placées au bord de la nationale Rouen-Le Havre à Alvimare.
Recherchant des informations tout azimut, lisant un article de Simone Morgenthaler sur cette tradition alsacienne je me suis dit que cette tradition raontée par la mémé "Dudu" venait peut-être finalement de l'est de la France !
N'étant plus le seul cauchois à évoquer cette supposée tradition, j'ai cherché à me documenter davantage.
Voici ma synthèse :
" L'article fort bien documenté de Simone Morgenthaler, rappelle une ancienne tradition alsacienne de betteraves fourragères creusées en forme de crânes, appelées «Totekëpf ou « ùskelischti Dìrlìpse » », qui étaient illuminées par des bougies et placées sur les rebords de fenêtres pour créer une atmosphère étrange. Cette coutume, aujourd'hui disparue, a été remplacée outre-Atlantique par celle des citrouilles, popularisée par Halloween.
Simone Morgenthaler, en cherchant à raviver cette tradition en Alsace, a découvert grâce à Sébastien Günther, spécialiste de l'histoire mérovingienne, que cette pratique n'était pas tellement d'origine celtique mais plutôt germanique.
Sébastien Günther apporte des éclaircissements sur les « Rünbengeister » (esprits dans les navets) qui étaient répandus dans les régions germanophones (Allemagne, Autriche, Suisse, etc.) et dans certaines zones comme les îles britanniques, avant d'être adaptées en citrouilles en Amérique pour Halloween. Günther souligne que cette tradition est absente des territoires celtiques et correspond davantage à l'aire culturelle germanique. Il explique que les Germains, arrivés en Alsace vers 406, ont conservé leurs traditions tout en vivant en parallèle des populations celto-romaines, déjà influencées par Rome et le christianisme.
Une carte montre que cette coutume était présente dans les régions germanophones et absente de l'ancienne Gaule, sauf dans des zones comme l'Alsace, la Moselle et les Flandres françaises. En effet sur la carte de Sébastien Günther transmise par Simone Morgenthaler, elle indique les cercles rouges où les betteraves taillées existent ou ont existé. On se rend bien compte dit-elle qu’il semble y avoir un lien avec les régions germanophones, et de son absence de l’ancienne Gaule. Ce que je peux remarquer à ce titre c’est le cercle situé entre le Cotentin et le pays de Caux (les calètes de la Gaule Belgica), hormis l’Alsace et la Moselle qui a été tantôt prussienne, allemande et française) et hormis les Flandres françaises de l’ancienne Gaule Belgica, la France n’a pas eu depuis cette tradition des betteraves fourragères creusées.
A ce propos et dans ce contexte socio culturel et historique je rapporte une anecdote mentionnant le dire d’une octogénaire du pays de Caux, en Normandie. Elle évoquait une tradition similaire de lumières le 31 octobre. C’est ainsi que durant près de 40 ans, cherchant d’autres témoignages cauchois suggérant une influence culturelle ancestrale, j’ai découvert cette histoire racontée par Simone Morgenthaler traduisant la trace d’une influence germanique plutôt que celte en Normandie du pays de Caux au Bessin.
Ainsi en dépit des idées reçues la tradition des betteraves creusées est une coutume germanique ancienne, quoique proche mais très distincte des pratiques celtiques, qui a influencé les célébrations modernes d'Halloween. Elle témoigne des interactions culturelles entre Germains et Celto-Romains dans l'histoire européenne y compris en pays de Caux de l’ancienne Gaule Belgica puis romaine qui subirent les raids (invasions ou migrations) dites « barbares » ou « germaniques », depuis la fin du 3e siècle.
Pour prolonger la lecture vous pouvez consulter le lien suivant de cet ouvrage : HISTOIRE DES INSTITUTIONS POLITIQUES DE L'ANCIENNE France - L'INVASION GERMANIQUE – LE ROYAUME DES FRANCS PAR NUMA DENIS FUSTEL DE COULANGES - Membre de l'Institut (Académie des Sciences morales) - Professeur d'histoire en Sorbonne PARIS - HACHETTE - 1922
In : https://mediterranee-antique.fr/Fichiers_PdF/DEF/Fustel%20de%20Coulanges/HPIAF_2_Inv_Germ.pdf
Et découvrirt l’article numérique de Simone Morgenthaler
In -https://www.simonemorgenthaler.com/lorigine-des-betteraves-creusees-en-crane-et-eclaires-dune-bougie-2/"
Voir carte d'implantation de la tradition où l'on voit un cercle sur le pays de Caux, entre pays de Caux et pays Bessin.
Ces éléments établis, et croyant au départ cette histoire véritable racontée par Mémé Dudu mais jamais entendue par ailleurs, je crois maintenant qu'il faille la faire connaître aux cauchois et aux normands - selon la carte de Sébastien Günther.
- Est-ce à voir avec cette tradition perdue, faut-il encore rappeler que beaucoup d'Alsaciens ont quitté l'Alsace à différentes périodes de notre histoire commune y compris à vouloir rejoindre l'Amérique par le port du Havre entre 1815 et 1870 pour tenter de rejoindre NewYork :
Si l’on considère la période dans son ensemble, il est incontestable que les Alsaciens, les mosellans majoritairement, s’embarquaient au Havre. Ils feront quelques exceptions à cette règle. Ces exceptions sont datées, nettement circonscrites dans le temps comme nous le rapporte Nicole Fouché dans un ouvrage publié avec le concours du Conseil régional d'Alsace et du Conseil scientifique de l'Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne) en 2020.
In : https://books.openedition.org/psorbonne/49333
Les Alsaciens en pays de Caux : Cette migration via Le Havre a peut-être laissé à quai des alsaciens en pays de Caux et alentour avec leurs traditions : il est vrai qu'en pays de Caux beaucoup de fêtes villageoises au 20e siècle se célébraient autour d'une bonne choucroute. A Yvetot dans les années 60, par exemple, la charcuterie Deneuve vendait grandement de la bonne choucroute parmi ses produits dits de Charcuterie fine, Cuisine et Spécialités rue Pasteur (souvenir, souvenir) et sur Rouen, Bonsecours, le Havre, beaucoup d'établisssements alsaciens dispensaient la culture alsacienne (soirée bière et soirée choucroute). N'assiste-t-on pas encore dans des fêtes villageoises à la fameuse "soirée choucroute" en pays de Caux, en pays d'Auge...
Nous pourrons regarder autrement une tradition oubliée mais qui pourrait renaître comme le tente - à partir de la betterave sucrière - la ferme d'Epaville et qui sait si elle pourrait renaitre avec la véritable betterave fourragère en pays de Caux.
In : https://www.simonemorgenthaler.com/lorigine-des-betteraves-creusees-en-crane-et-eclaires-dune-bougie-2/"
Remerciements à Simone Morgenthaler, à Sébastien Günther, pour leurs archives et leurs témoignages, et à "Mémé Dudu" de m'avoir conté cette histoire du temps jadis en pays de Caux et de rétablir une vérité d'haloween dont l'origine ne serait pas américaine mais européenne : "Rendre à César, ce qui lui appartient" N'est-il pas !
Pascal Levaillant en balade patrimoniale au verger conservatoire rue de la haie à Bois-Guillaume le dimanche 5 octobre 2025 de 10h à 12h00
Depuis 2023, je fréquente le verger conservatoire de Bois-Guillaume, rue de la haie
Lors de la conférence à Bois-Guillaume 5 octobre 2025 je vous parlerai des variétés anciennes normandes emblématiques à l'origine de nos pommes de table ou à deux fins.
- Je vous parlerai du cycle de vie des arbres fruitiers, de recommandations à propos de la cueillette, je vous parlerai d'une figure emblématique de Bois-Guillaume, Nicolas Joseph Prévost, pionner des la régénération des pommes et poires en France
- Je vous parlerai de ses successeurs à Bois-Guillaume et du rôle qu'ont tenu M. Vittecoq (près de Fauville) et M. Bazerque de Brémontier-Merval, ce dernier sollicité pour l'expertise de l'implantation du verger conservatoire rue de la haie à Bois-Guillaume aussi je vous parlerai du projet proprement dit en 2001. M. Bazerque à sa retraite fut résident d'Isneauville.
- Je vous parlerai également de M. Vilaire créateur et obtenteur de la Transparente de Bois-Guillaume...
puis de tous les fruits présents sur ce verger avec une petite explication sur chaque fruit.
Je vous donne rendez-vous au verger conservatoire le dimanche 5 octobre à 10h00 précise
Se garer avenue Henri Dunant
S'inscrire préalablement auprès de la ville de Bois-Guillaume
« Animation offerte par le Département de la Seine-Maritime dans le cadre des sorties nature...
sur les espaces naturels sensibles (ENS),
les forêts départementales,
le littoral de la Côte d’Albâtre
et les rivières ».
CD76 et ENS76
Le dimanche 14 septembre 2025 Pascal Levaillant, historien botaniste vous emmène faire un inventaire amoureux des arbres dans le Bois de l'Archevêque à Mont-Saint-Aignan & Déville-lès-Rouen
Pascal Levaillant, artiste plasticien botaniste, historien du patrimoine végétal vous invite dans le cadre de l'ENS 76, sur les pas de l'Archevêque de Rouen à découvrir les arbres singuliers et remarquables du bois de l'Archevêque au départ de Mont-Saint-Aignan.
Balade patrimoniale à partir du parking, 2 rue Maréchal de Lattre de Tassigny à l'orée de la forêt et nous emprunterons un circuit répondant aux critères de balisage autorisé pour un groupe constitué.
- Balade renversante et atypique -
Pour cette sortie intitulée "inventaire amoureux des arbres"
Je vous invite à arpenter les chemins de ce bois, à reconnaître les arbres rencontrés, à choisir votre préféré et à le prendre en photo.
Anastomoses du bois de l'archevêque
Le Bois de l’Archevêque, situé en Seine-Maritime, est un espace forestier de 60 hectares appartenant au Département de la Seine-Maritime et géré par l’ONF.
Il s’inscrit dans les Espaces Naturels Sensibles (ENS 76) et joue un rôle écologique, paysager et social en milieu semi-urbain.
Chaque année, il accueille entre 80 000 et 100 000 visiteurs pour des activités de loisirs et sportives.
Des opérations de coupe d’arbres sont réalisées tous les dix ans pour sécuriser les accès et favoriser la biodiversité, notamment en éliminant les arbres dépérissant comme les frênes atteints de chalarose et les châtaigniers aux racines épuisées.
Ces coupes permettent également de revaloriser le bois en divers usages.
Historiquement, le bois était lié à la mense archiépiscopale de Rouen, avec des mentions remontant au XIIe siècle.
Il aurait été apprécié des archevêques pour la chasse.
Le domaine de Déville-lès-Rouen, auquel le bois était attaché, est mentionné dès 1130-1143 dans une bulle papale.
Au Moyen Âge, les pommiers sauvages présents dans les bois normands, dont celui de l’Archevêque, étaient utilisés pour produire du cidre et du verjus (1486), mais ces arbres ont disparu progressivement en raison de l’abandon des anciens règlements de conservation. Le Manoir de l'archévêque se trouvait à Déville-lès-Rouen et le pressoir Saint-Gervais se trouvait aux confins de Bapeaume, Déville-lès-Rouen et Rouen Saint-Gervais.
Le Bois de l’Archevêque est aujourd’hui enchâssé entre plusieurs communes, notamment Mont-Saint-Aignan, Déville-lès-Rouen et jadis Canteleu-Maromme, et il constitue un espace naturel préservé au sein d’un territoire marqué par une riche histoire et une biodiversité remarquable.
Découvrez l'histoire du cidre du pays de Caux et le rôle des pépiniers yvetotais dans la régénération d'un tiers des variétés de pommes à cidre du 19e siècle.
De l'introduction des pommiers à cidre en Normandie, en pays de Caux à leur essor mondial, le cidre s'est imposé en Pays de Caux après la Guerre de Cent Ans.
Il sera question de comprendre les mécanismes de ce changement de paradigme en pays de Caux où l'on buvait majoritairement comme boisson alimentaire la cervoise, la production du vin normand se situant en vallée de Seine et surtout en amont de Rouen ou à l'est sur les vallées de l'Epte de de la Bresle. L'eau restait encore inacessible et peu potable. Il a fallu attendre à minima les années 60 pour que l'eau arrive enfin au robinet des ménages.
Le monde horticole, agricole et cidrier ont régardé Yvetot avec le plus grand intérêt durant un quart de siècle à compter des années 1860.
Legrand, maître semeur et pépinier et Hauchecorne, pharmacien et chimiste d'Yvetot furent les chevilles scientifiques de cette innovation cruciale pour le monde du cidre et le monde entier, là où l'on fait du cidre, bien évidemment et pour en améliorer également la fabrication.
y compris en Angleterre accueillant la pomme Michelin.
Pour les Journées européennes du Patrimoine à la Médiathèque Guy de Maupassant mon herbier contemporain du verger et des fruits de pressoir sera visible jusqu'à la conférence du jeudi 16 octobre avec en exclusivité une boite de Pétri de la gelée de coing d'Annie Ernaux, confiée par Annie Ernaux pour cette occasion patrimoniale.
Date/heure
Date(s) - jeudi 16 octobre 2025 18h00 - 20h00
Des bourgs et des villages... du Plateau Caux Tourisme
Pascal Levaillant invité par le Plateau de Caux Tourisme raconte les secrets du Plateau de Caux par le prisme des talus et fossés de la masure cauchoise décrite par Frémond et Vigarié ...
depuis l'âge des calètes qui ont préfigué ce théâtre d'agricuture en pays de Caux ...
que l'on nomme aujourd'hui à tort clos-masure mais qui s'appelle en fait MASURE et/ou COUR
depuis 10 siècles.
Les cauchois ne sont pas dupes.
Pour rappel les rendez-vous d'avril à octobre 2025
De Saint-Martin-Aux-Arbres à Carville-Pot-de-Fer ; d'Anvéville à Ouville-l'Abbaye ; de Gonzeville à Carville-Pot-de-Fer (La Mare aux Pommes)
Le cinquième épisode va se tenir à Gonzeville, le samedi 13 septembre 2025.
En préparation j'ai rencontré Monique et Hubert Roussel, les piliers du patrimoine gonzevillais
Je vous emmenerai dans le bourg pour découvrir différents endroits patrimoniaux du village.
Vous y verrez des trésors méconnus et insolites.
Beau programme en perspective et belle randonnée dans ce beau village méconnu.
Rendez-vous au parking de la Mairie pour au plus tard 14h30
Durée environ 1h30 de 14h30 à 16h00 samedi 13 septembre à Gonzeville
Inscrivez-vous via le Plateau Caux Tourisme : c'est gratuit
Contact. 76560 Anveville . 06 82 37 51 33 · Réserver · Plateau de Caux Tourisme 2 place du Général de Gaulle BP35 - 76560
Voici quelques images
Une véritable singularité en pays de Caux :
un enclos paroissial cauchois unique.
En Bretagne, on connait l'enclos paroissial où l'église est entourée de murets de pierre...
Ici ce sont les fossés qui entourent l'église aux trésors méconnus.