Les historiens du passé d'Yvetot ont peu interprété les plans, cartes, atlas et les archives inconographiques.
"Beaucousin fut le premier à nous livrer quelques documents iconographiques et blasons.
Robert Tougard, historien local, auteur et figure marquante du patrimoine d'Yvetot et du pays de Caux, en Normandi, nous a montré bien plus d'images et photographies à travers la revue du Cercle d'Etudes du Patrimoine Cauchois (1994)
L'ouvrage auquel a participé François Martot (Le Manoir du Fay) 2016-2017, nous a offert encore plus de documents d'archives et de photographies.
Ainsi avec l'accessibilité aux nouvelles archives numérisées j'ai pensé qu'elles seraient utiles pour les diffuser non pas dans un livre et mais en ligne pour une diffusion accessible à tous ou presque et gratuite.
Mais encore fallait-il connaître l'histoire d'Yvetot et de Sainte-Marie-des-Champs pour relier les informations depuis Beaucousin et le fameux plan terrier et surtout découvrir la plus belle des archives : l'Atlas Trudaine que personne ne connaissait avant que je le découvre en 2019 en explorant mon objet de recherche : l'histoire du patrimoine végétal d'Yvetot.
C'est à Darnétal que je l'ai découvert aux archives de l'école d'architecture : Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Normandie.
Jamais avant cela je ne l'avais vu ni à Yvetot et nulle part ailleurs."
Pascal Levaillant 2026
Photo de couverture de l'article : DBM © 2012
Spécial remerciement à Marie-Thérèse Mériot avdc qui j'ai construit en 2020-2021 une première étude sur le manoir du Fay pour la réalisation des panneaux d'interprétaion du paysage du manoir du Fay.
Remerciement à Gilbert Michel pour les images et pour la bande son de Jean-Paul Desjardins.
Balade patrimoniale au verger de la cour plantée du manoir du Fay, dans les pas de Pascal Levaillant - Aout 2026 avec le concours de Yvetot Normandie Tourisme.
Sous l'égide de Yvetot Normandie Tourisme j'ai le plaisir de vous restituer quelques éléments de cette visite à Yvetot, dans le parc du manoir du Fay jadis intitulé la cour plantée du pourpris.
Les premiers actes attestant le royaume d'Yvetot remonte à environ 1021 et 1051 plus précisément donc les trres du Fay étaient rattachées à la paroisse de Sainte-Marie-des-Champs, une des quatre paroisses de la principauté d'Yvetot.
Yvetot, capitale du pays de Caux fut fondée aux alentours de 1021 et connu une prospérité dûe aux faits d'arme de son Sire qui parti à Hastings aux côtés de Guillaume le Conquérant et du fait que ses successeurs partirent aux Croisades jusqu'à l'époque de Saint-Louis. Sur ces faits les sires d'Yvetot gagnèrent leur Royaume. Martin-du-Bellay, historien de François 1er organisa la transition du Royaume en Principauté au 15e siècle.
Il fit avec Isabeau de Chenu une principauté digne de leurs rangs avec un château, un parc, un mail de 900 mètres, plusieurs mares et un bois : tous les attributs d'un paysage d'un château et d'un parc de la Renaissance.
La précision de l'Atlas Trudaine magnifie l'endroit où étaient également plantés les pommiers, poiriers, les vergers, les pépinières et le château que l'on retrouve en 1702 sur un très beau document iconographique.
Le plus ancien propriétaite terrien du Fay fut Jehan Houel puis Pierre Houel qui fit édifier le manoir entre 1613 et 1617.
« Jehan Houel tient une pièce de terre en masure assise au bourg d’Yvetot contenant une acre demye vergée ou envyron édifiée de maisons, close et plantée […] Idem je tiens par droiture de fief la propriété franchise de coullombier à pied une pièce dessus la terre de la dite principauté d’Yvetot[…] Idem Je tiens une autre pièce en closage contenant trois acres trois vergées assise au dite Yvetot[…] Item une autre pièce de terre contenant sept acres […] Idem Tient une autre pièce de terre contenant trois vengées ou envyron partye d’un closage […] Idem Une autre pièce de terre contenant ½ acre ou environ assise au dit Yvetot près les monts […], un espynne dessus plantée[…] D.B. la sente ou chemyn tendant du dit Yvetot a Calvare […] -Idem Je tiens une pièce de terre contenant neuf acres, partie en cinq pièces qui sont partie du fief Lhuilllier – La première pièce en masure contenant 1 acre ou envyron assise au dit Yvetot, bournée D.C. ladite Grand rue d’avant la ville D.C. et D.R. en pointe la sente tendant à la sente des foryères […] La seconde pièce contient trois vergées ou environ partye en closage […] – La troisième contenant deux acres ou envyron […] – La quatrième pièce contenant quatorze acres ou envyron […]- La cinquième et la dernière pièce contient deux acres […] Le chemin qui mayne d’Yvetot à la justice […] Idem. Je tiens une autre pièce de terre contenant trois acres ou envyron assise au dit Yvetot[…]Idem Je tiens vingt-deux acres trois vengées ou environ en deux pièces […] Idem. Une autre pièce de terre contenant une acre envyron aussy close et plantée comme elle est, assise au D. Yvetot, bournée […] le grand chemin tendant du dit bourg au manoir du chemyn […] et ladite pièce partye d’un clos à pommiers du dit Houel. Une mare séante au-dedans. »
Pendant ce temps Pierre Houel seigneur de Vallaville tenait un fief à Sainte Marie des Champs au hameau de la mare du Tot autrement nommé Val du Tot puis Vaudetot.
Il hérita de terres de Jehan Houel puis érigea le beau manoir de plaisance sur les terres du Petit Fay actuelles sachant que le Grand Fay était réparti sur Sainte Marie des Champs et sur Baons le Comte.
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Quelques autres repères chronologiquement
Au 11e siècle
Jean 1er d’Houdetot et Colard, son frère, de 1096 partent avec Robert, duc de Normandie en Terre-Sainte du temps des Croisades. Ils reviennent en 1099. G.David-Marescot estime à ce titre que c’est à partir de cette époque que les premiers vergers sont créés en pays de Caux.
Au 15e siècle[1]
« Dès le Moyen âge, la Normandie devient le principal verger de France et contribue au développement du cidre au détriment de la cervoise (bière). Ce sont notamment les religieux, qui au sein des abbayes normandes, préservent les espèces héritées de l’Antiquité (d’où le nom de la variété Bénédictin surnommée aussi Reinette Normande). Il faudra attendre le XVe siècle pour connaître un réel développement du pommier à cidre dans le pays de Caux.
La boisson (cidre léger obtenu au deuxième pressage après détrempe du marc) était devenue un substrat de l’eau de mare souvent impropre à la consommation. »
G. David-Marescot[2] reprenant des informations dans Liste des fiefs de Beaucousin mentionne que le fief du Verger était déjà situé - le 3 février 1428 - sur la paroisse de Saint-Clair-sur-les-Monts. ( Aujourd’hui, une des masures – clos-masure – de l’ancien fief du Verger se trouve désormais sur la commune d’Yvetot, à côté du C.D.I.S qu’on peut observer de la rocade, sur sa droite juste avant le rond-point du C.D.I.S. venant d’Auzebosc.
Au 16e siècle
Beaucousin dans son registre des fiefs et arrières fiefs du baillage de Caux[3] qu’il a publié cite : « En la paroisse de Sainte-Marie-des-Champs et de Saint-Clair-sur-Les-Monts, il y a un quart de fief nommé le Verger, appartenant à Marc de Houdetot, tenu du Roy nostre sire ». Cette terre possédée par la famille Houdetot aurait été obtenue par un don royal comme le mentionne G.David-Marescot.[4] Ce fief fut constitué d’un manoir sur lequel fut construit l’actuel château de Marseille, comme l’atteste Beaucousin qui dans le terrier de 1566 précise qu’il possède bois taillis, collombier à pied…
Au 17e siècle
Grâce notamment à Robert Tougard nous savons qu’Yvetot a une longue tradition de vente en gros et en détail de consommations en boissons et liqueurs qu’il situe vers les années 1657.[5]
Au 18e siècle, le siècle des Lumières annonce une période de profonde mutation dans tous les secteurs dont l’agriculture. Les pépiniéristes yvetotais ont travaillé sur les souches de variétés de pomme à cidre de ce siècle.
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Après la révolution dans le calendrier républicain a été fixée la journée de la pomme le 22 octobre (Hauchecorne)
Le 19e siècle fut une période exaltante de développement de l’horticulture en France, en pays de Caux. Pour éviter toute confusion c’est à cette époque que fut créé le Congrès Pomologique de France (1856) : fixer le nom des fruits contrairement à une autre activité fruitière : la culture fruitière.
On doit à Trudaine et Turgot d’avoir su impulser une dynamique dans l’agronomie, c’est eux qui fondent la première société d’Agriculture dans la généralité de Paris en 1761. Puis viendra la 1ere société d’Horticulture de Paris en 1827, Nantes et Lille -1828, Rouen -1836, Le Havre -1853, Yvetot -1863. Ces sociétés ont contribué à la formation des métiers de l’horticulture, organisées soit par des notables amateurs ou des jardiniers pépiniéristes et autres techniciens de l’horticulture.
[1] In : Patrick Lebourgeois, Le pays de Caux, vie et patrimoine, 3e édition augmentée, le cidre, Editions des falaises, Rouen, 2015, p.44.
[2] G.David-Marescot, De César à Henri IV au pays des Calètes (Pays de Caux), brochure, Décembre 1955, p.86.
[3] Registre des fiefs et arrière-fiefs du bailliage de Caux en 1503, Auguste Beaucousin
Société de l'Histoire de Normandie, 1891 - 326 pages, Rouen, A.Lestringant.
[4] G.David-Marescot, De César à Henri IV au pays des Calètes (Pays de Caux), brochure, Décembre 1955.
[5] In : Bulletin de liaison du « Cercle d’Etudes du Patrimoine Cauchois », Robert Tougard, la Gazette du patrimoine cauchois, n° 3– 2ème Semestre 1994, p.8.
Cela fait donc longtemps que des pommiers figurent dans ce lieu qui date du début du 17e siècle puique Pierre Houel ayant hérité a décidé d'y construire ce que l'on appelle une belle demeure non pas seigneuriale mais un manoir avec son activité agricole.
Une fois construit d'autres bâtiments suivirent comme le témoigne le plan seigneurial de Baons le Comte (1780) sur lequel figure l'ensemble du site du manoir. A cette époque il n'y avait qu'une seule mare et une partie de la cour était plantée. Plus tard lorsque l'activité agricole s'est encore développée au temps où les vaches ont remplacé les moutons, une seconde mare accessible au bétail fut aménagée à l'opposé du domaine. et quasiment tout l'actuel parc fut planté (pommiers et poiriers).
L'activité fruitière s'est davantage développée entre 1850 à aujourd'hui avec le renouveau du verger en l'an 2000 sous l'impulsion du maire Philippe Décultot qui voyant le déclin de la cour plantée a opté pour créer un verger conservatoire avec l'aide de la socité de pomologie de Haute Normandie. Ce suivi s'opéra jusqu'en 2007. Depuis ce verger conservatoire est redevenu une cour plantée ordinaire avec la problématique d'arbres qui devaient être identifié mais qui l'ont pas été depuis 2007.
Les doublons se sont rtetrouvés sur les espaces verts de la Société autoroutière.
Aujourd'hui il faudrait les indentifier avec la recheche génétique ADN, ce qui permettrait de connaître l'autre motié des variétés de pommes non identifiée et cataloguées "inconnues".
Voici le plan de l'Atlas Trudaine entre 1745 et 1764 où figure l'extrémité du verger du manoir du Fay. (source BNF, Paris)
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Pour situer ce verger : il figure sous le nom "Marie". A cette époque le manoir du Fay faisait partie de la paroisse de Sainte Marie des Champs. En haut se situe l'ancien mail d'Yvetot long de 900 m comme la quadruple allée plantée du Boscol sur Héricourt.
La seconde artère moins importante est la voie de l'actuelle rue des Chouquettes qui par extension rattrape le chemin allant à Doudeville et celle qui longerait le petit bois en trapèze serait l'actuelle rue de la gare où figure l'acuel verger du Lycée Jean 23. Le triangle planté avec sa masure situe l'actuelle voie de la rue des Champs au niveau de l'actuel Château d'Eau.
Yvetot en debhors des pariries et labours n'était qu'un assmblage de masures cauchoises que l'on nomme aujourdhui clos-masures.
Je préfère l'original à la copie ce qui m'amène à les nommer masures cauchoises qui au 19e siècle se nommaient à partir de 1866 cour-masure par les notaires et clos-masure en 1968 par les architectes.
Masure au Moyen-âge se nommait "manse" qui est un mot alors que Clos-masure est une locaution qui ne figure dans aucun dictionnaire. Mon analyse me fait dire que ce fut la faiblesse du dossier d'inscription des clos-masures au Patrimoine de l'Unesco cat cette locution ne figure pas au dictionnaire de la langue française.
En 1780 voilà le premier plan où figure intégralement le manoir et ses terres, celui de la Seigneurie de Baons le Comte.
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(Extrait du plan de la ,Seigneurie de Baons le Comte - source A.D.S.M 76)
En 1780 on peut compter six bâtiments et la maison du fermier dans l'enceinte de la masure cauchoise où se situe le manoir et son jardin-clos. le petit bâtiment au centre de la cour n'existait pas encore.
on voit le colombier cauchois rond près de la mare. deux allées plantées figure l'actuel parking.
En 1832 la carte dite Etat-Major indique le manoir du Fay avec ses vergers autour dont celui de la cour plantée.
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(source IGN REMONTER LE TEMPS OU GEOPORTAIL)
L'orientation est un peu différente mais on aperçoit très bien au centre de l'iamge le manoir du Fay entrouré de ses pommiers et poiriers. on discerne bien le jardin clos et les bâtiments disposés près des talus-fossés. On aperçoit pas très précisément la mare qui est encore existante de nos jours. La secone n'y figure pas encore.
La partie ouest en trapèze n'était pas à cette époque dédiée au verger mais très vraisemblablement au paturage.
On visualise la nouvelle limite de la nouvelle commune de Sainte Marie des Champs avec la commune d'Yvetot (points alignés marrons rouge ; nouvelle limite communale)
Plus tard il faut attendre les vues aériennes de 1947 pour découvrir la situation du manoir du Fay après-guerre où figure l'impact d'un des bombes tombées sur Yvetot et comme en témoigne Bernard Maignan qui a été témoin de cet evenement effroyable : la première bombe tomba dans la cour plantée ud manoir du Fay.
Extrait de l'entretien audio conduit par Pascal Levaillant avec M. Bernard Maignan, né en 1929. Etabli et retranscris le 7 septembre 2019
"Alors on va essayer de retrouver le trou d'obus.
Il n'était pas, au pied d'un pommier, sur la droite du côté des frênes. Tous ceux qui ont un tronc important ce sont des anciens pommiers. Les autres ce sont des jeunes. Là on voit encore un peu la forme de l'impact, il faut le savoir mais c'était là, c'est un peu en creux : c'est à cet endroit-là. Ça se comble petit à petit. C’est le vendredi 7 juin 1940 vers 6h00, c'est la première bombe sur Yvetot à cet emplacement-là. Le pommier qui n'est pas celui-ci n'avait plus d'écorce, plus aucune feuille. Vous voyez celui-là a été remplacé.
Ce n'était pas loin du bâtiment !
La deuxième bombe est tombée chez monsieur Leblond là-bas vers la ville, un peu plus loin. Après elles tombaient sur Yvetot.
Bernard Maignan 2019
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(Source IGN REMONTER LE TEMPS)
En rouge l'emplacement de l'ancien colombier ; en bleu l'impact de la première bombe tombée sur Yvetot.
En 1947, le verger occupe plus de 3/4 de la cour. En bas à droite à l'angle de deux rues on aperçoit la mare qui servait au bétail. On ne voit pas le petit bâtiment ajouté bien après.
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(Source IGN REMONTER LE TEMPS)
En 1963, on perçoit mieux deux anciens bâtiments qui ont du être cédés au voisin fermier (Leblond) lors d'un redécoupage. C'est sur les terres de M. Leblond qu'est tombée la deuxième bombe en 1941 d'après la mémoire de Bernard Maignan qui est décédé au tout début de cette année 2026.
En 1963 il semble rester quatre bâtiments anciens dont l'ancienne maison du fermier exploitant. On aperçoit un nouveau petit bâtiment non loin de l'aire de jeux actuelle.
Quelques années plus tard... toujours une vue tournée vers Yvetot Centre
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(Source IGN REMONTER LE TEMPS)
En 1976, le verger de la cour plantée est toujours très fourni et c'est à cette époque que Bernard Maignan ramassait 1000 et une rasières qui vendait à des cidriers. ce ne sont que des hautes tiges.
Extrait de l'interview de M. Maignan en 2019 :
"Moi-même en 1976, Jen ai ramassé mille et une rasières, à deux avec mon épouse, à quatre pattes, sur les genoux.
Il fallait dix litres de boisson pour avoir un litre et demi de cidre. La boisson faisait 0,5 degré."
On voit le jeune cerisier dans le jardin clos. On voit aussi très bien le manège à l'arrière de la grange. on voit très bien les dépendances du manoir de chaque côté dont la charreterie.
En 1994 la cour plantée a perdu beaucoup de pommiers
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(Source IGN REMONTER LE TEMPS)
Premier bilan avant que M. Décultot fasse replanter en 2000 des pommiers en hommage aux premières naissance du 3e millénaire.
Cour du manoir du Fay
En 1764, aucune information précise sinon un aperçu grâce à l'Atlas Trudaine où on voit le bout du verger.
En 1866 210 arbres fruitiers (estimation selon le plan ) au verger du clos-masure du manoir du Fay selon la délimitation actuelle du domaine communal, en comparaison
En 1947 305 arbres fruitiers au verger du clos-masure du manoir du Fay selon la délimitation actuelle du domaine communal
En 1961 391 arbres fruitiers au verger du clos-masure du manoir du Fay selon la délimitation actuelle du domaine communal
En 1976
Aux alentours du mitan des années 70, M. Maignan et son épouse ramassait les pommes pour les vendre, ils en ramassaient 1000 et une rasière de pommes du verger de la cour plantée.
En 1985 243 arbres fruitiers au verger du clos-masure du manoir du Fay selon la délimitation actuelle du domaine communal
en 1999 101 arbres fruitiers au verger du clos-masure du manoir du Fay selon la délimitation actuelle du domaine communal
En 2002
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(Source GEOPORTAIL)
En 2003, on voit un nouveau bâtiment, c'est l'ancien b^^atiment démonté de l'entreprise Vatine qu'on a nommé à tort l'ancienne malle-poste. Par un coup de vent, elle est tombée à terre : dommage !
On voit le jardin clos dessiné par l'association A.N.E.T.H qiui depuis les années 1994 ont entretenu ce jardin biologique. L'nacinne maison qu'occupait Bernard Maignan est toujours debout à l'emplaclement actuel des toilettes publiques.
on aperçoit le traçage des parcelles à vendre pour le nouveau lotissement lancé sous le mandat de Philippe Décultot.
Faut-il rappeler que du vivant de Pierre Bobée, ce quartier est resté "vert" : "le poumon vert d'Yvetot" comme il l'avait voulu et déclaré au moment de l'achat des terrains et du manoir du Fay en 1989.
En 2012 212 arbres fruitiers au verger du clos-masure du manoir du Fay selon la délimitation actuelle du domaine communal.
En 2015
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(Source IGN REMONTER LE TEMPS)
En 2018, 244 arbres fruitiers au verger du clos-masure du manoir du Fay selon la délimitation actuelle du domaine communal planté de pommiers à cidre, de pommiers à couteau et de poiriers.
Depuis de nouveaux alignements enricissent la cour plantée mais le public visitant le parc ne connait toujours pas les avriétés en présence du fait qu'aucun étiquetage ne les nomme et cela depuis 2000.
Les plus anciens sont la plupart d'origine inconnue mais il suffirait aujourd'hui que la ville ou la com com fasse analyser les feuilles des arbres pour leur attribuer via l'ADN une origine et une parenté.
Et les mares...
Vous connaissez autour de vous des noms de lieux, hameaux quartiers, rues et villages, bourgs qui sonnent ainsi : La Grand Mare, Roumare, Marebridel, Croixmare, Alvimare, Pretot-Vicquemare, la mare de l’orme, Mélamare, Etennemare,
Sur le secteur d’Yvetot de Loumare à Valliquerville 81 mares ont été recensées parl'Atlas Trudaine de 1745 à 1764
A propos de l'apparition des masures et des cours, Michel Lerond apporte des éclairages sur les raisons qui les ont constituées d’autant plus intéressantes qu’au 13e siècle in ne parle pas encore du pommier en son sein :
« Il serait difficile et imprudent d’être affirmatif sur la genèse des cours et de la situer précisément dans le temps. […] Sans doute cette structure paysagère s’est-elle mise en place très progressivement, un élément fondamental étant sa dispersion. Celle-ci est due à la facilité de retenir une réserve d’eau, la mare, sur le sol argileux ; cette réserve étant indispensable du fait de la rareté des rivières.
La mare et l’hydrographie.
"Des pluies dites de relief au pays de Caux varient d’un endroit à l’autre selon les inclinaisons du plateau vers la Seine et vers le Vexin. Paradoxalement les eaux sont peu retenues du fait que le sous-sol est calcaire. Néanmoins les cauchois - « les pucheux » - ont canalisé les eaux de pluie pour remplir des puits, des citernes et des mares sur les argiles leur permettant non pas de la consommer mais de la conserver pour divers usages (bétails, eau pour le cidre, incendie…). C’est bien après la seconde guerre mondiale que l’eau est arrivée dans les ménages au pays de Caux." [Couvret 1954]
"Paradoxalement, soumis aux pluies abondantes le pays de Caux est pauvre en eau (et surtout potable). « La Seine-Inférieure, pays à sous-sol calcaire, est, dans son ensemble, pauvre en eau. Celle-ci gît, dans le Pays de Caux, à des profondeurs de 60, 80, 100 mètres et plus. Beaucoup de communes n’avaient jusqu’ici d’autres ressources que des puits non permanents ou contaminés, des citernes ou des mares. […] déjà, bien avant la guerre 1939-1945, des efforts avaient été entrepris en vue d’organiser dans les campagnes des distributions d’eau ; de grands forages avaient été tentés. Malgré tout, en 1946, l’on ne comptait encore que cent seize communes rurales alimentées. » [Couvret, 1954]
L'eau se dépose et forme des mares très évasées et peu profondes. En raison même de l'étendue de leur surface l'évaporation y est active et, aux époques de forte chaleur, ces mares sont souvent à sec.
Pour recueillir et conserver les eaux de pluie, les habitants du plateau ont creusé des citernes. Quant à creuser des puits on n'y pouvait songer ; les nappes d'eau souterraines intarissables se trouvant en moyenne à 100 mètres de profondeur.
En résumé, au point de vue hydrographique, le Pays de Caux est divisé en deux régions bien distinctes le plateau avec, çà et là, quelques mares d'eau stagnante, souvent à sec en été les vallées arrosées par d'abondantes rivières qui tarissent très rarement.
La pluie, l’eau de pluie est nécessaire à retenir mais elle reste impropre dans la mare. Seule les sources au pied du plateau coté Seine ou côté Manche sont des compléments à l’usage de l’humain.
La population rurale n'est pas agglomérée dans de grands villages mais répartie dans une infinité de hameaux et lieux dits, réunis à trois, quatre, cinq ou même plus pour former une commune. Sur 14 chefs-lieux de canton à la surface du plateau, Yvetot et Doudeville sont seules des communes urbaines.
Sur ce plateau en grande partie imperméable, chaque ferme possède sa mare ou sa citerne qui lui fournit l'eau indispensable et, en cas de sécheresse, on va « pucher » aux rivières.
La Mare était cruciale au pays de Caux, à plus d'un titre.
« Le pressoir était installé dans la cour d’une petite ferme proche, sous un appentis, à quinze pas de la mare. […] Il y fallait de l’eau de mare, la pluie même du ciel tombée sur l’herbe et se faufilant, clairette, par toutes les rigoles des chemins pour se décanter à l’ombre des arbres dans sa large cuve d’argile. » [Le Povremoyne, 1954]
En 2008, Virginie Maury, Architecte-paysagiste au Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement de la Seine-Maritime, nous alerte sur l'avenir des fossés cauchois :
"depuis la seconde moitié du XXe siècle, le paysage local évolue. Les clos-masures se transforment profondément sous l'influence de facteurs agricoles, urbains et économiques. Les pommiers sont arrachés, les bâtiments abandonnés, les mares rebouchées, les arbres abattus et les talus arasés."
Les manses, devenues masures, en 1000 ans ont prospéré pour organiser la vie et l'agriculture dans un mode précurseur de développement durable comme l'a écrit bien plus tard Bouillon, Frémond, Sion, Vigarié et bien d'autres définissant la masure cauchoise comme structure exemplaire ce qu'à écrit Jean-Robert Pitte en 1983 dans son ouvrage "Histoire du paysage français" chez Tallandier :
Extrait :
« André Vigarié - dans ses études sur la masure cauchoise. On sait qu'elle représente le plus beau type de maison à cour ouverte, c'est à dire constituée de bâtiments dispersés au sein d'une pâture complantée de pommiers et close d'un fossé doublé d'un talus planté de hêtres. [...] La structure dissociée la rend bien adaptée à l'économie rurale variée Pays de Caux : céréaliculture, élevage bovin et porcin, pommiers à cidre. […] ce type de maison se rencontre tout au long des littoraux qui vont des Pays Baltes et du Jutland à la Normandie et au Devonshire […] cette aire d’extension est celle de la civilisation noroise des 10e et 11e siècles. » [Vigarié, 1969, Pitte, 1983]
André Vigarié en 1969, au moment où la locution clos-masure est apparue en 1970, a remis la masure cauchoise au "centre du pays de Caux".
Cette histoire de la mare explore donc l'histoire et l'évolution du paysage rural du pays de Caux, en Normandie, dont la mare du pays de Caux élément emblématique du territoire. De nombreux noms de lieux et hameaux témoignent de l'importance des mares dans la toponymie locale (ex : La Grand Mare, Roumare, Croixmare, etc.).
1. Hydrographie et rôle des mares
Le pays de Caux, bien que soumis à des pluies abondantes, est paradoxalement pauvre en eau potable à cause de son sous-sol calcaire. Les nappes phréatiques sont profondes (60 à 100 mètres), rendant difficile l'accès à l'eau. Pour pallier ce manque, les habitants ont creusé des mares sur les sols argileux, permettant de retenir l'eau de pluie pour divers usages (bétail, cidre, lutte contre les incendies). Ces mares, peu profondes et larges, s'assèchent souvent en été à cause de l'évaporation.
2. Organisation du territoire et habitat
La population rurale du pays de Caux est dispersée en une multitude de hameaux et lieux-dits, chaque ferme possédant généralement sa propre mare ou citerne (au 19e siècle). Les villages urbains sont rares (Yvetot et Doudeville). Cette dispersion est liée à la nécessité de disposer d'une réserve d'eau à proximité de chaque exploitation.
3. Histoire et patrimoine d'Yvetot
L'Atlas Trudaine (1745-1764) recense 81 mares dans le secteur d'Yvetot, soulignant leur importance historique.
4. Usages et vie quotidienne
Les mares étaient essentielles à la vie rurale : elles servaient à abreuver le bétail, à fournir l'eau nécessaire au pressoir pour le cidre, et à lutter contre les incendies. L'eau de mare, bien que non potable, était précieuse pour de nombreux usages agricoles et domestiques.
5. Évolution récente et menaces
Depuis la seconde moitié du XXe siècle, le paysage cauchois évolue sous l'effet de l'agriculture intensive, de l'urbanisation et des changements économiques. Les clos-masures (fermes traditionnelles entourées de talus, mares et vergers) disparaissent progressivement : les pommiers sont arrachés, les bâtiments abandonnés, les mares rebouchées, les arbres abattus et les talus arasés. Cette transformation met en péril le patrimoine paysager et écologique du pays de Caux.
En résumé ces éléments mettent en lumière l'importance historique, sociale et écologique des mares dans le pays de Caux, en particulier autour d'Yvetot. Il souligne la richesse du patrimoine rural, les adaptations des habitants face à la rareté de l'eau, et les menaces actuelles pesant sur ce paysage traditionnel.
Les pommiers du manoir du Fay en images
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La seconde mare interdite à l'accès PL ©
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La mare principale PL ©
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Le manoir en 1990 avec un pommier
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Le manoir au cours du 20e siècle
Au 20e siècle
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En 2007 - PL © 2007
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En 2011 - PL © 2011
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Quand l'art s'invitait au Manoir avec Denis Pottier - Art et pommiers
en 2012
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PL © 2012
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DBM © 2012
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DBM © 2012
La mare en 2014
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PL © 2014
Le manoir et la cour plantée en 2016
Le manoir a perdu ses lucarnes d'origine : dommage !
En 2018 - PL © 2018
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En 2019 - PL © 2019
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Deux poiriers de coq centenaires ont été abattus récemment
En 2021 - PL © 2012
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Vue sur la cour plantée vue de la citerne
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La cour plantée en 2021
Dans le reflet d'une des fenêtres
Les peupliers ont été coupés et déracinés
Printemps 2021
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PL © 2019
A l'endroit où est Bernard Maignan où est tombée la première bombe
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PARIS NORMANDIE © 2022
François et moi-même dégustont une poire de coq au jus avec un verre de cidre cauchois dans le jardin clos du manoir du Fay
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En 2021 et 2022 - PL © 2021 et 2022
Yvetot - et alentour- capitale au 19e siècle du renouveau des pommes à cidres et à deux fins
Variétés Legrand Yvetot
- 1- Pomme Ambrette - Legrand - Yvetot – 1869 (B.F.) 1873
- 2- Pomme Argile rouge – Legrand – Yvetot
- 3- Pomme Argile Nouvelle - Legrand – 1870 Yvetot
- 4- Pomme Bedan des parts – Legrand – Yvetot (B.F.) 1872
- 5- Pomme Belle cauchoise – Legrand – Yvetot 1865 (B.F.) 1868
- 6- Pomme Binet-Gris/Grise – Legrand – Yvetot 1868(B.F.) 1868-1870 (power) pnm BARENTON
- 7- Pomme Bramtot – Legrand – Yvetot – 1866-1872/1872 (B.F.) JP LAMBARD PISSY POVILLE
- 8- Pomme Michelin – semis Legrand – Yvetot Thertouldeville bremontier et PNM carrouges
- 9-Pomme Peau de vache nouvelle Legrand 1873
- 10- Pomme Marabot – Legrand – Yvetot 1868 (B.F.)
- 11- Pomme-Ridel – Legrand – Yvetot 1870
- 12-Pomme Rosine – Legrand 1873
- 13- Pomme Rossignol Legrand 1880-1881
- 14- Pomme Boutteville (De) Legrand
- 15- Pomme Hauchecorne Legrand 1870 (B.F.) JP LAMBARD PISSY POVILLE
16- Bonne amère ?
- 17- Hative Legrand 1872 ! power, (B.F.)
- 18- Le Voyageur Legrand 1870 power
- 19- Président des Héberts Legrand
- 20- Marie Legrand, Legrand yvetot
- 21- Julien Le Paulmier Legrand Yvetot 1869 (B.F.)
Rosine, variété nouvelle, semis de M. Legrand d’Yvetot, 1873, in : le cidre Boutteville-Hauchecorne 1864-1872, p.191 et in : Atlas Truelle, p.73. ; Rosine (Power), Origine, habitat : dont Seine-Inférieure, affinités de la Variété : groupe des Fréquins doux, in Lecoeur 1914 ;
Rossignol, obtenue par semis de M. Legrand, plantée en verger vers 1880 et 1881, in : Atlas Truelle, p.39. et Culture du pommier, meilleures variétés, Power 1893, p.3. ; Rossignol (Power), Origine, habitat : Seine-Inférieure, affinités de la Variété : groupe des Rousses amères, in Lecoeur 1914 ;
Pomme-Bramtot, fruit nouveau, semis de M. Legrand, pépinièriste, Yvetot, 1866, dédiée pat l’obtenteur à M. Bramtot, propriétaire manufacturier à Yvetot, in : le cidre Boutteville-Hauchecorne 1864-1872, p.213.
Pomme-Marabot, variété nouvelle obtenue de semis de M. Legrand, pépinièriste à Yvetot, 1868, dédiée par l’obtenteur au trésorier du Congrès, in : le cidre Boutteville-Hauchecorne 1864-1872, p.223.
Pomme-Ridel, semis de M. Legrand, pépinièriste, Yvetot, 1870, in : le cidre Boutteville-Hauchecorne 1864-1872, p.195.
Michelin, obtenue par M. Legrand, pépiniériste à Yvetot, in : Atlas Truelle, p.64-65. ; Boré et Fleckinger ; Michelin (Power), origine, habitat : Seine-Inférieure, porte le nom d’un distingué membre de l’Association pomologique, affinités de la Variété : appartient au groupe des Bouteilles, in Lecoeur 1914 (cette variété ressemble beaucoup à la Petite Bouteille dont elle diffère surtotu par le cercle bistré autour de l’œil qui manque à cette dernière ; Michelin (la Lozière), in : ADM BREMONTIER MERVAL
Hauchecorne, Origine, habitat : Seine-Inférieure, affinités de la Variété : les plates avec les Bédans, les obconiques avec les Bisquets in Lecoeur 1914.
Affiliée à Legrand, pépiniériste à Yvetot (Truelle ou le cidre d’Hauchecorne)
Marabot, obtenue de semis par M. Legrand, pépiniériste à Yvetot (76) vers 1868, Boré Fleckinger ; Marabot (Power), Origine, habitat : variété obtenue de semis par M. Legrand, pépiniériste à Yvetot (1868), affinités de la Variété : appartient au groupe du Bédan in Lecoeur 1914 ;
Marie-Legrand, in : ADM BREMONTIER MERVAL
Boutteville, semis de M. Legrand, pépiniériste, in : Atlas Truelle, p.17. ; affinités de la Variété : variété intermédiaire entre les Bedans et la Bisquet, In : Lecoeur 1914.
Binet-Gris, semis de M. Legrand, pépiniériste d’Yvetot, vers 1870, (1868 pour Boré Fleckinger) in : le cidre Boutteville-Hauchecorne 1864-1872, p.185.
Bramtot, obtenue de semis par M. Legrand, Yvetot, très répandue chez les propriétaires qui tiennent de bonnes variétés, in : Atlas Truelle, p.19. et in : traité de la culture du pommier et de la fabrication du cidre, par G.Power, Paris, 1893, p.17. ; Boré et Fleckinger (Legrand 1872) ; Bramtot (Power), Originaire de la Seine-Inférieure, (Pays de Caux) propagée un peu partout, affinités de la Variété : se rapproche beaucoup de la Martin Fessart et de la Bisquet, in Lecoeur 2014.
Ambrette, obtenue de semis en 1873 ou (1869, Boré à Fleckinger) par M. Legrand, pépinièriste à Yvetot, in : le cidre Boutteville-Hauchecorne 1864-1872, p.225. ; selon Lecoeur Ambrette (Power) affinité avec la Bisquet et la Bramtôt selon Lecoeur, 1914
Argile-Nouvelle, variété nouvelle, semis de M. Legrand, pépiniériste d’Yvetot, vers 1870, in : le cidre Boutteville-Hauchecorne 1864-1872, p.177.
Bedan-des-Parts, variété nouvelle, semis de M. Legrand, pépiniériste d’Yvetot, vers 1872 et vers 1869 (Boré et Fleckinger), in : le cidre Boutteville-Hauchecorne 1864-1872, p.201. ; Bedan des parcs (Power) origine habitat, répandue un peu partout (Seine-Inférieure) affinités : ressemble un peu au Bedan ordinaire in Lecoeur, 1914.
Belle-Cauchoise, variété nouvelle, semis de M. Legrand, pépiniériste d’Yvetot, vers 1863-1868 (1865, Boré et Fleckinger), in : le cidre Boutteville-Hauchecorne 1864-1872, p.211. et Culture du pommier, meilleures variétés, Power 1893, p.9. ; La Belle Cauchoise Origine habitat : régionale : Seine-Inférieure, affinités de la Variété : se rapproche beaucoup du Binet rouge in : Lecoeur 1914.
Hâtive Legrand, origine inconnue (Legrand d’Yvetot ?) Boré Fleckinger
Jouveaux, origine inconnue, Boré Fleckinger
Vagnon Legrand[1]
Pomme Martin-Fessard Martin Fessard Ste Marie Des Champs 1835 (H et DB ) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k503861r/f208.item
Pomme Frequin Audievre 1860 Audièvre Yvetot (B.F.)
Pomme Précoce David David St Clair (B.F.)
Railé Varin Varin Yvetot (B.F.)
BONNE-AMÈRE. – M. Varin, propriétaire à Yvetot 1870.(H. DB.) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k503861r/f224.item
Dieppois Yvetot[4]
Reine des Hatives Dieppois Yvetot 1872 (B.F.)
Pomme Grise Dieppois Dieppois Yvetot 1875 (B.F.)
Et
Pomme Amère-Petit-Bray (ou Martin Fessart)
Pomme Binet-rouge Carrouges
Pomme Binet-blanc Carrouges
Pomme Fréquin
Pomme Grise-Dieppois
Muscadet
Jaunet Pointu en 1871 (H et DB 1875) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k503861r/f178.item
[1] In : Bulletin de l'Association pomologique de l'Ouest, Association française pomologique pour l'étude des fruits de pressoir et l'industrie du cidre. Éditeur : L. Caillot (Rennes), 1925, p90à 104. In : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5572841f/f92. ; Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32720424c
[2] Les plantes alimentaires chez tous les peuples et à travers les âges : histoire, utilisation, culture. Les plantes à boissons / par D. Bois, 1937.
Auteur : Bois, Désiré (1856-1946)https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63827858/f144.item.r=Yvetot
[3] https://books.google.fr/books?id=5xaJHx1OTGoC&pg=PA527&lpg=PA527&dq=Liste+des+meilleures+vari%C3%A9t%C3%A9s+de+Pommiers+%C3%A0+cidre,+du+breuil&source=bl&ots=_5wx1NVjLT&sig=ACfU3U3Y32-baFhU2G9YSZAmc-H3K2wxUQ&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwi0v7ihgKWBAxVgVqQEHb8fArw4ChDoAXoECAIQAw#v=onepage&q=Yvetot&f=false
[4] Les plantes alimentaires chez tous les peuples et à travers les âges : histoire, utilisation, culture. Les plantes à boissons / par D. Bois,... Bois, Désiré (1856-1946). in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63827858/f144.item p. 130.
Reportage du 29 août 2026 par Gilbert Michel
avec son aimable autorisation
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Vidéo à retrouver sur son site - Rencontres photographiques -